I. Pouzzoles, Baies et cap Misène
La contrée à l'O. de Naples, qui porte le nom de champs Pfdégréens, a été autrefois le théâtre d'éruptions volcaniques qui se terminèrent au XVI" s. par la formation du Monte Nuovo (p. 400). De nos jours encore, on peut observer des vapeurs chaudes et des filets d'eau qui en plusieurs endroits suintent du tuf à la surface. Les souvenirs historiques qu'évoquent ces campagnes ne sont pas moins intéressants: c'est de là que la civilisation grecque se répandit d'abord en Italie; les chants d'Homère ainsi que l'Enéide de Virgile ont prêté à ces parages un charme immortel ; et plus tard encore, l'Orient et l'Occident restèrent en relation fréquente par l'intermédiaire de ce pays. Sous l'Empire, ou y construisit de superbes villas, dont il reste encore des ruines. Les îles et les caps, les baies et les lacs, la conformation merveilleuse de la terre et de la mer, donnent à cette contrée une beauté toute particulière.
Chemin de fer de Ciimes (Ferrovia Oumana): 13 trains par jour jusqu'à Pouzzoles dont 8 continuent jusqu'à Torregaveta; départ ixxlarpo Ilontesanto, à l'O. de la via Roma (p. 374). Tunnel de 2400 m. sous le château St-Elme, stat. au cours Victor- Emmam(,el (3 kil. ; p. 391), où monteront la plupart des étrangers (onm. de la place St-Ferdinand; v. p. 372), et encore un tunnel. Stations suiv. : 4 kil., Fiiorigrotta (p. 397); 8 kil., Bagnoli (p. 397); 12 kil., Pouzzoles (Pozzuoli; p. 397); 14 kil., Arco Fdice (p. 400); 16 kil., lac Lucrin (p. 400); 17 kil.. Baies (Baia; p. 400); 18 kil., Ouma-Fusaro (^. -^01); 19 kil., Torregaveta {\>. Wi). Prix, du largo Montesanto: pour Pouzzoles, 1 fr. 05, 70 c. et 45 e., aller et retour 1 fr. 25, 85 c. et 55 c.; Baies, 1 fr. 60, 1 fr. 05 et 70 c. ou 2 fr. 60, 1 fr. 75 et 1 fr. 15; Cuma-Fusaro, 1 fr. 75, 1 fr. 15 et 75 c. ou 2 fr. 70, 1 fr. 80 et 1 fr. 20. Billets d'aller et retour, valables 10 jours et donnant droit à 5 arrêts en cours de route: l'» cl. 3 fr. 15, 2= cl. 2 fr. 10; billets pour iin dîner à Lucrino, Baies ou au lac de Fusaro, 3 fr.
Tram"way électr. pour Pouzzoles (n» 22, p. 366), de la Torretta (pi. B 7; p. 392), où il y a des haltes des tramways n'« 1, 2 et 4 (p. 366). Stat.: Fuorigrotta, Pilastri, Agnano, Bagnoli, la Pietra, Subveni Homini et Cappuccini.
EmpliOI du temps: de bon matin, par la ligne de Cumes, à Pouzzoles et après la visite du temple de Sérapis et de l'amphithéâtre (1 h. i/^), on reprend le train pour Baies. De là, à pied ou en voit, au cap Misène, ensuite au lac de Fusaro (5 à 6 h. à pied, arrêt compris, 2 h. '/j à 3 h. en voit.). Ketour à Naples en chemin de fer. — Les stat. de chemin de fer de Montesanto et du cours Victor-Emmanuel délivrent des billets du «service cumulatif avec les voit. publ. de Pouzzoles», qui comprennent outre le trajet en chemin de fer jusqu'à Pouzzoles (ou Baies) la visite en voiture des principales curiosités de Pouzzoles, de Baies, du cap Misène, de Cumes, etc. Prix, aller et retour: 1 pers. l" cl., 7 fr. 15 (à Baies, 7 fr. 95); 2« cl., 6 fr. 45 (7 fr.); 2 pers., 9 fr. 30 (10 fr. 90), 7 fr. 90 (9 fr.)j 3 pers., 11 fr. 45 (13 fr. 85), 9 fr. 35 (11 fr.). Le chef de gare de Pouzzoles indique les voitures auxquelles on a droit et procure des guides, à 5 fr. par jour.
Les restaurants de la contrée étant médiocres et chers, on fera bien d'emporter de Kaples quelques provisions de bouche.
Pouzzoles. ENVIR. DE NAPLES. ^y- ^ ^'- 397
A la sortie de la Nouvelle grotte de Pausilippe (p. 392), à l'O., se tronve le village de Fuorigrotta, où le tramway a une halte sur la piazza, prés de l'église. La stat. du chemin de fer de Cumes est à 5 min. de cette place; on s'y rend en .suivant la rue à dr. à côté de l'église (via Giac. Leopardi) jusqu'à la voie ferrée , puis en prenant à dr. le long de cette dernière.
En.suite, deux stat. de tramway, Pilasfri et Âgnano. A 1 kil. au N. d'.\gnauo, qui e.st aussi desservi par la ligne de Cumes, se trouve l'anc. lac d'Aynano, sur la rive S. duquel est la grotte du Chien (Grotta del Cane), remplie d'acide carbonique.
Bagnoli (pron. tBagnôIi»; stat. du traniw. et du chcm. de fer) est une petite station balnéaire, fréquentée pour ses eaux thermales salées et sulfureuses. Elle est située au point de jonction de la route qui passe par la Nouvelle grotte de Pausilippe et de la strada Nuova di Posilipo, v. p. 393.
La route et le chemin de fer longent ensuite la côte. Le cheni. de fer traverse dans trois tunnels les collines de tuf volcanique voisines de la mer et le mont Olibano, qui a été en quelque sorte intercalé ici par une coulée de lave trachytique. Le tramway s'arrête encore à Cappuccini, à l'E. de Pouzzoles, puis enfin, an delà d'un petit tunnel, non loin de la place Victor-Emmanuel. Le chemin de fer a également une station (Cappuccini) dans le faubourg de l'E., et passe ensuite sous la ville en tunnel pour atteindre la gare principale au N.
Pouzzoles (Pozzuoli). — Restaurants (v. p. 39t'.). Le Ristor. dei Oîippiircitii. établi dans un ano. couvent de capucins, dans la mer, à l'extrt'mité E. de la ville, et le C'dfTè Ntiovo Tmmicays. à la station terminas du tramway, sont les seuls dont les étrangers puissent tenir compte. — On ne donnera pas plus de 1 fr. 50 au ciceroîje pour la visite de la Solfatare, de l'amphithéâtre et du temple de Sérapis; pour un âne, pas davantage.
On descendra de préférence aux stations du chem. de fer on du tramway à l'E. de la ville (v. ci-dcssns) et fera le tour décrit p. 398-.S99 (1 h. */, à 2 h., arrêt compris). — Si an contraire on ne qnitte le train (Ferrovia Cnmaoa) qu'à la gare principale (v. ci-dessus), on visitera d'abord le temple de Sérapiê (v. p. 399), puis on reviendra par la ruelle de Sérapis. traversera la voie et prendra à dr. jusqu'à la grande route qui monte. Airivé là, on peut soit continuer tout droit en croisant cette giande route et, au bout de 120 pas, en face de la passerelle qui franchit la voie, monter à e. par la route pavée dite <• strada Mandi-a» et la via Carlo Rosini jusqu'à la place où est l'église de la Deipara Cp. 398), pour prendre là, immédiatement à g., la «via Anfiteatro», qui mène à l'amphithéâtre (k 10 on 12 min. du temple de Sérapis); — ou bien suInib la grande route qui monte à g. jusqu'à l'octroi (Uffizio daziario) , touiner alors brusquement i dr. sur la hauteur, pour arriver (eu 2ô min. du temple de Sérapis) à l'amphithéâtre. Ensuite on va, comme il est indiqué p. 398, à g. jusqu'à la Solfatare (1 h. aller et retour) et ou redescend à l'extrémité orientale de la ville (en tout, 2 h.).
Pouzzoles est une ville calme de 17 000 hab., au pied et sur le versant d'une hauteur tufière (36 m.) qui s'avance dans la mer. Elle a été fondée au vi« s. av. J.-C. par des Grecs, qui lui donnèrent le
ENVIR. DE NAPLES.
Pouzzoles.
nom de Dikasarchia. Tombée au pouvoir de Rome à la suite de la seconde guerre punique, elle dennt colonie romaine en 194 av. J.-C, et son nom fut changé en celui de Puteoli. Ce fut dans l'antiquité la ville commerciale la plus florissante de l'Italie, surtout par ses relations avec l'Egypte et l'Orient. St Paul, allant à Rome l'an 62 de notre ère, y resta sept jours (Actes des Ap., 28). Le môle a des restes de la jetée romaine, dite Ponte di Caligola. La cathédrale, S. Proculo, est construite sur les fondements d'un temple d'Auguste, dont on voit encore six colonnes à l'extérieur.
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1 OrT1mm*-|To.
De la station du ch. de fer ou de celle du tramway à l'E. de la ville (p. 397) , on suit pendant 4 min. la grande route à l'O. et on monte à dr. jusqu'à la via Carlo Rosini par la route intérieure qui est tortueuse (la route du milieu conduit à la cathédrale et plus loin à l'O. jusqu'au port, v. ci-dessus). Au bout de 5 min., la via Carlo Rosini s'élargit pour former une place allongée bornée à l'E. ou à dr. par un orphelinat de jeunes filles (Orfcuiotrofio C. Rosini) et la petite église de la Deipara. Pour aller de là à l'amphithéâtre (p. 399), on prend à g., tandis qu'en poursuivant tout droit, on arrive en 15 à 20 min. à la Solfatare. Entrée, 1 fr. par pers. ; les guides sont superflus (pourb.).
La Solfatare, volcan à demi éteint, dont la seule éruption con-
PouzzoU». ENVIR. DE NAPLES. IV. H. 31. 399
nue est celle de 1198, forme un bassin ovale entouré de collines de tuf, dont les nombreuses fentes ou fumerolles («fumaroli») laissent échapper des vapeurs et des émanations sulfureuses. Le sol rend un son creux. Il y a 8 min. de l'entrée jusqu'à la «Bocca (irande». Si l'on visite le Vésuve, ou peut renoncer à voir la Solfatare.
Peu avant d'arriver à la Solfatare, se détache à dr. un chemin conduisant au couvent de capucins do S. Gennaro. Au-dessus de ce dernier, VUE superbe.
On retourne à la place devant la Deipara et suit la via Carlo Rosini au N.-O. jusqu'<à la bifurcation, puis prend à dr. la via Anflteatro qui mène en moins de 3 min. à
l'amphithéâtre (entrée 1 fr. dans la scm., libre le dim.), la mieux conservée et la plus intéressante de toutes les ruines de Pouzzoles. Il est établi sur trois rangées d'arcades, qu'entourait un portique. Les deux entrées principales étaient ornées d'une triple colonnade. Le grand diamètre de l'édifice mesure 147 m. et le petit 117 m., l'arène 72 sur 42 m. La place de l'empereur était décorée de colonnes corinthiennes eu marbre noir. On a déblayé les galeries et les chambres souterraines pour les gladiateurs, les bêtes fauves, etc. Un aqueduc, à g. de l'entrée orientale, permettait de submerger toute l'arène pour les représentations navales ; le canal d'évacuation est daus la galerie principale. Sous Dioclétien, St Janvier et ses compagnons y furent inutilement exposés aux bêtes, comme le rapporte une inscription sur* la chapelle qui lui est consacrée; ils furent ensuite mis à mort près de la Solfatare.
De l'amphithéâtre, on retourne à la bifurcation mentionnée cidessus et on descend immédiatement à dr. la rue pavée dite strada Mandra; puis on prend à dr. peu avant d'arriver au bout de la rue et on traverse la grande route. Ou bien, en sortant de l'amphithéâtre, on prend à dr. sur la hauteur, dans la direction N.-O. (beau coup d'oeil sur le golfe), jusqu'à l'octroi (Uflîzio daziario ; 10 min.), où l'on tourne brusquement à g., pour- descendre en 8 min. sur la grande route jusqu'à l'endroit où aboutit à g. la strada Mandra. De là, on prend de nouveau à dr. et 4 min. après, on traverse la voie ferrée, à g., pour entrer dans la ruelle de Sérapis et arriver an prétendu
temple de Sérapis ou Sérapéuvx, plutôt un ancien marché couvert («macellum»; v. p. 411) ou un établissement de bains. C'était une cour quadrangulaire, entourée de 48 grandes colonnes de marbre et de granit, sur laquelle donnaient 36 petites salles. Le vestibule avait six colonnes corinthiennes, supportant jadis une riche frise, et dont trois sont encore debout. Au milieu de la cour s'élevait une rotonde, avec un péristyle de seize colonnes corinthiennes, en jaune antique.
Le milieu de^ colonnes a été percé de trous par un mollusque dit «lithodomuB lithophagus», dont l'espèce existe encore dans la Méditerranée. On en a conclu que tonte la contrée serait restée plusieurs siècles affaissée dans la mer.
400 rv. B. 31. ENVIR. DE NAPLES. Buies.
La LIGNE DE CuMES longe ensuite, après un petit tunnel, le Stahilimento Armstrong, fonderie de canons et de blindages, fondée par la célèbre maison anglaise de ce nom. Belle vue à g., en arrière, sur Pouzzoles. — A 2 kil. de cette ville, la stat. à'Arco Felice (p. 402). La voie passe au pied du Monte Nuovo (139 m.), hauteur volcanique qui s'est formée en 1538.
A 4 kil., la stat. de Lucrino, à l'extrémité E. du lac Lucrin, renommé dans l'antiquité par ses huîtres et qui est séparé de la mer par une bande de terre. A 10 min. au delà du lac Lucrin, au N., est situé le célèbre lac Averne, que les anciens considérèrent comme l'entrée des enfers jusqu'au jour où Axiguste réunit le lac Averne au lac Lucrin et eu fit un port militaire. La formation du Monte Nuovo (v. ci-dessus) changea complètement la configuration du pays.
Le chemin de fer longe la route sur la bande de terre, près du bord de la mer, et traverse l'extrémité de la Punta delV Èpitafpo, que contourne la route. Avant le tunnel, à dr., les bains de Néron, longue galerie dans le roc , an bout de laquelle jaillissent quelques sources d'eaux thermales. Encore un petit tunnel, à la sortie duquel on voit à dr. le prétendu temple de Diane (v. ci -dessous); à g., à 1 kil. du lac Lucrin et 5 kil. de Pouzzoles, la gare de Baies.
Baies. — Restaurant (v. p. 396): Vittoria, près de la gare.
Voitures, à 1 chev., pour 3 pers., à la gare: pour Misène et le lac de Fusaro, avec arrêts à la Piscina Mirabilis et an cap Misène, où l'on monte à pied, eiiv. 6 fr., en faisant le prix. — A pied, le trajet demande 6 h., aller et retour.
Baies, en ital. Baia, petit village sur la baie du même nom, jouit d'une vue superbe. La localité antique de Baise fut le plus brillant des bains du monde romain, à la fin de la République et sous l'Empire. Il ne reste plus que des ruines désertes des établissements de bains et des villas grandioses, dont les fondements s'étendaient souvent au loin dans la mer ; il y a surtout trois grandes constructions, qui n'ont évidemment jamais servi de temples, ainsi qu'on les nomme actuellement.
C'est d'abord le prétendu temple de Diane, qui s'élève dans une vigne en face de la gare. On voit parfaitement du perron cette énorme construction octogone, ronde à l'intérieur, avec une coupole à demi conservée.
Au sortir de la gare, on tourne à dr. et on arrive, 150 pas plus loin, à dr. à l'entrée de la vigne où se trouve le prétendu temple de Mercure, grand bâtiment circulaire dont la voûte est ouverte au milieu. Il y a un curieux écho (pourb., 30 à 50 c. ; 50 c. aux femmes qui dansent la tarantelle). — Une centaine de pas plus loin, sur la grande route, le «temple de Vénus», autre édifice octogone voûté.
La route contourne le golfe, en passant devant quelques villas modernes. Elle monte ensuite, en longeant quelques colombaires. Dans le haut est le château de Baies, construit au xvi» s.
Cap Misène. ENVIR. DE NAPLES. i^- ^- 3/. 401
A 3 kil. de Baios, Bacoli, village construit dans les ruines d'une villa antique. — Plus loin, près du Mare Morfo, baie ensablée qui formait dans l'antiquité le bassin intérieur du port militaire de Misène créé par Auguste, la route se bifurque : à dr. sur Miniscola (v. ci-dessous), à g. sur Misène.
A 60 p.i8 au delà do cette bifurcation, on prend le sentier qui monte à g. du chemin du Misène et ou tourne à dr. dans le haut pour être en 5 min. à l'entrée de la Piscina Mirabilis, réservoir antique de 71 m. de long et 27 m. de large, avec voûte reposant sur 48 forts piliers, lo tout parfaitement conservé. La clef est à la villa Greco, la maison badigeonnée en jaune qiii se trouve dans le voisinage (30 c). — 7 min. plus loin dans la niSme direction, sur la hauteur, on découvre du toit d'une maison de paysan nne vite magnifique, moins belle, il est vrai, que le panorama du eap Misène, mais qui, si l'on est pressé, suffira à en donner une idée.
Le chemin de Mi-sène franchit l'étroit canal, qui relie le Mare Morto au port de Misène. On pas.se près des bâtiments blancs d'une anc. poudrière et l'on arrive en 15 min. env. au village de Miseno, où l'on quitte la route. L'ascension du cap, assez fatigante pour les dames, demande 1 h. à 1 h. '/i aller et retour. Un enfant peut servir de guide (40 à 50 c): «in coppa» signifie au sommet. On monte à dr. derrière l'église, suit le chemin principal dans la direction d'une ferme et prend à dr. immédiatement avant d'y arriver, puis à travers les vignes, par des .sentiers escarpés.
Le cap Misène est un cratère isolé qui s'élève de la mer à lt2 m. de hauteur, et qui ressemble un peu à un énorme tumulus. Virgile en fait le tombeau de Misenus, trompette d'Enée. Du sommet, la *vuE qui s'étend sur les golfes de Naples et de Gaète et les collines d'alentour, est une des plus belles des environs de Naples (pourboire, 20 c). On se croit au milieu d'un système compliqué de langues de terre, de détroits, de lacs, de baies et de promontoires. Près de la mer, an S., une tour du moyen âge et un phare relié au village par une route pratiquée dans le rocher.
Du cap, on retourne à la bifurcation de la route et suit celle-ci au N. du Mare Morto (v. ci-dessus). 1 kil. plus loin est une nouvelle bifurcation : le bras droit passe entre le mont de Procida, massif de tuf couvert de débris de villas antiques et de vignes qui produisent un vin délicieux, et le mont de' Salvatichi, pour atteindre Torregaveta (3 kil.) et le lac de Fu.saro (4 kil.; v. ci-dessous).
Le bras g. du chemin aboutit à env. 750 m. de là à un embarcadère (sbarcatoio) des barques pour Procida (traversée 1 fr. 50 à 2 fr.). Il est interdit d'aller sur l'étroite bande de ten'e dite Spiaggia (H SÏiniscoIa, qui s'étend d'ici jusqu'au cap Misène, séparant le Mare Morto du détroit de Procida.
En chemin de fer, il n'y a que 1 kil. de Baies an lac de Fnsaro. La voie passe immédiatement après Baies par un petit tunnel.
Le lac de Fusaro, que les anciens appelaient Acherusia lacus, servit peut-être de port à Cumes à une époque reculée de l'antiquité. Près de la gare se trouve le restaurant «degli Antichi Romani» et cent pas plus loin l'entrée de V Ostricoîtura, renommée
402 IV. R. 31. ENVIR. DE NAPLES. r»chia.
pour ses huîtres. Dans le lac, en face, une villa (Casino Reale) construite par Ferdinand I*''.
Le chemin de fer se termine 1 kil. 5 plus loin , à Torregaveta, au bord de la mer; beau coup d'oeil sur Ischia. — Bateau à vap. pour Ischia, v. ci-dessous.
On peut aller au N. du lac de Fuaaro en 3/4 d'h., par un chemin carrossable qui passe devant l'Ostricoltura, à l'endroit où était jadis Cumes, la Kymé (p. 369) des Grecs, fondée par ceux-ci au vin« s. av. J.-C. , et dont l'acropole est encore entourée de restes de murs énormes. Au retour, on peut prendre le chemin qui passe sous VArco Fdice, à V4 d'h. au S.-E. de Cumes. C'est un viaduc antique haut de 20 m. et large de 6 m. Il y a 1 h. en tout jusqu'à la stat. d'Arco Felice (p. 400).
n. Ischia.
1 jour Vî- Les voyageurs pressés se contenteront d'aller à Casamicciola et à l'Epomeo. — Bateaux a vapeur de la «Società Napoletana di Navigazione a vapore» (bureau à l'Immacolatella Vecchia, p. 373) pour Casamicciola: 1° bateaux en correspondance avec le chem. de fer de Cumes (p. 396) , qui vont 3 fois par jour de Torregaveta (v. ci-dessus) à Casamicciola, en 1 h. 20 min., par Procida et la ville d'Ischia; — 2" de l'embaroadcre de l'Immacolatella Vecchia fpl. G5), 1 fois par jour, l'aprèsmidi, en 2 h. 1/2. en passant également par Procida et la ville d'Ischia (de Casamicciola, le bateau continue sur Forio et revient le matin du jour suivant); en outre, du 1" juin au 30 sept., part chaque matin un vapeur, qui revient l'après-midi. — Prix (comprenant pour la ligue n" 1 le trajet en chem. de fer et l'embarquement à Torregaveta): 4 fr. 05 et 2 fr. 55; billets d'aller et retour, valables pendant 8 j., 6 fr. 80 et 3 fr. 75.
La première stat. des bateaux à vapeur est Procida, ville principale de la petite île du même nom, située au N.-E. d'Ischia. Ses maisons blanches aux toits plats sont dominées par un château.
L'île d'Ischia, la Pithéciisa des anciens, appelée Iscla au ix^ s., est la plus grande île des environs de Xaples. Elle a à peu près 30 kil. de tour, non compris ses nombreu.ses baies, et compte env. 30000 hab., vivant de la culture de la vigne et des arbres fruitiers et en partie aussi du produit de la pêche. Elle est d'origine volcanique comme l'ile de Procida.
La ville d'Iscliia, chef -lieu de l'île, s'étend pittoresquement le long du rivage E. Elle est dominée par un château fort du xv« s., situé sur un îlot rocheux qui est rattaché à l'île principale par une digue de pierre. — Le bateau passe ensuite devant Porto d'Ischia, avec des sources thermales sodiques et un parc royal, puis longe la côte N. de l'île, pour s'arrêter au débarcadère (Marina) de
Casamicciola. — Arrivée: débarquement ou embarquement, 20 c. par pers.; barque entière, 1 fr. Commissionnaire: pour une malle, 20 c. jusqu'à la voiture, et 40 à 50 c. pour aller plus loin.
HÔTELS, presque tous recommandés, avec jardins et vue. — Sur la hauteur, à '/4 d'I'- de la Marina: *Dombré ou Gr.-U. Piccola Sentindla (eh. de 2 fr. 60 ou 3.50 à 5.50, rep. 1.50, 3 et 4.50); H. Bellevue; Gr.-H. Sauvé (ch. 2 à 4 fr., rep. 1, 2.50 et 4, v. c.) ; Eden Hôtel (ch. 3 fr., rep. 1.25, 3 et 4.50, v. c); B. Grande Sentindla (p. 7 à 10 fr., v. c). — Non loin de la Marina: *n.-P. Pithsecusa (ch. 2 fr. 50, rep. 1, 2.50 et 4, v. a).
PosÙipo f^grculaf
Sorura"
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