Mont Cavo
Le meilleur point de départ pour I'ascension du mont Cavo est Rocca di Papa, où l'on peut aller de Frascati par le tramway en 47 min. (7 kil. , 75 et 50 c). Jusqu'à Gh'ottaferrafa Bivio, v. \). 349-348; puis à Bivio Squarciarelli , d'où part l'embrancheni. (le Rocca di Papa, v. p. 350-351. La station terminus est à 600 m. de la localité, où l'on monte par un funiculaire. — D'Albano à Rocca di Papa, 7 kil. par la route carrossable; 2 b. à pied; voit., v. p. 352. Cette route, qui est en partie mauvaise, toui'ne à dr. audessous du couvent des capucins (v. p. 352) et rejoint au bout de 12 min., dans le haut, au parc du palais Chigi (p. 353), un chemin qui vient d'Ariccia. 15 min. plus loin débouche à g. celui qui vient de la Galleria di sopra (p. 352), plus court que la route pour les piétons venant d' Albano. La route reste longtemps sous un bois, passe à un chemin qui se détache à g. pour mener an couvent de franciscains de Palazzioola, et monte enfin par ime forte rampe à la Madonna del Tufo (650 m.; Trattoria), d'où l'on jouit d'une vue splendide sur le lac d 'Albano, les montagnes et Rome. Au lieu de tourner à g. dans la localité en parvenant à Rocca di Papa, on peut aussi, arrivé près d'uu énorme tilleul dont le pied est entouré de maçonnerie, monter immédiatement au Camp d'Annibal.
Rocca di Papa (620 à 760 m.; Alb. <& Tratt. délV Anyelefto, dans le bas de la localité; Belvédère, dans le haut, via del Tufo, passable) est une petite ville pittoresquement située sur un rocher, au milieu de beaux bois et sur le versant extérieur d'un anc. et gi-and cratère dit le Camp d'Atmibcd, où une pure légende fait camper Annibal lors de son expédition contre Rome. Nouibreu.ses villas de Romains qui viennent y passer l'été. La garnison romaine y prend ses quartiers d'été pour les mois de juillet, août et septembre.
L'ascension du mont Cavo demande 45 min., en partant de Rocca di Papa. On monte en 15 à 20 min. jmr les ruelles escarpées de la ville jusqu'au bord du cratère, d'où l'on contiuue de monter vers le sommet eu prenant à dr. un chemin rocailleux. Au bout de 12 min., on rejoint une route antique et pavée en basalte, la voie Triomphale, ainsi nommée parce que les généraux auxquels le sénat romain refusait les honneurs du triomphe y montaient , de leur propre chef, en cortège triomphal. Il y a deux endroits d'où l'on découvre, vers le S.-O., une vue plus belle que d'en haut: à dr., Marino; à côté, à g., le lac d'Albano; puis Albano, Ariocia et son viaduc; Genzano, le lac de Nemi et Nemi lui-même.
mont Cavo. ENVIR. DE ROME. il^ «• 2«. 355
L« *m.ont Cavo ('J49 in.) est le mont Albahi des anciens, sur lequel s'élevait le vieux sanctuaire de la confédération Latine, le temple de Jupiter Latiiil, où avaient lieu, chaijue année, les grands sacrifices des Fériés Latines. Les restes ont servi vers 1777 à la construction d'un couvent; ou ne voit plus qu'une partie des foudations au S.-E. du mur du jardin. .Modeste auberge et tour-belvédère. Le spectateur distingue à ses pieds les beaux monts Albains, au lointain la côte entre Terracine et Civitaveccbia, au N.-O. Rome et la Campagne, au N.-K. les montagnes de la Sabine, et, au S.-E., celles du pays des Vulsques. L'atmospbère n'est pure qu'après la pluie. — Pour redescendre à Nenii, v. p. 354.
m. Tivoli dans les montagnes de la Sabine.
La l'iiaîiie des Apeunius qui Ijoruo à l'Ë. la campague de Roiue et .1 reçu le uom de montai/nus de la Sabine d'après ses aucieus habitants, s'élève jusqu'à une hauteur de 13i)8 m. Bien qu'elle présente de grandes beautés, le voyageur pressé se contentera toutefois d'une excursion d'une journée à Tivoli qu'il pourra compléter par une courtu visite à Sublaco. La meilleure époque pour cette excursion est en avril on en mai. A l'aller on preudra de préférence le tramway ;'i vapeur, ce qui permet de s'arrêter en route à la villa d'Adrien (p. 35»>); ou rentrera par contre en chemin de fer, le dernier train du tramway quittant généralement Tivoli de bonne heure. La visite de la villa d'Adrien en voit, de Tivoli demande plus de temps.
De Rome à Tivoli.
A. En chemin de fer. — Ligne de Rome-Sulmona-Castellaramare Adriatico: 39 kil., en 1 h. à 1 h. ^/4; billet simple ou d'aller et retour 3 fr. 80, 2 fr. 65 et 1 fr. 95.
On part de la gare centrale. — 8 kil. Cervara; 12 kil. Saloiie; 14 kil. Lunghezza, la Collatia des anciens, avec un château féodal; 20 kil. Bayni. Beau coup d'oeil dans le bas à dr. sur Tivoli et les viaducs oii le chemin de fer passe ensuite; à l'arrière-plan, les montagnes. — 25 kil. Montecelio. — La voie commence à monter fortement. — 33 kil. Palombara-Marcellina, point de départ pour l'excursion du mont Gennaro (1271 m.; 1 jour), qui .se dresse au N. A dr., un coup d'ceil sur la Campagne; en face, Tivoli avec les cyprès de la villa d'Esté. Puis un tunuel, au delà duquel on a à dr. une très belle échappée de nie sur les cascades (p. 358) et sur la ville. Il y a encore un petit tunnel, suivi d'un autre plus long. — 39 kil. Tivoli, gare à la porte St-Ange (p. 358).
B. Tramway a vapeur: 29 kil., en 1 h. '^ à 1 h. 3/^; 2 fr. 50 et 1 fr. 85 ; ail. et ret. , 3 fr. et 2 fr. 20 l'en semaine ; les dim. et j. de fête, même prix que pour le trajet simple). Départ de la porte St-Laurent-Tiburtine (pi. 14), où l'on peut aller par le tramw. n» 12 (p. 228) et la dernière ligne mentionnée p. 229 (s. n"). — 11 est permis de s'arrêter en route à la villa d'Adrien.
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La route suivie par le tramway correspond à peu près à l'anc. voie Tiburtine. Elle franchit VÂnio, rivière auj. appelée Teverone, sur le pont Mammolo (stat., 6 kil.). — 11 kil. Settecamini. — 20 kil. Bagni, station pour les bains d'eaux sulfureuses à^Acque Alhule. — On traverse l'Anio sur le pont Lucano (stat., 23 kil.), près duquel se trouve le tombeau de la famille Plautia, très bien conservé, remontant au temps des premiers empereurs et dans le genre de celui de Csecilia Metella (p. 315).
25 kil. Villa Adriana {café-restaur., avec jardin), halte d'où l'on va en ^/^ d'h. à l'entrée des ruines. Il )' a généralement des voit. (1 fr. à 1 fr. 50 pour 1 à 4 pers.). Une belle allée de cyprès conduit à la maison où l'on prend les billets («Vendita biglietti», sur le plan ci-contre). Entrée, 1 fr. dans la sem., libre le dim. ; 2 h. peuvent suffire pour une visite rapide.
La *viLLA d'Adrien, dont les ruines s'étendent sur une superficie de plus de 70 hectares, était une des plus grandioses créations de l'époque impériale. Elle renfermait des reproductions non seulement des monuments, mais aussi des paysages qui avaient le plus éveillé l'intérêt d'Adrien au cours des voyages, longs de plusieurs années, qu'il entreprit dans son immense empire. «Il fit de sa villa, dit son biographe Spartien, une merveille d'architecture; il donna aux différentes parties les noms les plus célèbres, par ex. ceux de Lycée, d'Académie, de Prytanée, de Canope, de Pécile, de Tempe, et, pour qu'il n'y manquât rien, il imita même les enfers.» Après la mort de son fondateur (138 apr. J.-C), cette immense villa n'est plus mentionnée qu'une fois dans l'antiquité, sous le nom de «palais d'Adrien», du temps de l'empereur Aurélien. A partir du xvi« s., on commença des fouilles, qui mirent au jour un grand nombre d'œnvres d'art, dont beaucoup sont parmi les plus remarquables des musées de Rome. — Dans la description ci-après, nous conservons la terminologie ordinaire, mais en rappelant que le plus souvent les noms ne sont pas authentiques. V. le plan et la carte ci-contre.
Le premier édifice faisant partie de la villa est le théâtre grec, où l'on recouuaît encore facilement la scène et les gradins. En passant derrière la scène, puis en montant à dr. sur la colline, on arrive, par une allée de cyprès qui se dirige tout droit au S., au Pécile, jardin de forme rectangulaire et entouré de colonnades, avec un grand bassin au milieu. Le mur, de plus de 200 m. de long, qui le borne au N., est seul conservé. Les espaces voûtés, dans les substructions de la place, où l'on entre du côté S., près d'un cyprès (pi. 1) , passent pour être les logements de la garde de l'empereur ou de ses esclaves. — Plus loin, à l'angle N.-E. de la place, l'entrée de la salle des Philosophes, qui a des niches destinées à des statues. De là, on arrive au prétendu natatorium (pi. 3), rotonde qui a au milieu un bassin avec un îlot décoré de colonnes. Vient ensuite, à l'E., le grand ]}alais et d'abord, un peu plus haut, une cour rectangulaire (Cortile delta Biblioteca), dont le côté g. est occupé par un corps de bâtiment appelé la bibliothèque (pi. 4), qui subsiste en partie jusqu'au premier étage. Plus loin au N.-E., nn corridor situé plus bas, sur lequel donne à g. un peau vestibule, conduit à un espace qu'on suppose avoir été un triclinium («Triclinio verso Tempe»). Ou a de là un beau coup d'œil sur
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ViUa Adriana. ENVIR, DE ROME. m- «• 2«- 357
la vallée de Tempe, Tivoli et les montagnes. On retourne sur ses pas et monte par IV hôpital» (pi. 5) au péristyle dorique (pi. ti) et au grand emplacement rectaugnlaire appelé Giardiiio (jardin). On a trouvé de belles mosaïques dans les salles voisines (Triclinio). A l'E. du Giardino, Vœciix Corinthius (pi. 7), salle dont les petits côtés se terminent par de grandes niches en hémicycle. A côté, à dr., la haniliqtie, qui a trentesix piliers en marbre. Au S.-O., une salle avec une cxèdre contenant un piédestal surélevé, dans laquelle on a voulu reconnaître la salle du trône. — On revient de là à I'cbcus Corinthius et on tourne k dr. à la sortie. Uu vestibule octogone donne sur la piiizza d'Oro, cour qui était entourée d'un portique de soixante-huit colonnes, alternativement ae granit d'Orient et do cipolin, dont il ne reste plue ici que les bases. Le nom de cette cour vient de ce qu'on y a trouvé, au xviii" s., quantité de restes de décoration faite avec des matériaux précieux. Au S.-E. do la piazza d'Oro, une salle à coupole, avec une absiae semi-circulaire qui renferme une fontaine à gradins.
On revient au Giardino, à l'O. duquel ou passe à uu bâtiment isolé à plusieurs étiiges, le prétendu quartier des Vigiles, que quelques-uns regardent comme une caserne et d'autres comme une maison des employés de la cour. On traverse un corridor souteiTain ou crpptoportique et arrive à une suite de chambres d'où l'on voit le stade, situé au-dessous. Sortant du palais au S., on suit plus loin les substructions qui entourent une grande cour oblongue en contre-bas. Au milieu sont des thermes (Terme grandi), dont les salles ont des restes de belle décoration en stuc. De là, on passe à g. dans la vallée de Canope, vallon artificiel creusé dans le tuf de la colline et représentant la partie égyptienne de la villa; c'est là qu'Adrieu donnait des fêtes d'une licence effrénée, dans le genre de celles de Canope en Egypte. Une grande niche avec une fontaine à l'extrémité de la vallée est bien conservée. Il y a derrière un système de galeries souterraines qui se terminaient par une eella, dans laquelle était la statue de Sérapis. — On reviendra en passant devant les façades 0. des grands thermes et à d'auti-es thermes plus petits (Terme piccole) mais mieux conservés, puis par le Pécile; on ira enfin jouir des délicieux ombrages du bosquet dans le bas du Giardino, aiusi que de la vue de Tivoli et de la vallée de Tempe.
Pour monter de la villa d'Adrien à Tivoli, il y a prè.s de 1 h. de chemin à pied ; un sentier se détache, à dr., de la route carrossable menant au traniw., croise ce dernier et aboutit comme lui à la porte Ste-Croix (p. 358). — Le tramway (^/^ h.) décrit une vaste courbe an S.-E., montant fortement à travers des plantations d'oliviers, passe à la halte de Régressa (27 kil.) et se termine à la porte Ste-Croix (29 kil.; p. 358). On monte de là par la ville jusqu'à la place à l'O. du pont Grégorien (p. 358).
Tivoli. — Hôtels, où il est bon de s'informer d'avance des prix: Regina (pi. a), place du Plébiscite (20 ch. dep. 2 fr., p. 5 à 7); Sirena, en face de l'entrée des cascades, avec vue sur les temples (20 ch. de 2 fr. 50 à 3, p. dep. 7); Sibilla, près des temples (p. 358), avec une belle vue (20 ch. à 2 fr., p. 6 à 7). — Chalet- Hestaurayit des Cascades, villa Gregoriana, à l'entrée des cascades; Ristor. del Hebiscito (chambres), près de l'hôt. Regina (déj. V. n. c. 1 fr. 50), simple mais bon; Belvédère, via délia Sibilla, 6; Nettuno,
Siazza délia Sibilla, 128 (déj. v. n. c. 1 fr. 50). — Caffè d'Italia, à la station u tramway.
La visite des cascades demande 1 h. à 1 h. 'j^; elle est gratuite les dim. et j. de fête. Dans la sem., seule l'entrée principale, près du pont Grégorien, est ouverte (50 c), mais on pourra ressortir par la porte près des temples, en la faisant ouvrir moyennant 25 c. de pourboire. — Il faut s'armer de patience pour résister aux sollicitations des guides, tout à
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fait inutiles, et des mendiants. — Voitures pour la villa d'Adrien (v. p. 3bf>) : à 1 chev., 4 fr., à 2 chev. 6; 6 et 10 aller et retour, y compris 1 h. i/jj d'arrêt.
Tivoli (232 m.), le Tihur des anciens, est une ville de 12880 liab., occupant un .site magnifique sur une chaîne calcaire, qui du mont (rennaro (p. 355) se détache vers le S. et que traverse VAnio. Sous l'Empire, c'était le séjour d'été favori de l'aristocratie romaine: Auguste, Mécène et d'autres personnages illustres y pos.sédèrent de charmantes villas. Tivoli est dominée au S. par le movl Ripoll et à l'E. par le 7nont Catillo.
En arrivant en ch. de fer, on entre dans la ville par la poi'te St-Anye (S. Angelo), au N.-E., et l'on a immédiatement à g. la grille qui est l'entrée principale des cascades (v. p. 357). — En continuant tout droit, on traverse la rivière sur le x>ont Gh'éyorieit, en amont des cascades et l'on arrive à une belle place où débouche à g. la grand'rue, venant de la porte Ste-Croix (S. Croce; stat. terminus du tramw.); à dr., part le vicolo délia Sibilla.
Le prétendu *temple de la Sibylle est dans la cour de l'hôtel de ce nom, sur un rocher d'où l'on a une vue superbe sur les cascades qu'il domine. C'est un édifice rond d'ordre corinthien, entouré d'une galerie ouverte à dix-huit colonnes dont dix subsistent encore. — A côté, le prétendu temple de Tihurtus, rectangle allongé avec quatre colonnes ioniques sur la façade. Ces deux temples ont servi d'églises. — Tout à côté est une porte de fer qui n'est ouverte que le dimanche, par où l'on peut alors aller aux cascades (v. p. 357).
Les *eascades, situées dans la gorge dominée par les temples, sont extrêmement pittoresques. De la grille mentionnée ci-dessus, entre la porte St-Ange et le pont Grégorien («Ingresso», sur le plani, le chemin en face mène directement à l'endroit où commence Vémissaire Gh'égorien («Traforo Gregoriano »), double tunnel, de 270 et 300 m. de long, qui a été percé de 1826 à 1835, après que la ville eut été à plusieurs reprises dévastée par les débordements de l'Anio. Comme cependant il n'est permis de pénétrer dans l'émissaire qu'à l'extrémité inférieure, on prendra de préférence, à l'entrée, le chemin de g. et on tournera ensuite encore à g., poui' passer sous la route ; puis on longera le boi'd de la vallée, d'où l'on voit à g. les deux temples. On arrive d'abord à une terrasse plantée de jeunes yeuses, qui offre le plus beau coup d'œil d'une part sur le temple de la Sibylle, dans le haut, et d'autre part sur la «Nouvelle cascade», d'env. 108 m. de haut, qxie l'Anio forme en sortant de l'émissaire Grégorien. On peut se faire ouvrir l'entrée du tunnel (10 à 15 c). — De la terrasse, on retourne un peu en arrière et, en se tenant toujours sur la droite, on suit le sentier qui descend (non pas les marches de pierre). A mi-hauteur, près de quelques cyprès, se détache à dr. un chemin qui mène à un parapet, immédiatement au-dessus de la Nouvelle cascade. — Ensuite on revient sur ses pas jusqu'au grand chemm et l'on continue de descendre, d'abord en zigzag, puis par des degrés
Tivoli. ENVIR. DE ROME. ni- R- 2«- 359
et en deruier lieu par un escalier dont les pierres restent toujours humides sous l'action de la poussière d'eau; on arrive alors dans la (frotte (les Sirènes, aux formes iaiitastitjues. — De là, on retourne à la bifurcation et on suit le chemin qui monte de l'autre côté de la vallée; il conduit bientôt à une galerie pratiquée dans les rochers, dont les ouvertures s'aper(,'oiveut d'avance. Le chemin se bifurque de nouveau à la sortie. En allant -X g. et traversant un pouf de fer, on parvient à la ç/rotte de Neptune, par laquelle passait autrefois le bras principal de l'Anio. Le chemin eu zigzag, qui prend à l'entrée de la galerie, mène à la porte de fer à côté des deu.x temples (v. p. 358).
Pour se faire une idée exacte de la position de Tivoli, on suivra la *vi(i (lelle Cascatelle, qui de la porte St-Ange (p. 358), conduit entre de magnifiques oliviers sur le versant de la rive droite de l'Anio ; c'est de la terrasse indiquée sur le plan par Belvédère (15 min.) que la vue est particulièrement belle. Les voyageurs pressés retourneront d'ici (ou bien de la terra.sse située à 10 min. plus loin, au delà de S. Antonio) à Tivoli.
On emploiera le reste du temps à visiter la magnifique *viUa d'Esté, une des plus belles créations Renaissance de ce genre. Construite en 1550, par Pirro Ligurio, pour le cardinal Hipp. d'Esté, elle appartient maintenant à Tarchiduc François-Ferdinand d'Autricbc-Este. L'entrée est à côté de l'église S. Maria Maggiore, par une porte latérale (50 c). On descendra à dr. jusqu'à proximité du ]>ortail principal (fermé) qui est en bordure de la grand'route, pour jouir d'abord du coup d'œil qui .s'ott're sur l'axe longitudinal du jardin. Celui-ci, d'un aspect pittoresque bien que négligé, s'élève en terrasses symétriquement disposées. En bas, un rond-point où sont les plus hauts cyprès qu'on connaisse en Italie et une large pièce d'eau. Sur le versant, aux points de croisement et aux extrémités des allées transversales , des constructions ornementales avec jets d'eau. En haut, le Casino dont le balcon est richement ornementé.
De Tivoli a Subiaco, 37 kil.: ehom. de fer en 1 h. '/a; prix i fr. 40, 3 fr. 10 et 2 fr. 05 (pas de billets d'aller et ret.). — On part de la gare de la porte St-Ange (p. 358). La ligne remonte la vallée de l'Anio par (8 kil.) Castel Madama, (11 kil.) Vicovaro, à travers plusieurs tunnels jusqu'à (14 kil.) Mandela (487 m.) d'où la grande ligne poursuit le trajet sur Sulmoua. La ligne sei-ondaire de Subiaco suit la vallée de l'Anio dans la direction du S.-E. Stations intermédiaires sans importance.
Subiaco (408 m.; Alb. deW Aniene, à rextrémité supérieure de la rue principale; La Perttice, dans la première rue latérale à g.; tous deux simples), l'anc. Sublaqiieiim, ville de 8000 Lab., dominée par un château du moyen âge, est le point de départ pour l'excursion aux trois forvESTS DE Ste-Scolastique, qui demande 3 h. aller et retour compris (voiture à 1 chev., 4 à 5 fr.). Ou suit d'abord la grand'route qui monte le long de la rive dr. de l'Anio; puis, 10 min. après les dernières maisons de la ville, eu deçà du pont Rapone, on prend à g. le chemin soutenu par un mur. Le premier couvent, fondé i>ar St Benoît vers 630, a été remplacé par une construction moderne; le second, de 1052, a été restauré dans le style gothique; le troisième a un beau cloître roman commencé vers 1215 et orné de
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mosaïques de l'école des Cosmas. L'église Ste-Scolastique, dans sa forme actuelle, date du xviii» a. — De Ste-Scolastique, on monte en 25 min. à Stlie/ioit (S. Benedutto) qui, dans l'église haute comme dans l'église basse, possède des frcRques du xiii" s. Dans la chapelle contigué à la première se trouve un vieux tableau représentant St François d'Assise qui visita le couvent vers 1218. La légende raconte qu'à cette occasion il changea en roses les épines que St Benoît avait cultivées jadis pour se mortifier et que ce sont les mêmes rosiers qui fleurissent encore dans le jardin. Dans la grotte sacrée (Sagro Speco), où vivait St Benoît, une statue qui le représente, due à un élève du Bernin.
Un des beaux points de vue des moutagues de la Sabine est encore Olevano, à 4 h. 1/2 de Subiaco (voit, à 1 chev., 8 fr., y compris l'arrêt aux couvents déjà mentionnés; faire prix!). De Palestrina (p. 361) ainsi que de Zagarolo (p. 361), on y va en dilig. en 4 h. Mais le tour est trop long pour les voyageurs pressés; v. V Italie centrale, par Bœdeker.