‹ L'Italie de 1847-1865;Chapitre 19 sur 102 · XXVI PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXVI PRÉFACE

« core ! » « Pie IX aurait pourtant, à l'heure qu'il « est, continuait- il, une situation magnifique à « ressaisir. Vous êtes à Rome : quoi qu'il fasse « ou quoi qu'il tente dans le sens des réformes et « de son œuvre à reprendre, vos baïonnettes le « protègent. Que risque-t-il? Les. mazziniens « l'avaient renversé ; ils sont bannis. Cavaignao « lui avait refusé quatre mille hommes à Civita- « Vecchia pour le défendre ; Napoléon III lui « donne une armée. Pour Dieu, qui l'empêche « de mettre le temps à profit , et de redevenir « lui-môme? » Aussi, quand après les événements de 1859, il jetait un regard sur le passé : « Il faut conclure de ce qui est arrivé, écri- « vait-il, que Dieu n'a pas voulu le maintien « du temporel; qu'il voulait le châtiment de « tous ces pouvoirs oublieux de leur origine et « de leur mission ; qu'il voulait l'unité de l'Italie; « qu'il voulait, en somme, tout autre chose que « ce à quoi pensait la prévoyance humaine. »

Depuis la restauration de Pie IX par les armes françaises, jusqu'au mois d'avril 1 859, M. d'Azeglio considérait le système d'une fédération appuyée sur des institutions représentatives comme la seule chance de salut pour le gouvernement

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