‹ L'Italie de 1847 à 1865Chapitre 27 sur 85 · PRÉFACE. XXIX · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XXIX

« mains. Je compte sur TEmpereur pour nous « débarrasser de « Rome capitale ; » et il aura « remporté pour nous un second Solferino. »

« Si au lieu d'agiter les badauds par cette « sotte fantasmagorie, écrivait-il une autre fois *, « on tâchait de les diriger vers les vraies quesa tions, l'Italie ne s'en porterait pas plus mal, et ^< Venise ne fuirait pas devant nous comme les « mirages devant les caravanes ; » et avec le même entrain qu'il avait affronté les balles de l'Autriche, ils se précipitait, courage plus rare, au devant de l'impopularité, en se jetant au travers du torrent, et écrivait le pamphlet qui était un défi aux passions, ou, pour mieux dire, aux fureurs du moment^. « Je vous expédie une brochure, écrivait-il gaiement^, pour laquelle vous me chanterez un Requiem^ si vous le voulez bien ; car je vais être lapidé! » C'est dans cette brochure qu'adjurant ses compatriotes de renoncer fi la folie de Rome, il proposa, pour la première fois, de fixer le siège du gouvernement à Florence.

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