‹ L'Italie de 1847 à 1865Chapitre 24 sur 85 · XXVI PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXVI PRÉFACE

« core ! » « Pie IX aurait pourtant, à Theure qu'il « est, continuai t«il, une situation magnifique à « ressaisir. Vous êtes à Rome : quoi qu'il fasse « ou quoi qu'il tente dans le sens des réformes et « de son œuvre à reprendre, vos baïonnettes le « protègent. Que risque-t-il? Les mazziniens « l'avaient renversé ; ils sont bannis. Cavaignac (( lui avait refusé quatre mille hommes à Civita- « Vecchia pour le défendre; Napoléon III lui « donne une armée. Pour Dieu, qui l'empêche « de mettre le temps à profit , et de redevenir « lui-même? » Aussi, quand après les événements de 1839, il jetait un regard sur le passé : « Il faut conclure de ce qui est arrivé, écri- « vait-il, que Dieu n'a pas voulu le maintien « du temporel; qu'il voulait le châtiment de « tous ces pouvoirs oublieux de leur origine et « de leur mission ; qu'il voulait l'unité de l'Italie; « qu'il voulait, en somme, tout autre chose que « ce à quoi pensait la prévoyance humaine. »

Depuis la restauration de Pie IX par les armes françaises, jusqu'au mois d'avril 1859. M. d'Azeglio considérait le système d'une fédération appuyée sur des institutions représentatives comme la seule chance de salut pour le gouvernement

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