‹ L'Italie contemporaineChapitre 1 sur 9 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

et les répercussions qu'elles ont pu avoir sur le mouvement de la criminalité du pays ».

Une mission ainsi donnée par une académie scientifique excluait les questions proprement politiques et les questions religieuses. Mais ce que les comptes-rendus en quelque sorte officiels ne pouvaient donner, le livre était libre de l'offrir. Or, il a semblé que Tétude de l'esprit public de l'Italie, c'est-à-dire de la situation que la grande majorité des Italiens entend prendre à l'égard des puissances étrangères, à l'égard des partis ou des sectes et à l'égard de l'Eglise ne pouvait qu'aider grandement à bien comprendre l'état social de la péninsule.

Enfin, l'auteur tenait beaucoup — et il a pu le faire, d'après les mêmes méthodes — à compléter Tétude qui lui avait été demandée pardes enquêtes spéciales sur l'Italie méridionale, dont les conditions d'existence diffèrent tant de celles de la Haute et de la Moyenne Italie. Une telle comparaison achève, semble-t-il, déclairer l'étude de ce qui est imitable par l'étude de ce qui ne l'est pas : elle explique les raisons des succès comme les causes de certains échecs prolongés. La méthode comparative est souvent très délicate à instituer entre deux peuples très différents : entre deux parties d'une même nation, elle devient plus facile, plus probante et d'une plus grande portée pratique.

Le lecteur verra du reste que l'auteur, en

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