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VI. Eglises. Musées. Théâtres. Magasins

Eglises. — Les grandes églises sont ouvertes jusqu'à midi et d'ordinaire aussi de 2, 3 ou 4 h. à 7 h. du soir, seules les plus importantes toute la journée; beaucoup de petites sont fermées à partir de 8 ou de 9 li. du matin. Le visiteur peut, en observant les couvenauces, examiner les objets d'art même pendant l'office, bien entendu à l'exception de l'autel où l'on officie. Presque tous les

3fM«'e.9. Théâtre». INTRODUCTION. XXIII

tableaux des autels sont voilés durant la dernière quinzaine du carême. Bien des œuvres d'art le sont toujours et nombre de chapelles .sont fermées; pour les voir, il faut alors s'adresser au sacristain {sagrestano; pourboire, v. p. xxiv). On trouve généralement dans le voisinage un jeune garçon de bonne volonté, qui va le chercher.

Musées. — Les musées publics sont ordinairement visibles de 9 ou 10 h. à 3 ou 4 h., le plus souvent moyennant 1 fr. dans la semaine et gratuitement le dimanche et les jours de fête.

Les paieries publiques août fermées les jours de fête reconnus par VEtat, qui sont: le jour de l'an, l'Epiphanie (tj janv.), l'Annonciation (25 mai's), Pâques, l'Ascension, la Fête-Dieu, la fête du Statut (l" dimanche de juin), la St-Picrre-et-St-Paul (29 juin), l'Assomption (15 aoiit), la Nativité de la Vierge (8 sept.), la Toussaint (1" nov.), l'Immaculée Conception (8 déo.) et Noël. A ces fêtes viennent se joindre le jour de naissance du roi (11 nov.), celui de la reine (8 janv.), celui de la reinemère (20 nov.), et les dimanches d'élections législatives. Il n'en est cependant pas absolument ainsi partout, p. ex. il faut ajouter pour Floresce, la St-Jean (24 juin); poui- Naples. le 1" jour de la Pentecôte et la St- Janvier (19 sept). — Pour Rome, v. p. 232.

Théâtres. — Les théâtres italiens n'ont pas de troupe permanente: le personnel de l'opéra est recruté par un imprésario pour chaque saison ou stagio-ne qui ne dure que de la fin de déc. à la fin du carnaval. Le 1'^'^ acte d'un opéra est parfois suivi d'un grand ballet. Les artistes se rendent d'une ville à l'autre sous la direction d'un imprésario. Le parterre (platea) e.st la place ordinaire des hommes : le billet d'entrée simple (biglietto d'ingresso) y donne ncès. Pour les stalles {poltrone; posti distinti, celles-ci plus en .irrière), on doit prendre un billet supplémentaire. Si l'on est en société, en particulier avec des dames, il vaut mieux louer une loge (palco), où l'on ne va toutefois guère qu'en toilette de soirée. Il n'existe pas de vestiaire que dans quelques théâtres de tout !«' rang. Les repré.sentatious commencent à 8 h., 8 h. Vj ou 9 h., pour finir après minuit. Les Italiens sont grands amateurs de théâtre et critiquent assez bruyamment les représentations. Il y a partout de longs entr'aotes.

Magasins. — Les premières maisons vendent le plus souvent à prix fixe, mais accordent parfois une réduction de ô^Iq sut les achats importants ; celui qui s'entend à marchander (contrattare) pourra même obtenir des prix encore plus avantageux. Ne jamais faire d'achats en compagnie ni d'après les recommandations d'un guide (p. XX v), d'un cocher, d'un gondolier, ni par l'intermédiaire de domestiques des hôtels, car les marchands leur font une remise aux dépens de l'acheteur.

Les achats d'objets destinés à être expédiés à l'étranger ne se feront pas sans une certaine précaution. On ne payera pas tout immédiatement et n'acceptera pas l'envoi contre remboursement, afin de pouvoir constater à l'arrivée qu'on reçoit bien ce qu'on a choisi. Si le marchand refuse de donner une déclaration écrite concernant la nature de l'emballage et le mode d'expédition et de çaranfir une indemnité éventuelle pour objets cassés ou endommagés, on s'abstiendra de tout achat. Pour les expéditions à l'étranger, s'adresser de préférence à un expéditeur.

XXIV INTRODUCTION. rom-hoirfH.

Vn. Rapports avec le peuple. Pourboires. Guides. Mendicité. Sûreté publique.

Cochers, gondoliers et autres gens de la sorte sont bien plus importuns que chez nons. On est interpellé de tous côtés, voire même assailli, lorsqu'on approche des endroits où ils stationnent. Après avoir choisi une voiture ou un bateau, on nommera le lieu oii l'on veut aller, demandera le prix (p. ex.: al Duomo, Isola Bella, etc., quanto voleté?) et exigera le tarif («la tariffa»). Si l'on est peu familiarisé avec la langue italienne, on évitera d'utiliser ses connaissances. On peut généralement se faire comprendre par signes. Si l'aftiuence des étrangers n'est pas grande et ponr de petites course.s, les personnes connaissant les usages du pays obtiennent des prix inférieurs à ceux du tarif. Si l'on désire «marcher à l'heure», on montrera sa montre en disant: «all'ora». Dans l'impossibilité de s'entendre tout de suite, on cherchera plus loin. Les prix des barques s'entendent toujours en Italie pour un seul rameur. Au cas où un second chercherait à s'imposer, ce qui double le prix, on s'en débarrassera par les mots: «basta uno», à moins qu'une forte brise n'oblige à accepter ses ofi'res. Le touriste quelque peu familiarisé avec la langue italienne et sachant garder son calme n'aura pas, dans les provinces du nord et du centre, grand' peine à se tirer d'affaire. Il en est autrement avec les Napolitains des' basses classes qui font parfois preuve d'une impertinence vraiment surprenante. Avant toute chose, on aura soin de ne pas se départir de son sang-froid; on n'usera jamais de brusquerie et s'en tiendra du reste aux tarifs et aux données de notre livre. On aurait tort de se fâcher des petites filouteries auxquelles n'échappe pas même le voyageur le plus expérimenté et l'on n'oubliera pas qu'en voyage la bonne humeur est une chose inappréciable.

Pourboires. — Tous ceux auxquels ailleurs on donne d'habitude ou accidentellement des pourboires, et d'autres encore, en attendent positivement en Italie; mais, en revanche, ils se contentent de moins que chez iious. Manda! buona mono! da hère! caffè! sigaro! à Naples aussi maccaroni! sont des réclamations qui se répètent partout. Il faut donc avoir toujours une bonne provision de petite monnaie (v. p. x). Les voyageurs sans prétentions s'en tireront souvent à bon compte; car, ici comme ailleurs, on attend beaucoup de celui qui exige beaucoup et moins d'une personne modeste. Dans les hôtels et les restaurants, compter pour les pourboires env. 5 à 10 "/o de la dépense. Dans les musées, etc. à entrée payante, on se fera une règle de ne pas donner de pourboire aux gardiens (citstodi). Dans les collections particulières, donner de 50 c. à 1 fr. pour 1 ou 2 pers., de 1 fr. à 1 fr. 50 pour 3 ou 4, et moins, si l'on répète sa visite. Pour se faire ouvrir une porte dans les maisons ou les églises, de 10 à 20 c. ; si l'on se fait accompagner e1 s'il y a des

Sûreté publique. INTRODUCTION. XXV

tableaux ou autres objets à découvrir ou s'il faut de la lumière, de 50 c. à 1 fr., suivant la nature du service et la durée du séjour. On se dispensera de rémunérer des services qu'on n'a pas réclamés ou de donner un pourboire à qui n'en demande pas.

Guides. — Les guides (guide, siug. la guida) se payent 6 à 10 fr. par jour. Les plus sûrs sont encore ceux qu'on trouve dans les grands hôtels. Dans quelques villes, les meilleurs guides se sont syndiqués et portent la désignation de «guide patentâtes. Il y a à Rome des guides qui ont subi un examen de la commission d'archéologie italiemie. A l'aide de ce volume, de ses plans et de ses cartes, on pourra bien se passer de leurs services (v. aussi p. xxni).

Mendicité. — La mendicité (accattonaggio) a de tout temps été considérée comme une source légitime de revenus. Les efforts des autorités pour l'endiguer sont restés jusqu'ici sans résultat, en partie par suite de la trop grande libéralité des étrangers. La plupart des mendiants se tiennent aux portes des églises. Le mieux est de ne rien donner et de se débarrasser des importuns par un signe ou par le mot «niente». Si cependant on veut faire l'aumône, on s'en tiendra à une bagatelle et s'abstiendra en tout cas de donner de l'argent aux enfants.

Sûreté publique. — La police est faite dans les villes par les gardiens de la paix (guardie; sing. la guardia) et <à la campagne par les carabiniers (carahinieri); ces derniers portent l'habit noir à passepoils écarlates et le tricorne. On évitera, en Italie comme ailleurs, d'errer la nuit dans les quartiers déserts. En cas d'excursion, on s'arrangera de façon à rentrer en ville au plus tard à la nuit tombante. Les dames seules ne devraient absolument p.is s'aventurer, ce qui est souvent le cas p. e.x. à Rome et à Naples, dans des contrées écartées. Quant an reste, les attaques à main armée ne sont guère plus fréquentes qu'aux alentours de nos grandes villes. Par contre, les pickpockets sont bien plus nombreux que chez nous. Montres, bijoux, réticules, portefeuilles et porte-monnaies sont particulièrement en danger dans la foule qui se presse aux guichets des gares, sur les quais et dans les tramways. On portera donc toujours les grosses sommes d'argent dans une poche intérieure de ses vêtements (v. p. x).

VJ-LL. Postes et télégraphes.

Postes. — Les bureaux sont ouverts, dans les grandes villes, tous les jours sans exception, de 8 h. du matin à 8, SV/g. 9 ou 9 h. '/j du soir. Dans les petites localités, ils sont d'ordinaire fermés pendant plusieurs heures au milieu de la journée. Pour les lettres qu'on se fera envoyer poste restante (ferma in posta), recommander à ses correspondants d'écrire l'adresse aussi clairement et brièvement que possible, de souligner le nom de famille (cognome; prénom,

XXVI INTRODUCTION. Postes et télégr.

nome) et d'affranchir suffisamment. La plupart des grands bureaux ont plusieurs guichets pour délivrer la poste restante ; des lettres désignent ceux auxquels on doit s'adresser. Comme les adresses illisibles occasionnent facilement des erreurs de classement et que les correspondances insuffisamment affranchies sont mises à part, il arrive souvent qu'on réclame inutilement, même dans les grandes villes. Pour éviter de longues explications, présenter sa carte de visite, en ayant soin de souligner le nom de famille. Si l'on reste plusieurs jours dans la même localité, il sera préférable de faire adresser ses lettres à l'hôtel. — Les débits de tabac vendent aussi des timbres-poste, dits francoholli. Une boîte aux lettres s'appelle huca ou cassetta per le lettere ; il y a aussi des boîtes pour les imprimés, per le stampe.

Tarifs postaux. — Lettres: 15 grammes, pom' la ville, 5 c. ; pour le reste de l'Italie, 15 e. ; pour l'étranger («per l'estero»), Union postale, 25 c.; la surtaxe («segnatassa») pour affranchissement iusuffisant comporte le double de la somme qui manque. — Cartes-lettres («biglietto postale»), mêmes prix. — Cartes postales («cartolina postale»), pour la ville, 5 c; pour l'Italie et pour l'étranger, 10 c. indistinctement, avec réponse payée («con risposta pagata»), 15 et 20 c. — Imprimés sous bandes («stampe sotto fascia»), 2 et 5 c. par 50 gr. — Recommandation : 10 c. pour la ville et pour les imprimés, sinon 25 c. ; la lettre doit alors porter la suscriptiou «raccomandata». — Mandats-poste («vaglia postale»): en Italie, ju8qu'<à 10 fr. 10 c; de 10 à 25 fr. 20 e. ; à 50, 75 et 100 fr., 40, (30 et 80 c; de 100 à 200 fr. 1 fr. Pour la France: 25 c. jusqu'à 50 fr. ; au-dessus, 25 c. par 50 fr. Il y a aussi des mandats télégraphiques. — On ne peut se faire délivrer à la poste le montant d'un mandat ou une lettre recommandée qu'en produisant un passeport ou un livret d'identité («libretto di ricognizione») qu'on reçoit, sur demande préalable, à la «Direzione Uffici di prima Classe» (50 c), ou bien encore en amenant un témoin connu. Il y a moins de formalités quand on fait adresser l'envoi à l'hôtelier, apr^s s'être entendu avec lui à ce sujet.

Colis postaux, jusqu'à 5 kilos et ne dépassant pas (îO ceutim. en longueur et en largeur, 1 fr. en Italie (GO c. jusqu'à 3 kilos), prix divers pour l'étranger; 1 fr. 25 pour la France et la Suisse, 1 fr. 75 pour la Belgique, l'AUemagne, etc. Ces colis doivent être fermés à la cire et ne pas contenir de lettres. 2 à 4 déclarations en douane, en français ou en italien. — Echantillons et menus objets tels que des fleurs (« campioni senza valore»), jusqu'à 350 gr., pour l'Italie, 2 c. par 50 gr. ; pour l'étranger, 10 c. les premiers 100 gr., puis 5 c. par 50 gr. ; on peut les recommander.

Télégraphes. — Poui- l'Italie même, 1 fr. pour 15 mots, télégramme urgent, passant avant toute dépêche particulière, 3 fr., et 5 ou 15 c. par mot en sus. — Pour l'étranger, 1 fr. de droit fixe, plus: pour la Suisse et l'Autriche-Hongrie, de 6 à 14 c. par mot, selon la distance; la France et l'Allemagne, 14 c. ; la Belgique, 19 c. ; la Hollande et le Danemark, 23 c. ; l'Angleterre et la Suède, 2G c. ; la Norvège, 34 c. ; la Russie d'Europe, 42 c, etc. — Demander un reçu {ricemita; 5 c).

yoticen hMoriquen. INTRODUCTION. XXVII

Chronologie de l'histoire d'Italie.

I. De la fondation de Rome à la chute de l'empire d'Occident.

574 Fondation de Rome. — Population primitive du pays: dans l'Italie centrale, Italiotes, comprenant les Latins, les Ombriens, les Osqttes (Samnites) et les Etrusques; dans l'Italie méridionale, Lrieaniens, Brutievs, Sicules et Grrecs; dans l'Italie septentrionale. Ligures, Gaulois et Vénètes.

260 Première victoire navale des Romains commandés par C. Duilius à Myles, dans la I'"'^ guerre punique.

218-201 II* guerre punique. Victoires d'Aniiibal dans les batailles du Tessin et de la Trébie (218), du Trasimène (217) et de Cannes (216). Défaite à'Asdrubal sur les bords du Métaure (207).

102, 101 Marù/s vainqueur des Teutons à Aix et des Cimbres à Verceil. 88-82 Guerre civile : Marias et Sylla.

60 Premier triumvirat: César, Pompée et Crassus. — 49-48 Guerre civile: César et Pompée. — 44 Assassinat de Jules César. Octave et Antoine défont à Philippes (42) les armées des conjurés M. Brutus et Cassius.

43 Deuxième triumvirat: Octave (en Italie), Antoine (en Egypte) et Lépide. L'armée d'Octave, sous les ordres de M. Vipsanius Agrippa, bat la flotte égyptienne devant Actium (31). 30 César Octave Auguste. Campagnes contre les Parthes et contre les Germains. — 14 apr. J.-C.-68 Empereurs de la «gens» Julia-Claudia: Tibère (14-37; campagnes de Germanicus, son flls adoptif, contre les Germains; Séjan, sou favori, est fait préfet du prétoire), Caligula (37-41), Claude (41-54), et Néron (54-68; en 64, première grande persécution des chrétiens).

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