XX PRÉFACE
« la porter longuement. Quant aux étrangers, « amis ou ennemis, ils n'ont rien de mieux à « faire que de nous la regarder porter 1 . »
La question de l'unité de la Péninsule se lie par tous ses éléments à la question romaine.
Sur ce terrain , Massimo d'Azeglio est l'adversaire déclaré du comte de Cavour. Depuis 1860 jusqu'à sa mort, il a combattu le programme de Rome capitale. La plume à la main ou du haut de la tribune, il a dénoncé ce programme comme un piège tendu par la Révolution cosmopolite à la révolution italienne, comme le mot d'ordre des sectes*acharnées à la ruine du catholicisme en même temps qu'à la destruction de Tidée monarchique en Italie, comme Yultima ratio du mazzinisme « spéculant sur l'effet rhétorico-classique que produit encore sur la foule des badauds le grand nom du Capitole. » Que le comte de Cavour soit sincère dans la poursuite de ce programme, M. d!Azeglio en doute fort. Ce n'est, à ses yeux, qu'affaire de tactique parlementaire. C'est le drapeau mazzinien dont l'auda-
1. Voy. la lettre entière, p. SG8. — Cette lettre est d'une grande beauté, et tf. d'Azeglip l'appelle « un document capital. »