Politique française et Question italienne
2. Voy. la séance du sénat du 22 février 18G2, séance rappelée daas la brochure de M. Piétri.
Il est vraiment désolant que, dans cette malheureuse question de Rome, les catholiques qui se donnent pour fervents soient les seuls qui n'y voient goutte. Ceux qui peuvent servir le pape passent pour ses ennemis ! Tout à vous.
GX AU MÊME.
Cannero, 22 septembre 1862.
Cher ami.
Voici ce qu'il me semble du plan de M. de La Guéronnière *, puisque vous voulez le savoir. Plût à Dieu que ce plan eût été accepté en temps utile! C'était, à mon sens, le seul moyen de préparer l'unité, et d'y arriver à la fin et sûrement. C'était là ce que nous avions rêvé autrefois; ce à quoi semblait aboutir toute notre histoire, comme vous l'ave'i si bien montré avant la guerre de 1 859 « : et c'était là, à peu près, ce me semble, ce que proposait la fameuse brochure Napoléon III et l'Italie; mais votre parti catholique (cela fera éternellement honneur à ses chefs) s'est signé alors comme à l'apparition de Satan; et tout le monde, sauf bien peu de clairvoyants, s'est mis à crier : Vade rétro I — A cette heure, il faut inscrire sur la brochure nouvelle*, en épigraphe : « Il est trop tard! »