PRÉFACE. XXV
et inspirée par un sentiment profond des influences morales de notre époque ! « La Providence , avait écrit M. d'Azeglio , n'offre pas deux fois une occasion telle que celle-ci*. »
Plus tard, alors que se développaient les conséquences de l'intervention française, l'ancien ami de Pie IX maudissait les fautes irrémédiables commises, dans la question italienne, par les hommes qui affichaient un dévouement exclusif aux intérêts du Saint-Siège : « Ah ! Rome ! Rome ! quand je pense à ce que Pie IX a été, à ce qu'il pouvait devenir pour lui-même, pour l'Italie, pour le monde ! Et maintenant ^ !... » Or il était en droit de flageller ^ les suggestions funestes des conseillers du Saint-Père et le systématique aveuglement du « parti catholique » de France ; car, à une époque où la prévoyance eût pu détourner le péril , il n'avait cessé de signaler les écueils: « J'enrage, écrivait-il en 1854^, devoir « la religion de mon pays se détruire avec cet « acharnement par la main de ses chefs. . . et puis, « j'ai aimé le pauvre Pio nono, et je l'aime en-