‹ L'Italie de 1847 à 1865Chapitre 12 sur 85 · PRÉFACE. XIII · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XIII

tions suprêmes, était, pour Tltalie, une'garantie que son honneur et ses intérêts seraient saufs ; pour l'Europe, une assurance de politique modérée. En dépit des secrets élans de son patriotisme, le soldat de Vicence travaillait de tout son pouvoir au maintien de la paix ; car, « avant tout, disait-il, il faut être chrétien. » Donnant son adhésion aux quatre points qui devaient être soumis à l'examen du Congrès, il accepta, au nom du gouvernement piémontais, le principe du désarmement général. C'en était fait de la guerre. Ce jour-là même, l'ultimatum de l'Autriche était adressé à Turin !

Quelles étaient alors les vues de M. d'Azeglio au sujet des questions si longuement et si violemment controversées de la fédération et de y unités Sa correspondance, à cet égard, est des plus instructives. Elle permet de suivre jour par jour, pour ainsi dire, avec les modifications de la pensée de l'homme d'État, les évolutions et, si l'on veut, les soubresauts de l'opinion publique italienne, à l'époque décisive oh nous sommes parvenus.

Jusqu'à la paix de Villafranca, M. d'Azeglio ne considérait pas l'unité comme possible. « Avant

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