PEROUSE
réputation de férocité d«'s habitants , heureusement tort adoucie. On sent que c'est là que devait être inventé (dans un couvent de femmes, dit-on) le plus redoutable poison de ritahe, Vacf/uetta, dont la cité menaçait un prélat par trop tracassier :
Monsignor, non tanta fretta, Clie a Perugia c'è l'acquetta,
et que Delille a pu sans invraisemblance y transporter la scène du Sicilien sacriléj?e qui , après trois années d'une feinte conversion, poignarde son ennemi, en lui disant: « Traître , tu m'as fait avaler un boisseau d'hosties. » hes ossi di morto , qui forment aujourd'hui presque la seule industrie de Pérouse, ne se font guère qu'à Noël ; ils s'envoient à Rome pour étrennes aux cardinaux , aux prélats, aux avocats et à tous les protecteurs, grands et petits, dont on réclame la faveur et les services.
Auberges. — La Poste. — Grand hôtel nouveau et très bien tenu au Corso. — La Couronne , fort médiocre , ne vit que sur la renommée de convention que se transmettent jierpétuellement les Itinéraires.