CXXXVIII AU MÊME
Turin, 18 novembre 1864.
Cher ami, il me semble décidément que la lubie du Capitole commence à faiblir; ceux qui n'en ont pas besoin ou qui n'en veulent point comme échelle ne parlent plus aussi bas qu'autrefois. Ce serait le moment de mettre en avant l'idée de transformation par la souveraineté nominale, autrement dit la suzeraineté. Pour ce qui me regarde, je pense formuler nettement mon opinion au Sénat. Comme mon gosier n'est pas dans l'état le plus confortable, je vais préparer quelques pages que je prierai un collègue de lire à ma place.
Je vous dis ceci, parce que si le moment vous paraît opportun, et si votre opinion ne s'est pas modifiée, il pourrait être utile, à mon sens, de prendre occasion de notre discussion au Sénat pour rouvrir la question chez vous, et pour faire ajoutei* la souveraineté honorifiquey souveraineté analogue, on ne peut trop le dire, à ce qu'elle