PÉROUSE
quis par l'air et les pâturages. 11 ne coûte que 5 baioques et donne un bouillon parfait. Le porc, toujours renommé, et qui s'expédie à Rome et à Florence, rappelle la race de ces gras sangliers ombriens , vantés par le professeur Catius de la satire gastronomique d'Horace :
« Que le sanglier d'Ombrie, nourri du gland des forêts, fasse plier sous son poijjs la table de celui qui n'aime point une chair insipide. »
Umber et iligna nutritus glande rotundas Curvet cvper lances camem vitantis inertem'.
Ualeatico , vin rouge , égale celui de Florence ; il revient à 16 baïoques le petit fiasque; la vernaccia, autre vin rouge encore bon , ne se vend que 6.
Deux sucreries [do Ici) de Pérouse jouissent d'une grande célébrité, et s'exportent dans les principales villes d'Italie : l'agréable nougat de pignons [pinocclnatr], et surtout les ossi di morto. Cet horrible bonbon , qui a sa moelle , comme les ossements humains , rappelle, par sa forme et son nom, l'ancienne
' Sat. IV, lib. 2.