Voy. les lettres des 7 et 22 mars
XXViti PRÉFACE.
moigne de la persistance de ses préoccupations et de ses craintes : « Quand on aura vu le talon « de votre dernier soldat, si à ce moment-là « le système de la suzeraineté n'est pas en vi- « gueur, si le municipio romain ne fonctionne pas « en dehors de tout pouvoir ecclésiastique direct, « le pouvoir du pape planant dans une sphère éle- « vée au-dessus des intérêts secondaires, comme « a dit l'Empereur dans sa lettre du 20 mai 1 , « en vérité, je ne sais ce qui arrivera. »
Mais , s'il voulait que Rome fût italienne coitime toute autre ville d'Italie, sauf une administration fonctionnant dans des conditions toutes spéciales, il ne cessa de soutenir envers et contre tous que le pape devait « y résider seul 2 . » Dès le jour où la théorie mazzinienne de Rome capitale « se dévoila, » il n'eut pas assez de sarcasmes pour « les bonnes gens qui, à l'effet de monter au Capitole , font de la politique de libretto dopera séria, en ressuscitant Cola di Rienzo. » — «Je <( nous croyais, dans ma simplicité, disait-il dès « 1861, à jamais délivrés des Grecs et des Ro-
1. Lettre du 20 mai 1862 au ministre des affaires étrangères.
2. Voy. le développement de celte idée dans la lettre du 22 août 1861, et dans le discours prononcé au Sénat le 4 décembre 1864, p. 304.