‹ L'Italie d'hierChapitre 55 sur 58 · Les Heures lazzarone · texte numérisé non relu

Les Heures lazzarone

Belles heures volantes, aux draperies battues du vent de la mer et nouées d'une main molle.... Belles heures qui bercez la vie de visions d'azur et d'harmonies enchantées.

Heures d'or, heures de soleil, heures de midi, flagellées de clarté, et qui jetez le temps par-dessus votre épaule, sans regarder.

Heures qui guérissez de l'existence réelle, heures d'oubli et d incurie, tombant goutte à goutte sur le cœur, ainsi que la répétition d un humide baiser qui ne finit pas.

Heures, heures d'une seconde, vides et pleines d'un bonheur aile, et ou il n'y a p]us dans votre tête que des apparences de rêves, des nuages d'idées.

Heures chatouillantes, qui flattez, comme de caresses, le dos des lézards et le front des poètes.

Heures, où l'homme se fond dans la mer et le ciel, dans la brise et la vague. Heures, où l'homme, débarrassé de la matière de son être, s évanouit et s'incorpore dans le décor de lumière qui l'enveloppe.

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