‹ L'Italie de 1847 à 1865Chapitre 16 sur 85 · XVIII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XVIII PRÉFACE

« Toscane, des États romains, de Naples, mais « deTlTALiE, et je dis comme conclusion : quand (( on a foulé aux pieds une nation pendant des « siècles; quand rois, gouvernements, peuples « voisins, soit par ruse, 8oit à main armée, se « sont constamment réunis contre elle, pour « l'exploiter à leur profit, pour la diviser, la « partager, la vendre, la revendre, la torturer, « Tanéantir, peut-on s'attendre qu'au jour de « son réveil elle respectera les lois, les pactes, « les traités qu'on a faits sans la consulter et « dans le but de la rayer du nombre des na- (( tions ? Si on sème le vent, on récolte la tem- « pête ! »

Qu'on laisse donc l'Italie à elle-même; que, dans la crise de son organisation, nulle influence extérieure ne vienne renouveler la cause éternelle de ses divisions et de sa faiblesse, et l'empêcher de prendre son assiette naturelle en introduisant ou en maintenant parmi ses éléments nationaux des éléments factices , par conséquent de peu de durée ^ . « Bien des gens, écrit un j our M . d ' Azeglio ,

1. « Chaque évolution nouvelle de notre politique (15 mai 1860) ouvre une perspective qu'on ne soupçonnait pas; et je ne m'étonnerais point qu'on attribuât plus tard à des calculs machiavéliques et à des combinaisons profondes bien des faits et des solutions que ceux qui en

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