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central. — II. rellft/riiio (j)l. c, D -1), via Ugo Bassi, 7, avec ascciis. et cour vitrée, généraUMiuMit recomm. (ch. 2 tr. 50 à 3, rep. 1, 2.50 à 3 et 4, v. c, omn. 60 à 75 c); *Stella (Vltalia (pi. f, E 4), via Rizzoli, (>, avec restaurant fréquenté, bonne maison ital. (cli. 2 fr. .50 à 3.50. écl. 25 c. omn. 1 fr.) ; //. du Parc à de la Cuuronne (l'Italie (pi. e, E 2), via tlell' Indipeiuknza, tl5; H. Trois Rois <fc Métropole (l'I. li, El), via Rizzoli, 2t>, avec ehautf. central et bon rest. (oh. 2 il 3 fr.. omn. 7ô c). — Plus simples: Alb. S. Marco (pl. 1, E 2), via deir Indipeiiilcnza, t!0; Alb. de.l Commercio (pl. i, E 4), via Orotici, 2, avec rest. et débit de bière; .4/6. Roma (pl. k, D 5), via d'Azeglio, 11; Quattro Pelleffriiii (pl. g, E 4); 7Ve Zucchette, via délia Canepa, 2 (pl. E 4), avec trattoria fréquentée (cli. 1 fr. 50 à 2). — L'eau potable de Bologne vient des Apennins en une conduite longue de 19 kil., d'origine romaine, mais refaite en 1881.
Cafés (v. p. x.xi): C. San Pietro, via dell' Indipendenza, 5, près de la piazza del Nettuno; Ceidral Bar, piazza del Nettuno, au coin de la via ueir Indipendenza, tous deux très fréquentés le soir.
Hestaurants. Outre ceux des hôtels mentionnés ci-dessus: Al Viiio del Chianti, via Rizzoli, 20b; Risorgimeiito, piazza del Nettuno; Firenze, via deirinclipcndenza, 10.
Poste (pl. 30, D4), au pal. communal (p. 114; plus tard, à la place Minghetti, pl. E 5). — Téléoraphk (pl. 31, D4), via Ugo Bassi, 2.
Fiacres (à un chev.): course de la gare en ville, 1 fr., la nuit (de 10 h. à 5 h. en été, de 9 h. à tJ h. eu hiver) 1 fr. 50; bagages, 25 à 50 c. Course en vUle, 75 c. (la nuit, 1 fr.); à l'intérieur des bastions (Chartreuse, etc.). Va 'i- 1 fr. (la nuit, 1 fr. 50), chaque '/a h. suiv., 75 c. (la nuit, 1 fr.). Hors de ville, aux jardins Marguerite, à S. Michèle in Bosco, etc., 2 fr. l'heure, à la Madone de St-Luc (3 h.), 10 fr.
Tramways électriques: l" de la porte d'^izeglio (pl. D 7) à la gare («Ferrovia»; pl. El), par la place Victor -Emmanuel (pl. E 4-5); — 2" de la porte Maszini (pl. H f!) à la porte Atirelio Saffi (pl. A3), par la via Rizzoli (pl. E4) et la via Ugo Bassi (pl. D4); — 3" de la jilace Victor- Emmanuel à Meloncello (p. 120), par la porte S. Isaia (pl. A 4) et la chartreuse (p. 120). — En outre, de la place Victor-Emmanuel à la plupart des autres portes de la ville (10 ou 15 c). — Tramways a vapeur: de la place Malpighi (pl. C 4-5) par la porte Saragozza (pl. A 6 G) à Meloncello (30 et 15 c.) et à Casalecchio (p. 125); etc.
Théâtres: 'leatro Oomunale (pl. t;0, F 4; seulem. à la fin de l'automne), via Zamboni, 30; 2. del Corso (pl. 62, F 5), via S. Stefano, 31; T. Duse (pl. 64, F 6), via Cartoleria, 42; T. Olfjmpia, via dell'Indipendenza.
Principales ccriosités (1 j.): place Victor-Emm., S. Pefronio (ouvert tout le j.), S. Domenico (fermé de midi à 2 h.), S. Stefano, Mercamia, Acad. des Beaux- Arts ; l'après-midi, excursion à la Madone de St-Luc.
Bologne (50 m.), en ital. Bologna, place forte et chef- lieu de V Emilie, siège d'uii archevêché et du commandement du vi'" corps d'armée, e.st située dans une plaine fertile, au pied des Apennins, entre le Reno, VAposa et la Savena. C'est une des villes les plus anciennes et les plus prospères de l'Italie; elle compte actuellement 128000hab. et présente un caractère tout particulier, avec ses longues mes bordées d'arcades, ses palais en brique, ses nombreuses et vieilles églises, ses étranges tours et son enceinte des xni<=-xiv« s., longue de presque 9 kil., mais qu'on est en train de déraser en partie. Bologne doit sa célébrité surtout à son université où, dès les xi«xni« s., affluaient les fils de l'Europe entière, qui venaient y étudier le droit romain: c'est cette même université qui, au xiv<= s., introduisit l'étude de l'anatomie du corps humain.
Bxdeker. Italie. 3« édit. g
114 I. R- 16. BOLOGNE. Histoire. Pal. comm.
La ville étrusque, qui se trouvait ici, s'appelait Felsinu. Vers 400 av. J.-C, elle fut prise par les Boiens, peuplade gauloise, qui la nommèrent Bononia. Elle devint, sous le même nom, colonie romaine l'an 189 av. J.-C. Plus tard, elle fit partie de l'exarchat grec (p. 122), puis appartint aux Lombards et. aux Francs. En 1112, l'empereur Henri V la reconnut comme ville libre. Bologne entra ensuite dans la ligue des villes lombardes (p. 38) et prit une part très active aux luttes contre les empereurs, en particulier contre Frédéric II, dont le fils, le roi Enzio, fut fait prisonnier dans le sanglant combat de Fossalta, en 1249, et détenu à Bologne jusqu'à sa mort (v. ci-dessous). En 1401, la famille des Bentivoglio s'empai-a du pouvoir et dut le défendre ensuite contre les Visconti (p. 39) et les papes, jusqu'en 1506, époque à laquelle Jules II incorpora enfin Bologne aux Etats de l'Eglise. Elle fut rattachée par Bonaparte à la république Cisalpine en 1796, puis de nouveau réunie aux Etats du pape en 1815; les soulèvements de 1821, 1831 et 1848 furent réprimés par les Autrichiens. Enfin elle se donna en 1860 au royaume d'Italie.
Dans l'histoire de la peinture, on relève d'abord le nom du Francia (1450-1517) qui acquit une réputation plus que locale. Plus tard, l'académie fondée par Louis Carrache (1555-1619) et continuée par Anvibal et Augustin Carrache, amena dans l'art italien une nouvelle Renaissance, qui aujourd'hui offre sans doute moins d'intérêt que l'époque précédente, mais a toutefois produit des œuvres admirables. Les peintres les plus importants dépendant de cette école sont le Guide {loli- 16i2), le plus brillant de tous, le Dominiquin et le Guerchin.
Les *PLACES Victor-Emmanuel II et de Neptune (Nettuno; pi. E4), contiguës à angle droit, forment le centre de la ville; elles comptent parmi les plus belles de l'Italie. Sur la première s'élève, depuis 1888, la statue équestre de Victor - Emmanuel II; sur la seconde, l'imposante fontaine de Neptune, exécutée de 1563 à 1567 et ornée d'une grande statue de ce dieu, d'enfants et de sirènes sur des dauphins, par Jean Bologne (p. 163).
Le côté 0. des deux places est borné par le palais communal (pi. D 4-5), vaste édifice gothique commencé vers l'année 1290, réédifié en grande partie de 1425 à 1430, après un incendie, et restauré de 1885 à 1887; il a une tour d'horloge de 1444. Au-dessus de l'entrée principale est une statue en bronze (1580) de Grégoire XIII, pape originaire de Bologne. A g., en haut, la Vierge, bas-relief par Niccolà dell'Arca (1478).
En face, à l'E. de la place de Neptune , se trouve l'anc. palais du Podestat (pi. 29, E4), édifice de 1201, mais presque entièrement reconstruit de 1492 à 1494, dans le style de la première Renaissance. A côté, le palais du roi Enzio, du style gothique, restauré en 1905 et dans lequel le jeune roi trouvère (v. ci-dessus) fut détenu de 1249
s. Petronio. Musée. BOLOGNE. I. R. 16. II5
à 1272, consolô, dit la légeude, pur rainour de la belle Lucie Viadagola, dont les Beiitivogli seraient les descendants. — Le Purlico de' Banvhi, à côté du palais, remanié en 1562 par Viguole, est occupé par des magasins.
A l'angle S.-K. de la place Victor-Emmanuel s'élève *S. Petronio (pi. Eô), église goth., consacrée au patron de lîologne. Commencée en 13i>0 dans des dimensions colossales, pour rivaliser avec les plus grandes églises d'Italie, la construction en fut interrompue en Kk')'.»; on n'a exécuté que la partie antérieure de la nef jusqu'au transept. Elle a 117 m. de long, 48 m. de large et 40 m. 40 de haut dans la nef centrale. La façade, achevée seulement dans sa pai'tie inférieure dep. lôôG, a au grand portail d'excellentes sculptures de Jac. ddla Quercia (1425-1438).
L'intérieur est très beau et riche en œuvres d'art. Ou reinarqiuiva les clôtures en marbre des chapelles. — 4" cliai). à dr. de l'entrée, vitrail de llt>t>. — 8» chap., stalles Renaissanee de 1521. — 'J<= chap., statue de St Antoine par J. Saiisoviiio, oeuvre de jeunesse, et ses huit miracles peints un grisaille par Girol. da Treviso; beaux vitraux. — 11» ehap., Assomption, haut -relief par Nice. Tribolo, les deux anges de Properzia de' Rossi, son élève. En face, couti'e le mur du eliœuv, groupe isolé représentant une Pietà, par Vinc. Onofri. — Le chœur a un baldaquin sous lequel Charles- Quiut a été couronné en 1.530, jiar le pape Clément VII. — A l'extrémité du bas côté de g., dans l'ane. œuvre de l'église (fabbriceria), lo petit musée de St-Pétrone contenaut des plans et un modèle en bois de l'église, des vases sacrés, etc. Dans la ehap. Hacciocehi, la 5° à partir du maître-autel, le monument d'Elise Baccioeehi (ni. 1820), grande-duchesse de Toscane, sœur de Kapoléou \"; celui de Félix, sou mari, et, en face, celui de trois de leurs enfants. Sur l'autel , une Vierge de Lor. Costa. Entre la 8» et la 9« chap., St Christophe, fresque du xv« s. En face, sur le pavé, la méridienne tracée en ItjôlJ par Giov. Dom. Cassini.
A l'E. de S. Petronio, via dki.l' Archiginnasio, 2, dans \e palais Galvani, se trouve le musée civique (pi. 27, E 5), remarquable collection d'objets préhistoriques provenant de la campagne bolonaise, et d'autres antiquités, ainsi que de sculptures bolonaises médiévales et modernes, de majoliques, médailles, etc. L'entrée est sous les arcades. Ce musée est visible en semaine de 9 h. à 4 h. 10 h. à 3 h. de nov. à mars), moyennant 1 fr., et gratuitement le dim. de 10 h. à 2 h.
La COUR à colonnes où l'on passe du vestibule (à dr., le guichet pour les billets), est celle de VOspedule délia Morte (1150); ses galeries renferment des inscriptions antiques et du moyen âge. Ensuite, le Museo del Risorr/imetito, avec des souvenirs des guerres de Napoléon et de celles de l'indépendance de l'Italie. — Dans la deuxième cour sont de beaux ornements en terre cuite des xiv'-xvi* s.
Pre.mier étage, musée d'antiquités. — I" salle (à dr.) : objets préhistoriques , trouvés dans des cavernes et des habitations lacustres. — III'-V» salles: antiquités égyptiennes. — VI" salle: antiquités grécoromaiues. Au milieu: A, tête de Minerve, du temps de Phidias; B, parm-e en or; D, vases; E, tête-portrait, ouvrage grec. — VIII» salle: antiquités étrusques; entre autres, sculptures provenant du fronton d'un temple.— IX» salle: antiquités romaines.
X» salle (Monumenti délia Necropoli Felsiuea), la plus importante. Dans la première partie de la salle, objets de la période ombrienne (vers
116 /. R. u: BOLOGNE. S. Domenico.
800-600 av. J. -C.) qui précéda la période étrusque; entre autres, vases italiques avec ornements gravés, puis imprimés; bronzes, ivoires. Au fond do la salle, objets de l'époque étrusque: stèles ornées de bas-reliefs et tombeaux complets (surtout H, avec une amphore attique et un magnifique candélabre étrusque en bronze); puis vases grecs du v" s., d'importation.— Dans la pièce voisine à dr., trouvailles provenant de tombeaux celtiques. — XI= saiae : ustensiles en bronze de l'époque ombrienne.
Les dernières salles comprennent le musée du moyen âge et moderne. Xll» salle: armes et armures. — XIII" salle: inajoliques d'origine bispauo -mauresque, de Faenza, Grubbio et de Casteldurante; verres des xiv« et xv s. — XIV" salle: émaux et ivoires. — XV» salle: sculptures des xvi<=-xixe s.; médailles de la Renaissance. — XVI« salle; sculptures des viii'-xv" s.; du côté des fenêtres, Boniface VIII (m. 1303), bronze; monuments funéraires de professeurs de Bologne. — XVII» salle: crucifix du moyen âge, etc.; au milieu, vieux livres de corps de métier.
La via dell' Archiginnasio, dans la partie S. de laquelle la bonne société se donne rendez- vous pendant la saison froide, aboutit à la PLACE Galvani (pi. E 5), où se voit une statue eu marbre de Louis Galvaiii, qui découvrit le galvanisme, né à Bologne en 1737, mort en 1798 comme professeur de l'université. A g., V Archiginnasio avtico, construit en 1563, siège de l'université jusqu'en 1803 et actuellement bibliothèque communale.
Le palais Bevilacqiia{p\. D6), plus loin, auS.-O., via d'Azeglio, bel éditice de la première Renaissance (1481-1484), aune cour magnifique. — La via Slarsili, à g. de la via d'Azeglio, conduit à la place Galilée (pi. E 6), où l'on remarque deux colonnes surmontées des statues de la Vierge et de St Dominique, et les mausolées gothiques des jurisconsultes Rolandiiio Passeggieri (m. 1300) et Egtdio Foscherari.
S. Domenico (pi. EC), sur cette place, est une église des xiii'^-xiv*= s., dont la façade est restée inachevée. L'intérieur, entièrement renouvelé de 1728 à 1731, est fermé de midi à 2 h., mais im frère convers dominicain ouvi'e le chœur et les chapelles.
Bas côté de dr. : chap. Sï-Dominiquk, où est le tombeau de ce saint, né dans la Castille en 1170 et mort à Bologne en 1221. Le * sarcophage (<^arca»), de 1270, est orné de bas-reliefs (Scènes de la vie du saint) par Nice. Pisano et Fra Guglidmo, son élève. Le couvercle, décoré de riches couronnes de fruits tenues par des enfants, et l'ange agenouillé de g. sont dus à Nice. delV Area (m. 1494). L'ange de dr. est une œuvre de jeunesse de Miehel-Ange (1494). Dans la demi-coupole, la Grloire de St Dominique, fresque d'un magnifique coloris, par le Guide. — A dr., à côté du chœur, une Vierge de Filippino Lippi (1601). — Dans le chœur, de belles stalles eu marqueterie de 1528-1550. Eutre la l" et la 2» chap. à g. du chœur, le monument du roi Enzio, «Hencius Rex» (p. 114), restauré en 1731.
Près de là, au S. , sur la piazza de' Tribunali (pi. E 6), se voit le palais de justice, anc. palais Ruini, qui a une façade dans la manière de Palladio.
Au N. de S. Domenico, on parvient à la place Minghetti (pi. E5), où il y a une statue en bronze de l'homme d'Etat M. Minghetti, érigée en 1896. Plus loin, la caisse d'épargne (Cassa di Risparmio ; pl.25,E5), belle construction, près de laquelle on tourne à g. dans la via Castiglione; puis, uu peu avant \q palais Pepoli (pi. 51, Fô),
S.Stefano. BOLOGNE. I. h'. 16. n?
édifice de 1344, qui ressemble à un château fort, on prend à dr., pour arriver à
S. Stefano (pi. F 5), groupe de huit constructions distinctes dont la plus vieille, l'anc. cathédrale >S»S^. Pietro e Paolo, a été probablement fondée dès le iv^ s. Trois de ces églises sont situées en bordure de la rue.
L'ÉoiJSE l'RisciPAi.E actuelle, de 1637, a sur sa vieille façade une chaire du xii» s. — A côté, à p., est l'entrée de la deuxième église, Santo Sepolcro, rotonde qui a été bien restaurée de nos jours, mais datant peutêtre du x» s.; ollo a des ornements en briques polychromes et, à l'origine, a sans doute servi de baptistère. A l'intérieur, une colonne en briques a été ajoutée à chacune des sept colonnes antiques de marbre, et l'on y a construit, au xii^s., le tombeau de St Pétrone (m. 430), imitation du St- Si-pulcre à Jérusalem. — Le passage de g. conduit à la troisième église, SS. l'ietio e l'aolo, basilique romane renouvelée en 1019, transformée plus tard à diverses reprises et refaite extérieurement de 1880 à 1885. — Derrière S. Sepolcro est une couk à colonnade, nommée Atrio di Pilato, qui date encore du xi« s. Il y a au milieu des fonts baptismaux. — En poursuivant droit devant soi, on entre dans la cinquième construction, l'église (le la Trinité, qui a, au milieu, une rangée de colonnes à chapiteaux romans. — De l'entrée de l'église, sur le devant, oti passe à dr. à la sixième CONSTRUCTION, OU Chapelle de la Consolât i o» ; puis, toujours à dr. (gi'ille), à la septième: la confes»io)i ou crypte, de style roman, sous le chœur do la première église; elle est du si» s. En allant de là tout droit, on arrive dans un cloître de l'anc. couvent de célestius (xi» s.).
La Mercanzia (chambre de commerce; pi. F 5), dans la via S. Stefano, uu X.-O. de l'églLse de ce nom, est im bel édifice gothique. Plus loin, la piazza di Porta Ravkgnaxa (pi. F5-4), où s'élèvent les tours penchées, les deux monuments les plus curieux de Bologne: ce sont des constructions en brique, sans aucune omeinentation , qui servirent jadis d'ouvrages de défense lors des luttes intestines. La Torre Aslnel/i (pi. 32), construite vers 1109 par Gherardo degli Asinelli, est haute de 97 m. 60 et inclinée de 1 m. 20; la Torre Garisenda (pi. 33), construite vers 1110, n'a que 47 m. 50 de haut, mais elle incline de 2 m. 40. Dante (Enfer, xxxi, 13(3) compare le géant Antée se penchant vers lui, à la tour Garisenda. — Devant les tours, l'anc. maison des Drapiers (Arte dei Drappieri), belle construction de 1496, transformée en 1620.
Des tours penchées rayonnent cinq rues, menant au S. et à l'E. aux portes des mêmes noms; ce sont les rues Castiglione (p. 116), S. Stefano (v. ci-dessus), Mazzini, S. Vitale et Zamboni.
A g. à l'entrée de la via Mazzini (pi. F G H 5) est S. Bartolomeo (pi. F 4), église à dôme du xvi<= s. Plus loin, à dr., la Casa Isolani (au nol9; pi. 47a, F5), vieux château seigneurial du xiii* s., dont l'étage supérieur est très en saillie et repose sur des poutres en chêne. — En face à g., au no24, le palais Sampieri (pi. 54), où l'on remarquera d'excellentes fresques des Carrache et du Guerchin, représentant l'histoire d'Hercule (50 c. de pourb.). A côté, au n» 26, la maison de Rossini (pi. 59), le compositeur, qui, de 1825 à 1848, vécut le plus souvent à Bologne.
118 /. B. 16. BOLOGNE. Académie.
Dans la via S. Vitale, l'église SS. Vitale ed Agricola (pi. 23, G 4), où il y a, dans la grande chapelle de g., un tableau d'autel du Francia. En face, le palais Cloefta, anc. pal. Fantuzzi (pi. 40), du xvi« s.
On voit dans la via Zamboni (pi. F GH 4-3), à dr., au n» 13, le pal. Malvezzi-Medici (pi. 49) ; à g., n» 20, le pal. Magnani-Salem (pi. 48), orné de fresques des Carrache, et, n° 22, le pal. Malvezzi- Campeggi (pi. 50), tous du xvi'= s. — En face du dernier palais,
S. Giacomo Maggiore (pi. F 4), église fondée en 1267, remaniée de 1477 à 1481 et de 1493 à 1509. Elle a un beau porche et une voûte en berceau , et renferme aussi quelques œuvres d'art intéressantes.
Dans la chap. des Bentivogli, la 6" du déambulatoire, une *Vierge entourée de quatre saints et d'anges musiciens, le plus beau tableau du Francia, ainsi que des fresques : à g., le Triomphe de la Vie et de la Mort, d'après Pétrarque ; à dr., une Vierge sur un trône et la famille desBentivogli, par Lor. Costa (1488); de plus, une statue équestre en relief d'Aunibal Bentivoglio (m. 1445), œuvre prétendue de Nice, d eW Arca (li5S). —En face, dans le déambulatoire, le *tombeau d'Antoine Bentivoglio (m. 1435), par Jac. délia Quercia.
Le sacristain de l'église ouvre aussi l'oratoire voisin, S. Cecilia (pi. 4, F 4), dont l'intérieur est orné de belles fresques par Lor. Costa, le Francia et leurs élèves.
Plus loin, à dr. de la rue, l'anc. palais Poggi, du xyi<^ s., où sont installés dep. 1803 V Université (pi. G 3- 4), sa bibliothèque comprenant cnv. 200 000 vol. et 5000 manuscrits, ainsi que l'observatoire dont la tour offre une belle vue de la ville.
De l'Université, on va à l'anc. collège des jésuites, l'actuelle
Académie des Beaux -Ar-ts (pi. G 3), via Belle Arti, 54. II y a au rez-de-chaussée une collection de plâtres et d'œuvres d'art modernes; au premier étage, àdr. , une riche ^galerie de peinture (R. Pinacoteca) où les maîtres bolonais sont représentés par plusieurs de leurs meilleures toiles et Raphaël par sa magnifique Ste Cécile. Entrée, t. les j. de sem. de 9 h. à 3 h. (4 d'avr. à oct), 1 fr., gratuite les dim. et fêtes, de 11 h. à 2 h.
De la caisse, on prend le I" corridor à dr. , qui contient des tableaux de peintres bolonais de la seconde moitié du xvii'' a. et du xviii<= (à dr. de ce corridor sont trois salles, dont la première renferme des tableaux anciens, les deux autres des toiles modernes) et conduit à la
Salle A, dite salle du Guide, parce qu'on y a réuni des œuvres importantes de ce maître (v. p. 114): à dr., 137, Samson, vainqueur dos Philistins, buvant avec la mâchoire d'âne; 138, la Vierge au rosaire (Madonna del Rosario); 140, St Sébastien; *134, Madone délia Pietà, â ses pieds St Pétrone, St Charles Borromée, St Dominique, St François et St Procule (1616); 139, St André Corsini; *136, Jésus en croix, avec la Vierge, la Madeleine et St Jean ; 135,
Académie.