‹ L'Italie confortable manuel du touristeChapitre 61 sur 125 · TORRE DEL GRECO · texte numérisé non relu

TORRE DEL GRECO

Bon vin.

Macaroni renommé.

eAK.ERl«E.

L'excellence de l'air, des vivres et de l'eau, fait préférer Salerne à Naples par certains voyageurs opulents qui s'y sont établis.

De Salerne à Amalfi il y a deux heures par mer. Une barque à quatre rameurs , 3 piastres.

Auberge. — Le Soleil, excellente et discrète pour le prix.

168 PW.STUM. — SORREN'TE.

Célèbre foire de chevaux au mois de septembre'.

Le drap de la manufacture encouragée patriotiquement par une société napolitaine , est de bonne qualité et comparable à celui de France , mais il revient aussi cher.

POESTim»

On couche à Eboli, où l'auberge, établie dans un ancien couvent . est devenue très passable. De là on part pour Pœstum , et l'on revient coucher à Salerne.

Le prix pour un carrosse à trois chevaux est par jour 5 ducats, sans la bonne-main. Si l'on reste moins long-temps à Pœstum , et si l'on couche seulement à Salerne, le premier jour, la voilure ne coûte que 15 francs.

Séjour délicieux et salutaire aux convalescents , surtout le Piano. Bien différent de la côte insalubre et désolée de Baies, le rivage de Sorrente n'a rien perdu de son charme

' V. ci-dessus, p. IGO.

SOURENTE. 169

antiqiu' ([iii lui avait valu d'Ilorarc l'épitliète d'tWKffnnn. vi il reçoit encore aujourd'hui des grands de non moins haute volée que ceux de l'épître du poète romain.

C(ymcs/iùlrs. — Le veau de Sorrente est célèbre en Italie. Il se vend à peu près 24 prains le rotolo qui vaut deux livres ; le bœuf et le pore, exquis, coûtent 20 et 16 crains. L(; veau et le chevreau ont été vantés par Boccace dans sa curieuse lettre au Prieur des Saints-Apôtres de Florence.

Le poisson ne revient que d'un à 6 carlins le rotolo ; et les fruits de 2 <à 4 grains. L'excellent lait, fameux dès l'antiquité, et qui avait valu au mont Sant-Angelo son surnom de Lactarius, coûte de 3 à 4 grains la mesure.

Bec-figues excellents.

Figues j oranges; miel exquis.

Vins. — Le vin du crû ordinaire est à 3 grains la bouteille, et l'agréable vin blanc de Conti, à 2 ducats le baril. Ce vin excellent ne doit guère ressembler au Sorrente antique , petit vin que le gourmet professeur Catius, ridiculisé par Horace , recommandait de mêler avec la lie du Falerne , afin de lui donner plus de corps ; Tibère qui parait avoir été

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