Le Pape et la diplomatie
DE M. D'ÀZEGLIO. 297
était au moyen âge, avec toutes les garanties d'indépendance exceptionnelle et de possession de biens donnant des revenus assurés dans les divers pays catholiques 1 , à l'inventaire des solutions proposées.
Je conçois que la presse cléricale dira : c'est trop! et la Révolution : cest peu! Alors dans quelles colonnes trouver place pour exposer notre programme? A vous de voir comment on peut tourner l'obstacle; vous ne serez pas embarrassé : le tout est de savoir s'il est bon ou non de toucher cette corde.
Ce qui se passe ici est passablement triste : les jalousies italiennes qui reprennent de plus belle; absence de courage politique, et pas le sou !
Vous direz que je suis un vieux brontolùne; oui, je ne vois pas en rose, c'est un fait; pourtant j'ai la conviction que l'enfant est né viable. Or, comme la France est au moins la marraine!... Il faut seulement développer sa constitution, lui donner des fortifiants et ne pas le mettre à un régime violent pendant la dentition : question de patience t
Au milieu de mes tristesses, j'ai eu pourtant, je dois l'avouer, une petite satisfaction, c'est l'étincelle de bon sens qui a lui dans le discours (je ne sais si vous l'aurez lu) de notre açcien ministre des affaires étrangères, le signataire de la convention 2 . Visconti-Venosta, tout en affirmant, bien entendu, qu'il s'agissait toujours du programme de Gavour (le programme secret ou le programme public?) a prouvé tout le contraire, et dit que le projet de traité de 4864 n'avait jamais été accepté par le gouvernement français, ce projet, tel qu'il était, n'étant pas de nature à donner des gages à la France catholique. Avoir osé déclarer cela prouve que la question a fait un