‹ L'Italie de 1847 à 1865Chapitre 11 sur 85 · XII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XII PRÉFACE

Le roi Victor-Emmanuel et le comte de Cavour s'empressèrent de mettre à Tœuvre un si précieux auxiliaire. M. d'Azeglio fut chargé d'une mission à Rome. C'est de la ville éternelle qu'il écrivait à la date du 30 mars 1 859 :

(( Si Ton n'obtenait pas de véritables avantages (( pour la cause italienne, je ne répondrais « de rien; mais je regarde Thypothèse comme « impossible. Personne, à mon sens, ne coma prend son temps comme l'Empereur. Il a vu « quelle haute puissance était réservée à celui « qui saurait s'emparer du rôle si longtemps « dédaigné de défenseur du droit commun des « peuples. Il l'a pris résolument à la face du « monde, comme il convient à un Napoléon à la « tête des Français. Il n'est pas homme à aban- « donner la plus magnifique position que puisse li atteindre l'ambition d'un souverain, et pour « sûr, on ne dira pas de lui

Che feceper viltate il grand rifiulo.

« Ainsi donc, du courage et du calme. »

Quinze jours plus tard, M . d'Azeglio se rendait, en qualité de ministre plénipotentiaire, à Paris et à Londres. Son nom, au moment des négocia-

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