‹ L'Italie des alpes à NaplesChapitre 52 sur 127 · lUtoia Maildaleiia · texte numérisé non relu

lUtoia Maildaleiia

7 S. Maria Ma^gioiv C3

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9 H. Michèle iii Afl-idsco D4

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Baptist. d. Orthod. RAVENNE. I- R- i^- 123

on passant eous une voûte ornée de stucs du \i* s., on monte à la tribune par nu escalier moderne aménagé dans le campanile S.

Le mausolée de Galla Placidie (pi. 27, C 2), près de là et dont k gardien de St-Yital a la clef (30 c. de pourb.), fut construit vers 44U en forme de croix latine, avec une conpole. L'intérieur, dont le pavé s'est exhaussé d'env. 1 ni. 50, a été restauré de 1899 à 1902. Ses *niosaïques sur fond bleu, du v*^ s., dans nn style imitant l'antique, comptent parmi les plus belles de Kavenne : on remarquera une croix, les symboles des évangélistes, des apôtres et surtout, au-dessus de la porte, J.-C. en jeune pasteur. — Au fond, le grand sarcophage en marbre de Galla Placidie, vidé par le feu en 1577. Les autres sarcophages de marbre, également vides, sont ceux des empereurs Constance III et Valentinicn III.

Au S.-O. de la piazza Venti Settembre se trouve la cathédrale (Dkohw; pl.C5), St-Ours, bâtie de 1734 à 1744, pour en remplacer une autre à cinq nefs fondée par l'évêque St Ours (m. 390), dont il ne reste que le campanile rond et la crypte (inaccessible). Intérieur: dans la 2« chap. de dr. et dans le bras dr. du transept, plusieurs vieux sarcophages chrétiens en marbre. An maître-autel, une vieille croix en argent, plusieurs fois restaurée. Derrière, dans le déambulatoire, plaques de la clôture du chœur au v^ s.

A côté de la cathédrale, le baptistère des Orthodoxes (pi. Cô), du Y^ s. Dans la coupole, des ^mosaïques du v^ s. refaites en partie, les plus anciennes et les plus belles de Ravenne, représentant le Baptême du Christ. Les arcatures de l'étage supérieur sont décorées de figures en stuc (peut-être des prophètes); dans le bas, des mosaïques. Les grands fonts baptismaux datent du xvi^ s., mais l'encadrement est ancien. Le gardien demeure via del Battistero, 2, près de la cathédrale (30 c. de pourb.). — Le palais archiépiscopal (pi. C5) renferme au l*"" étage, à g., la salle lapidaire où sont réunis divers objets antiques et du commencement du moyen âge, entre autres une chasuble du xi'^s., des inscriptions, etc. — Dans la chapelle contiguë, de belles mosaïques du v* s.; le prétendu siège de l'archevêque St Maximien (p. 122), orné de bas-reliefs en ivoire et datant du vi* s., est plutôt un trône offert par le doge de Veni.se en 1001 à l'empereur Othon III.

Au commencement de la via Alf r. Baccarini, qui conduit à la porte S. Marnante, à dr. (au n''3), VAcadémie des Beaux- Arts (pi. D5), où il y a une galerie de peintures et de sculptures, visible de 9 h. à 2 h. (50 c. de pourb.). Dans la même rue, n° 5, l'anc. couvent de camaldules de Classe, du xv!"" .s., dont le cloître et la magnifique église baroque sont occupés par le musée National (pi. D 6), publique en sem. de 9 h. à 3 h. et dim. et fêtes de 9 h. à midi. Il comprend des inscriptions antiques, des fragments de constructions et des sculptures romaines, de vieux sarcophages chrétiens, des sctilptures du moyen âge et plus récentes, des ivoires et des bois sculptés, les

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restes d'une cuirasse de luxe (de Théodoric le Grand, dit -on), etc. Au !«'■ étage se trouve la bibliothèque communale (publique en sem. de 10 h. à 2 h., mais fermée du !<='■ au 15 sept.), renfermant de précieux manuscrits anciens.

Non loin du musée, au N.-E., sur la place Byron (pi. D 5), l'anc. palais Rasponi (auj. hôt. Byron ; pi. 35), où Byron a demeuré en 1819, et l'église S. Francesco (pi. D 5). Au N. et à côté de l'église, le mausolée de Dante (pi. 41), qui, après son expulsion de Florence, vécut à Ravenne sous la protection de Guido da Polenta et y mourut en 1321. Ce mausolée a été reconstruit en 1780 et porte une longue épitaphe latine de 1357.

*S. Apollinare Nuovo (pi. E4-5), encore plus à l'E., sur le corso Gius. Garibaldi (p. 122), est une basilique construite par Théodoric comme' cathédrale arienne après l'an 500 et consacrée au culte catholique en 560. Le campanile est ancien. Le narthex et l'abside ont été transformés au xvi^ et au xviii* s., mais la nef centrale dont les vingt -quatre colonnes en marbre ont été apportées de Constantinople, présente (à l'exception du plafond refait en 1611) un des rares spécimens de décoration intérieure encore bien conservée, quoique datant des premiers temps du christianisme ; il y a des mosaïques du vi" s., restaurées en dernier lieu en 1899.

Les mosaïques représentent : au mur de g., le port romain de Classis, avec des vaisseaux ; à dr., la ville de Ravenne avec les églises et le palais de Théodoric, puis des martyrs dans le style byzantin; au-dessus, des docteurs de l'Eglise; tout à fait dans le haut, de chaque côté, treize compositions tirées du Nouveau Testament. — Dans la dernière chapelle à g., un vieux trône épiscopal en marbre et, au mur, un portrait de l'empereur Justinieu. A l'autel, quatre colonnes en porphyi-e provenant de l'ancien ciboriuni.

A quelques pas au S. de St-Apollinaire, au coin de la via Alheroni, subsistent des parties du palais de Théodoric (pi. 39, E 5), qui, en 1098, était encore situé au bord de la mer. On remarque entre autres: une étroite façade à arcades massives en plein cintre et une niche médiane à l'étage supérieur, les soubassements de deux tours rondes, fortement restaurées en 1898 (clef, à la sacristie de St-Apollinaire; 30 à 50 c).

On suit le corso Giuseppe Garibaldi au N. et tourne à g., près de la place Anita Garibaldi, dans la via Luigi Carlo Farini (p. 122), d'où l'on entre à dr. dans le vicolo degli Ariani. Là se trouvent Spirito Santa (pi. E 3-4), basilique construite par Théodoric pour les évêques ariens, et l'anc. baptistère des Ariens, appelé plus tard S. Maria in Cosmcdin (v. p. 296), dont le sacristain de Spirito Santo a la clef. La coupole du baptistère est décorée de mosaïques du vi« s. (fortement restaurées), qui représentent le Baptême de J.-C.

Le corso Gius. Garibaldi aboutit au N. à la Porta Serrata (pi. DEl). Hors de cette porte, à 10 min. à l'E. s'élève, au delà du chemin de fer (immédiatement à g., la maisonnette du gardien; 50c. de pourb.), le ^mausolée de Théodoric (pi. G 1), probablement

s. ApoU. in Classe. RAVENNE. ^- R- IS. 125

érigé par Tbéodoric lui-même vers 520 et consacré plus tard au culte catholique, sous le vocable de S. Maria délia Rotonda. C'est une construction décagone à deux étages, avec une coupole surbaissée de 11 m. de diamètre, fuite d'un seul bloc de rocbe. L'étage supérieur, un peu en retraite, était entouré d'une colonnade, dont les fragments sont conservés à l'intérieur. Les deux perrons qui y montent n'ont été ajoutés qu'en 1780.

S. Apollinark in Classk, à 5 kil. au S.-E. de la Porta Nuova (V. la carte p. 123), se visite eu voiture (à un cheval, aller et retour, env. 3 à 4 fr. ; p. 121) ou par le chemin de fer de Rimini : 60, 45 et 35 c.

*S. Apollinare in Classe fuori a été commencé sous l'archevêque Ursicinus (ô3ô-ôo8), hors des portes de Classis (v. p. 121), ville maritime détruite plus tard par les Lombards, consacré par St Maximien en 549, restauré en 1779 et dégagé de 1900 à 1904. C'est la plus grande et lapins belle des vieilles basiliques chrétiennes qui se soit conservée jusqu'à nous ; elle a un narthex et un beau campanile rond. Il faut se faire ouvrir (50 c).

L'iNTÉKrEUR, très vaste, repose sur vingt -quatre colonnes en marbre grec et produit une impression solennelle. Le toit, à charpente apparente, date du moyen âge; les mnrs, primitivement revêtus dans le bas de plaques de marbre et dans le haut de mosaïques, sont décorés depuis le xvui» s. de portraits des 131 évèques et archevêques de Ravenne. Dans chacun lies bas côtés se trouvent des sarcophages d'archevêques, des vi»-viii» s. Au milieu du long mur de g., une inscription rappelle la pénitence à laquelle Othou III se soumit en l'an 1001. — La crypte, refaite au xji» s., a une fenêtre çarnio d'uue antique grille en bronze, visible aussi du dehors. — L'hémicycle de l'abside et l'arc triomphal sont décorés de mosaïques restaurées, des vi» et vii's. : grande croix sur fond bleu. Transfiguration de J.-C, St Apollinaire, Sacrifices d'Abel, de Melehisédech et d'Abraham; puis, des représentations symboliques, etc.

On aperçoit au loin les restes de la PUieta, forêt de pins autrefois célèbre.

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