‹ L'Italie de 1847 à 1865Chapitre 17 sur 85 · PRÉFACE. XIX · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XIX

« me donnent ici pour un adversaire de l'unité; « on va trop loin. Mon opinion, est simplement « que les moyens par lesquels on a obtenu « l'union matérielle ont nui à Tunion des vo- .« lontés. )) (L. cxxiv.) Et il accepte comme expression de sa propre pensée cette profession de foi du vénérable Gino Capponi (L. cxxii) : (I Aujourd'hui, on peut briser l'Italie, si nous «r avons des ennemis plus forts que nous. On ne w peut plus la oonfédérer... Ainsi, quoique les « difficultés, les mécontentements, et les souf- « frances même soient, et, par la force des cho- « ses, doivent être grandes, aucune autre idée « que celle de l'unité ne peut sortir des entrailles « du pays. Toute action qui s'exercerait du de- « hors ne se présenterait que comme une op- « pression odieuse, ferait verser des flots de sang « et n'atteindrait pas le but. D'une telle pression « sortirait peut-être une révolution qui en ap- (c pellerait une autre, et celle-ci serait effroyable.

« Aussi, pour nous, Italiens, il nous faut porter « la fatigue de ce que nous avons entrepris, et

paraissent les auteurs n'auraient jamais crus possibles. Que voulez-vous? tout était factice en Italie depuis quarante ans. Le mouvement de délente violente de ressorts si longtemps comprimés amène des résultats qui déconcertent toutes les prévisions. »

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