PRÉFACE. XIX
« me donnent ici pour un adversaire de l'unité; « on va trop loin. Mon opinion est simplement « que les moyens par lesquels on a obtenu « l'union matérielle ont nui à l'union des vo- « lontés. » (L. cxxiv.) Et il accepte comme expression de sa propre pensée cette profession de foi du vénérable Gino Capponi (L. cxxn) :
« Aujourd'hui, on peut briser l'Italie, si nous « avons des ennemis plus forts que nous. On ne « peut plus la oonfédérer... Ainsi, quoique les <? difficultés, les mécontentements, et les souf- « frances même soient, et, par la force des cho- « ses, doivent être grandes, aucune autre idée « que celle de l'unité ne peut sortir des entrailles « du pays. Toute action qui s'exercerait du de- « hors ne se présenterait que comme une op- « pression odieuse, ferait verser des flots de sang « et n'atteindrait pas le but. D une telle pression « sortirait peut-être une révolution qui en ap- « pellerait une autre, et celle-ci serait effroyable. « Aussi, pour nous, Italiens, il nous faut porter « la fatigue de ce que nous avons entrepris, et
paraissent les auteurs n'auraient jamais crus possibles. Que voulez -vous? tout était factice en Italie depuis quarante ans. Le mouvement de détente violente de ressorts si longtemps comprimés amène des résultats qui déconcertent toutes les prévisions. »