‹ L'Italie de 1847 à 1865Chapitre 37 sur 85 · Au colonel Edgard Ney, 18 août · texte numérisé non relu

Au colonel Edgard Ney, 18 août

DE M. D*AZEOL10. 69

ci à Mademoiselle, — je pense qu'on ne dit plus la fillette, — et priez pour moi.

Tout à vous.

A MOiNSIEUR EUGÈNE RENDU.

Turin, t8 novembre 1849.

Mon cher ami ,

Merci de votre aimable lettre, et de votre brochure ^ cjue j'ai lue avec le plus grand intérêt et que j'ai trouvée d'une grande justesse d'aperçus. On voit bien que vous Ti'avez pas perdu votre temps en Italie et que vous la ^avez. Malheureusement pour nous, on ne peut en dire autant de, vos compatriotes, surtout des diplomates. Ce sont des médecins qui ne connaissent pas le sujet.

Je vous avouerai franchement que, sur un seul point, je ne partage point votre opinion. Je veux parler de la démocratie et de votre dernière phrase. Comme toutes les désignations politiques, le mot est classique. Si par démocratie on entend l'égalité devant la loi, j'en suis. Mais il me semble qu'on l'entend autrement aujourd'hui , et que, chez nous surtout, ce n'est qu'un appel à toutes les passions et à toutes les incapacités, un imperium in imperwy une aristocratie par l'autre bout tout aussi exclusive que l'ancienne. Je ne vois pas dans l'histoire que la démocratie ainsi comprise ait jamais rien fondé.

L'histoire de Florence résume en petit celle de toutes les démocraties. Au treizième siècle, les grandi furent chassés par les démocrates. Ces démocrates, ce fureht, après, les Albizzi et leur parti. Au quatorzième, les démocrates encore chassèrent les Albizzi : ces démocrates-là

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