‹ L'Italie de 1847 à 1865Chapitre 8 sur 85 · PRÉFACE. VII · texte numérisé non relu

PRÉFACE. VII

lîcat de ce qui était vrai et juste, avait toujours préservé ce grand honnête homme des fanatîsmes et des partis pris qui ont égaré tant de ses compatriotes, et qui sont partout le péril des esprits généreux mais exclusifs.

M. d'Azeglio savait attendre et se maîtriser comme il savait agir. C'est lui qui, en 1847, écrivait dans son Programme pour fopmwn nationale ces paroles qui expriment si bien la modération dans la force : « Nous savons que l'occasion de reconquérir l'indépendance est peut-être éloignée. Nous l'attendrons avec une activité pleine de calme, nous appliquant non pas à troubler inconsidérément le repos d'autrui, mais à réformer nos institutions dans le lambeau d'Italie qu'on nous a laissé, à nous réformer nousmêmes, à nous rendre dignes d'un regard de la Providence, et capables de mettre l'occasion à profit quand il lui plaira de nous l'envoyer. » Mais c'est lui aussi qui, ï occasion une fois venue, appelait l'Italie aux armes, et laissait tomber sur la Lombardie, comme l'étincelle sur la poudre, la parole de feu qui provoquait l'explosion *;

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