BOLOGNE
le Massacre des Innocents; à l'escalier de la salle suivante, 142, esquisse au crayon de l'Ecce Homo. — En outre, quelques toiles dues il des contemporains du Guide, entre autres, 30, son portrait, par Swi. Cantaritn. — On monte ensuite à la
Salle B, ou nnlle des Carrache (il y a aussi des toiles de leurs élèves): à dr., 12, le Guerchiit, Guillaume d'Aquitaine recevant
l'habit religieux des
mains de St Félix; l ^ | ^ | 43, L. Carrache, la Transfi j^uration ; 20(î, le Dominiiiuiii, Martyre de Stc Agnès; 36, Anu. Carrache, Vierge sur des nues, avec des saints ; 35, Aug. Carrache, l'Assiimption; 47, L. Carrache, Conversion de St Paul ; 13, le Gtierchin, St Bruno et un autre chartreux priant la Vierge dans le désert; 34, Ang. Carrache, Communion de St Jérôme; 208, le Domini'jiihi, Mort de St Pierre Martyr. — On traverse la salle C, ou salle de Tiarini, renfermant des œuvres de ce peintre et d'autres contemporains des Carrache, pour arriver à la
Salle D, ou salle de Raphaël. A dr., **152, Raphaël, Ste Cécile. La patronne des musiciens, les mains posées sur l'orgue, est en extase, la tête et les yeux levés vers le ciel, où six anges continuent la mélodie en chantant. St Paul et Ste Marie -Madeleine, St Jean l'Evangéliste et St Pétrone entourent la sainte, écoutant avec elle les accords célestes. Ce tableau a été peint vers 1515. 197, le Péinigin, la Vierge glorifiée, St Michel, St Jean l'Evangéliste, Ste Catherine et Ste Apolline; 01, Cima da Conegliatio, Yierge.
Salle E, ou saUe du Francia, qui contient des œuvres importantes de cet artiste (p. 114): 371, l'Annonciation, avec quatre saints; 499, la Vierge et St François d'Assise; 83, Jésus pleuré par des anges; .586, deux baisers de paix en argent niellé, du même artiste; 82, l'Adoration des Bergers, la Ste Famille et le Christ en croix, dans un beau paysage; 372, 80, Vierge sur un trône, avec des saints; 79, l'Annonciation, avec St Jean-Baptiste et St Jérôme; 81, Adoration de l'enfant Jésus, avec des saints et les donateurs; *78, la Vierge sur un trône, des saints, un ange musicien et le donateur eu prière. — En outre, quelques toiles de l'école de Ferrare, à laquelle se rattache le Francia. — V"= corridor, à g., où sont les tableaux des écoles de Florence, de Bologne et de Venise des xiv« et xv» s. Puis on descend par l'escalier aux grands corridors, qui renferment des tableaux peu importants, des estampes, des gravures, etc.
120 I- R- i^- BOLOGNE. Madone de St-Luc.
On prend alors la via Belle Arti qui mène au palais Bentivoglio (pi. 36, F 3), datant du xvii« s., et plus loin, à S. Marfino (pi. EF3), église des carmes du style goth.., de 1313. Dans la première chapelle à g., une Madone et des saints, par le Francia.
S. Pietro (pi. E 4), la cathédrale, située entre S. Martino et la place de Neptune, a été fondée dès 910; le choeur, par Dora. Tibaldi, date de 1575; la nef majeure a été renouvelée dans le style baroque à partir de 1605. A côté, V archevêché (Pal. Arcivescovile; pi. 28), de la même époque. — Près de là, dans la via Manzoni, la Madonna di Galliera (pi. 13, D E4), petite église qui a une belle façade en briques de la première Renaissance (1510-1518). — En face, le palais Fava (pi. 41) renferme des fresques pur les Carrache, tirées de l'histoire de Jason et de celle d'Enée.
La Montagnola (pi. EF 1-2) est une petite éminence au N. de la ville, où se trouve le jeu de ballon (giuoco del pallone; entrée payante) , très fréquenté en juill., août et sept. — Les Giardini Margherita, parc au S.-E. de la ville, entre les portes Castiglione et S. Stefano (pi. F-H7), sont la promenade favorite des Bolonais; la musique militaire y joue souvent en été. — A 10 min. au S.-O., S. Michèle in Bosco (134 m.), anc. couvent, transformé en institut orthopédique et d'où l'on a un beau coup d'œil sur la ville.
L'anc. chartreuse (Certosa), où l'on peut aller par le tramway n" 3 (p. 113), est située à 1 kil. à l'O. de la porte S. Lsaia (pi. A4). Fondée en 1333, sur l'emplacement d'une nécropole étrusque, et transformée en cimetière (Campo santo) dep. 1801, elle a d'anc. et de nouveaux cloîtres, de magnifiques colonnades et beaucoup de monuments anciens et modernes. Entrée (de 8 h. à 6 h. en été et do 9 h. à 4 h. en hiver) par la porte de l'E., à 3 min. de la halte du tramway. Guide (dimostratore; agréable), 50 c. à 1 fr.
Hors de la porte Saragozza (pi. A 6), sur \q Monte délia Guardia, se trouve le pèlerinage de la Madone de St-Luc (289 m.). On y monte par un portique long de 3 kil. 5, construit de 1674 à 1739; il se bifurque à mi-chemin, un embranchement s'en détachant du côté de la chartreuse. Tramwa,y électr. (v. ci-dessus) ou tramway à vap. de la place Malpighi (v. p. 113) jusqu'à Meloncello, au pied de la hauteur. De là à la Madone, par l'escalier ou le chemin carrosable à côté du portique. Toutefois la meilleure route pour les voitures est celle qui prend à g., à 12 min. de la porte Saragozza, pour remonter la vallée du rio Ravone et contourner ensuite le mont Albano, en décrivant une vaste courbe. — La *vue est particulièrement belle de la coupole qui sert auj. d'observatoire (accessible par un escalier partant du toit de l'église; entrée, 30 c); elle s'étend de la mer Adriatique aux Apennins, et même jusqu'aux Alpes, au N., si le temps est clair. — V. la carte ci-contre.
■ i°i° Kn^sh Fret
mstoire. RAVENNE. /■ i?- 16. 121
Excursion à Ravenne.
De Bologne a Ravenne: 84 kil., ch. de fer, en 2 h. '/^ à 3 h. ^/^, prix 9 fr. 75, G fr. 85 et 4 fr. 40 (aller et retour 1™ cl. 14 fr. 20, 2« cl. 9 fr. 25). Principales stat.: (35 kil.) Imola et (42 kil.) CaMel Bolognese (p. 221 ; buffet), d'où part l'embranch. pour Ravenne; changement de voiture. — De Ferrare à Ravenne, v. p. 112. — De Castel Bolognese à Florence, par Faenza, v. p. 221.
Ravenne. — Hôtels (v. p. xvui; faire prix): Byron Palace HoM (pi. .'iô, D5; V. p. 124), via Mazzini. 16, avec restaur. et jardin, diverseiiiciit approcié (cli. ;$ à 5 fr., l*" déj. 1.50, omn. 1 fr.); Royal Flotcl (Spada (l'Oro; pi. a, E4), via L. C. Parini, remis à nouf, avec, restaiir. (ch. 2.50 à 3 fr., omu. 75 c.) ; Alh. Borna, place Victor-Emmanuel (pi. D 4), avec cafcrcst;iur., recomm. (cli. de]). 2 fr.). — .4/6. Cappello (pi. Ii, D;i), Alb. Centrale (pi. c, D 4), tous deux dans la via Urbano Rattazzi, avec trattoria; Unioiie, via S. Agnese (pi. C 1), tous trois sans prétentions. — Beaucoup de moustiques en été.
FiACKES: course, à 1 chev., 1 fr. ; à 2 chev., 1 fr. 50 (de nuit, 30 c. en sus); l" h., 2 fr. ou 3 fr. , V» h- suiv., 50 ou 75 c. ; en dehors de la ville, 2 fr. 40 ou 4 fr. l'heure; chaque 1/4 d'h. en sus, 1 fr.
Principales ctriosités (1 jour; on prendra une voit., si l'on arrive de Bologne et veut y retourner le même jour).- S. Vitale, mausolée de dalla Placidie, cathédrale, baptistère des Orthodoxes , S. Apolliiiare y'uovo et mausolée de Théodoric. Les églises sont fermées de midi à 2 h.
Ravenne (4 m.), en ital. Ravenna, ville paisible de 23073hab., chef- lieu de province, siège d'un archevêché, est située entre le Montone et le Roiico. A l'époque des Etrusques et des Romains, elle était entourée de lagunes et port de mer comme Venise l'est anj., mais elle ne communique plus maintenant avec l'Adriatique que par un canal de 10 kil. de long. Auguste agrandit son port, le Porliis Classis, dont il fit la station de la flotte de l'Adriatique. Le christianisme y pénétra de bonne heure, dès l'an 44, dit-on, par la parole de St Apollinaire, disciple de St Pierre. La période de prospérité commença en 402, lorsque la cour impériale, convertie au christianisme, fut transférée de Milan (p. 38) à Ravenne, que sa position au milieu des lagunes rendait plus sûre. Tandis que l'invasion des Barbares ravageait le reste de l'Italie, on voyait s'élever à Ravenne une longue suite de constructions nouvelles sons l'empereur HonorUts (p. xxviii) et sa sœur Galla Placidie, qui, jusqu'à sa mort (450), garda en main le gouvernement, en raison de la minorité de son fils Valentinien III, issu d'un second mariage avec Constance III qui partagea l'empire avec Honorius. La peinture en mosaïque fut également très cultivée vers la même époque. Après la chute d'Odoacre (p. xxviii) , la ré.sidencc impériale brilla d'un nouvel éclat sous Théodoric le Grand (493-526), roi des Ostrogoths, qui avait été élevé à Constantinople. Il construisit plusieurs églises pour le culte arien, qui était celui des Ostrogoths, et un palais royal. Après l'anéantissement de la domination des Goths, en 539, par Bélisaire , général de Justinieii (527-565), Ravenne devint la
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résidence de l'exarque ou lieutenant de l'empereur d'Orient; elle fut alors comblée de faveurs par l'empereur et eut une troisième période de prospérité, pendant laquelle le style byzantin pénétra en Occident. C'est ainsi que Ravenne présente le résumé le plus complet du mouvement artistique du commencement du moyen âge. En 751, les Lombards mirent fin à l'exarchat; puis, de 1297 à 1441, le pouvoir appartint aux Polenta, famille adhérente au parti gibelin, qui furent remplacés par les Vénitiens. En 1509, la ville fut incorporée aux Etats de l'Eglise.
Devant la gare (pi. G 3), un monument du patriote Farini rappelle l'annexion de l'Emilie au nouveau royaume d'Italie, en 1860. On va de là, tout droit, à la place Anita Garibaldi, où s'élèvent l'église St- Jean-l' Evangéliste (pi. F 4), bâtie par l'impératrice Placidie en 424, mais presque entièrement modernisée en 1747, et un «monument des héros de la liberté». On croise le corso Gius. Garibaldi (p. 124) , en laissant à dr. S. Spirito et le baptistère des Ariens (p. 124), et on arrive tout droit, par la via Luigi Carlo Farini, à la PLACE Victor- Emmanuel (pi. D4), au centre de la ville. Là est le palais municipal (pi. 30), précédé de deux colonnes de granit érigées en 1483 par les Vénitiens, et surmontées des statues de St Apollinaire et de St Vital. A côté, wa portique de huit colonnes de granit, provenant peut-être de l'église St-André-des-Goths construite par Théodoric ; les chapiteaux portent le monogramme du roi.
Derrière est la piazza Venti Settembre (pi. C 4), où il y a une colonne de granit érigée en 1609. En suivant la via Cavour au N. de cette place, puis la via Ces. Grossi à dr., on arrive à
*S. Vitale (pi. C 3), construction centrale en forme d'octogone régulier auquel se rattachent, à l'O., un narthex, et à l'E., une abside. Cette église, surmontée d'un dôme construit en tubes de terre cuite emboîtés les uns dans les autres, a été commencée par l'archevêque Ecclesius, sous le règne de Théodoric, et consacrée en 547 par St Maxiraien; elle offre un très grand intérêt non seulement parce que son plan d'ensemble a servi de modèle à Charlemagne pour la cathédrale d'Aix-la-Chapelle, mais aussi par ses excellentes mosaïques de style byzantin. — Sonner à la grille (50 c. de pourb.).
L'intérieur qui, de 1898 ù 1902, a été débarrassé de toutes les additions (sauf les fresques baroques de la coupole), présente une partie centrale et un pourtour séparés par huit piliers; entre les piliers se trouvent des niches semi- circulaires précédées de colonnes. Le bas des piliers est revêtu de marbre dit «atfricano». Le sol s'est exhaussé d'env. 78 cm. au cours des siècles. L'abside est décorée de mosaïques: en bas, à g. et à dr. , l'empereur Justinien et son épouse Théodora accompagnés de leur suite, à côté de l'empereur est l'archevêque St Maximien ; dans le haut, le Christ trônant sur le globe du monde, à dr. St Vital et à g. St Ecclesius. h'aiitel est en albâtre oriental transparent. A l'entrée de l'abside, deux beaux bas-relie/'s romains provenant d'un temple de Neptune. Il y a dans le pourtour et dans la Ste-Chap.-des-Sts (à dr. de l'entrée), restaurée en 1904, plusieurs vieux sarcophages chrétiens. A g. de l'entrée,
RAViNNA
1 Cassa dt fUspatiiiio 0 4
Chiese:
2 SO-ore 0 2 as.eu/è/nia B3
4 S.Girolamo C 3
5 S.Giustina. C5