‹ L'Italie de 1847 à 1865Chapitre 28 sur 85 · XXX PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXX PRÉFACE

M. d'Âzeglio ne varia jamais sur ce point que Rome devait rester le siège exclusif de la papauté, (( capitale inviolable du catholicisme ; » que le chef de TÉglise devait y avoir « le nom, l'indépendance, la grande et exceptionnelle situation d'un souverain; » que « l'indépendance financière de la cour de Rome devait être assurée, non par des subsides qui sont aléatoires, mais par des biens, des immeubles, donnés au pape en Italie et dans les divers pays catholiques*, i La passion raisonnée qu'il , apportait dans cette lutte inspira son dernier discours * : « Le coup est parti et il a porté, écrivait-il le soir de la séance solennelle où, réduit au silence par la maladie, il avait fait lire son discours au sénat; j'étais dans l'attente des sifflets , au lieu de cela, la condamnation de Roma o morte a été reçue aux applaudissements du sénat et des tribunes I » Et il jetait un cri de triomphe, en apprenant que le duc de Persigny condamnait, lui aussi , dans sa Lettre de Rome , le programme emprunté à Mazzini par le comte de Cavour ^

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