XVI PRÉFACE
<( plus malin y serait pris. Et pourtant, moi qui « connais le roi , et qui sais combien il en avait « déjà par-dessus les oreilles de sa petite cou- « ronne piémontaise, si vous saviez comme cela « me fait rire de me figurer Victor -Emmanuel « dévoré d ambition l Non, tout cela n'expliquerait « rien. Il n'y a qu'à admettre qu'il y a des entraî- « nements inévitables, dès antagonismes comme « des affinités voulus par la nature des choses, « et qu'à de certains moments, de grandes ré- « novations s'accomplissent : comment? pour- « quoi ? parce quelles sont dans le cœur, dans « l'esprit de tout le monde, parce que Dieu les y « a mises et parce qu'il les veut. »
Plus tard, M. d'Azeglio s'est séparé du comte de Cavour. Gouverneur de la Lombardie (Voy.
les lettres de janvier à septembre 1860) au moment où s'organisait contre le roi de Naples l'expédition que voilait le maintien des relations diplomatiques , il a refusé des armes à Garibaldi (L. lxix); « ayant une réputation d'honnête homme à conserver, » il a fait, à Milan, « une politique à lui. » Puis, cette politique n'étant pas agréée, « j'ai dit adieu, dit-il, à mes ministres et à mes fidèles Milanais. » Qu'on ne lui