‹ L'Italie des alpes à NaplesChapitre 57 sur 127 · Matteo. GÊNES. '^- R · texte numérisé non relu

Matteo. GÊNES. '^- R

belles stalles Beuaissance de 1514-1646. — La sacristie rcuferme le trësok (entrée, v. p. 138), où se voit, entre autres, le sacro catnio, beau vase en pîte de verre orientale, apporté ici par des croisés.

A g. de la cathédrale, un cloître roman du xii* s.

La \ia S. Loreuzo mène plus loin à la piazza Umbkuto I, où est St-Ambroise (S. Ambrogio; pi. E6), église des jésuites, datant de 1587, très riche à rintérimir: il y a quelques tableaux de Kubens et du Guide. Le palais ducal {Palazzo Ducale; pi. E G), l'anc. résidence des doges, fondé au xvi' s., mais modernisé en 1777, est occupé par l'administration municipale et par le télégraphe.

De la piazza Umberto I, on arrive bientôt, en passant à g. par la petite via Sellai, à la piazza Deferrari (pi. EF5-6), centre du mouvement (tramways, v. p. 137), que l'on a considérablement agrandie ces temps derniers en démolissant quelques blocs de maisons, sur l'emplacement desquelles on est eu train de construire la nouvelle bourse et le nouvel hôtel central dos postes. A l'E. se trouve la nouvelle via Venti Settembre, artère importante , bordée d'arcades et de nombreux magasins. Du côté N. de la place, décoré dep. 1893 d'une statue équestre de Garibaldi, par Aug. Rivalta, se dressent, en bordure, le théâtre CarJo Felice (p. 138) et VAcadémie des Beaux-Arts.

Au N. de la piazza Deferrari, la salita di S. Matteo mène à la petite église S. Matteo (pi. E 5), du style gotb. (1278), qui possède de nombreux souvenirs de la famille Doria. La façade, par ex., est toute couverte d'inscriptions en son honneur. L'intérieur a été modifié, en 1530. par le Florentin MbrUorsoli et ses élèves. Cet artiste a aussi exécuté toutes les sculptures de l'église, où l'on remarque encore la jolie tribune de l'orgue. Dans la chapelle au-dessous du maître-autel, le tombeau d'André Doria (p. 1 13). — A g. de l'église, un beau cloître du style goth. primaire, de 1308-1310.

Deux larges rues très animées partent de la place Deferrari dans la direction du N.-E.: à dr., la via Roma (pi. F 5), qui est reliée par plusieurs passages à la galerie Mazzini, où se trouvent beaucoup de magasins, et qui débouche sur la place Corvetto (p. 144); à g., la courte VIA Carlo Felice qui passe (à g., n° 12) au pcdais Pallavidni, vidintenAut pal. Durazzo, et mène ensuite à la piazza celle FoKTANE Marose (pi. F 4-5), où s'élèvent deux palais: n" 17, le palais Délia Casa, anc. pal. Spinola, des xv* et xvii^s., et no27, le palais Lodovico StefauoPallavicini. Près de là, un ascenseur (20 c.) monte du bas de la via CafiFaro à la Spianata Castelletto (p. 145). .

A la piazza Fontane Marose commence une enfilade de rues créées aux xvi« et xvii'' s., la via Garibaldi, la via Cairoli et la via Balbi, qui s'étendent dans la direction du N. -0., jusqu'à la place Acquaverde (p. 143), et forment une des principales artères de la vieille ville. C'est là que sont les palais les plus importants de la noblesse. Comme la beauté des façades n'aurait pu ressortir dans cette rue étroite, les architectes employèrent tout leur art à l'ornementation de l'intérienr: il faut entrer dans ces palais pour en

142 II- R- •'5. GÊNES. Paîazzo Bosso.

voir les escaliers et les cours à colonnades dont le caractère grandiose n'a jamais été surpassé ailleurs (p. 139).

La partie la plus ancienne de cette enfilade de rues est l'anc. via Nuova, auj. via Gariisaldi (pi. E 4). Elle a été créée par Gai. Alessi qui construisit aussi la plupart des palais qui s'y trouvent. L'anc. palais Doria Tursi, axij. palais Municipal (pi. E4), au n" 9, à dr., est dû à un jeune contemporain d'Alessi; on en remarquera l'escalier et la cour.

A g., n° 18, le Palazzo Rosso (pi. E 4), ainsi nommé à cau.se de sa façade rouge; il date de la deuxième moitié du xvi^ s. et est l'anc. propriété des Brignole-Sale, dont la dernière héritière, la veuve du duc de Galliera (morte en 1889), légua à la ville le palais avec tout son contenu, une bibliothèque et une galerie de peinture considérable, la Galleria Brignole-Sale Deferrari. Cette collection, installée au 3<= étage, est particulièrement intéressante pour ses portraits de famille. Entrée, v. p. 138; dans les salles, catalogues à la disposition des visiteurs.

Les salles doivent leurs noms aux peintures des xvu« et xviii* s. dc';corant les plafonds. Les quatre premières salles renferment surtout des tableaux de maîtres génois, dont le principal représentant est Berti. Stroszi, dit il Cappuccino (1581-1644). Dans la II» salle ou Alcova, à dr. de la première, deux portraits des Brignole par H. Riguud et un portrait de la duchesse de Galliera par Picasso. — Dans la V"= salle ou stanza DKLLA Primavkra: Pârts Bordoîie, une Vénitienne; le Moretto, le Médecin (1533); *A. van Dijck, le marquis Antoine-Jules de Brignole-Sale à cheval; A. Diirer, portrait d'homme (abîmé; 1506); le Titien, Philippe II d'Espagne (tableau d'ateliei'). Du côté de la sortie: van Dt/ck, portrait d'un père et de son lils. Du côté de l'entrée: van Dyck, portr. de la marquise Paule de Brignole-Sale, Portement de croix (oeuvre de jeunesse); Paris Bordune, portr. d'homme. — Dans les VI», VU» et VIII« salles, tableaux du O/terchin, de Strozzi, du Caravane; dans la VIII», eu outre, une Ste Famille par Miirillo, et une seconde par P. Bordone. — IX« sallk: van Dyck, portr. de jeune homme eu pied, portr. d'une marquise do Brignole- Sale et de sa fille, en pied.

Presque en face, n» 13, le Palazzo Bianco (pi. E 4), construit de 1565 à 1569, qui doit aussi son nom à sa couleur. Il a également appartenu aux Brignole-Sale et a été légué à la ville avec quantité d'oeuvres d'art. Cette collection, appelée galerie Brignole-Sale Deferrari, comme celle du pal. Rouge (v. ci-dessus), comprend des vues de Gênes, souvenirs de Colomb, sculptures antiques et modernes, majoliques et porcelaines, ainsi que de belles toiles, surtout de peintres flamands. Entrée, v. p. 138.

En traversant la piazza délia Meridiana, on arrive au N.-O. à la via Cairoli (pi. E D 4) qui est plus large. Puis on continue par la piazza délia Zecca, où débouche le tunnel du tramway (n" 6) mentionné p. 137 et où est la gare du funiculaire du Castellaccio (p. 145), pour arriver à la piazza dell' Annunziata (pi. D 3).

SS, Aununziata, dans le fond de cette place, est une anc. église des capucins construite par Giac. délia Porta en 1587, avec

Pal. Durazzo-PaUav. GÊNES. -^^- ^- '5. 143

un portail à colunnes; le reste de la façade est inachevé, l'intérieur décoré de fresques et richement doré.

La belle et large via Bai.bi (pi. D C 3-2) a été créée par Bart. Biaiico (160-4-1 ()ô(j), à qui on doit aussi la plupart des palais qui la bordent: à dr., n" 1, le palais Durazzo-Pallavicini, Iransl'ormé an xvm« s. Il a une façade iniiinsanto, un beau vestibult; et, à g., un magniti(|Ui^ escalier. Ce palais renferme, au premier étage (sonner à dr., au f(ind), la yahrie Durazzo-Pallavicini, ('outeuant d'excellents portraits de famille. Entrée, v. p. 138.

Cette collection compioud neuf salles. A icmanitier surtout: dans la II» SALiiE, Ruhmis^ SiU'ue avec des Baecliantes (vers U)08) ; dans les salles snivautcs, tableau.K de Stroszi , du Gtw.rclitn , du OuiUn, du Tiiitoret (dans la IV' saulk, portr. en pied du marquis Aug. Durazzo). — VI" salle: le Dominiquiu. le Christ ressuscité apparaissant à sa mère, Mort d'Adouis; van Dyck, Enfaut vêtu do satin blaae; van Di/clc, Trois enfants avec un chien (gâté); nubenu, portr. en pied de Philippe IV d'EsjJagne ; Itibera, le Philosophe qui rit, le Philosophe qui pleure; van Di/ck, la marquise Cather. Durazzo et deux enfants (gâté). — VIII» salle: quelques petites toiles néerlandaises. — IX» sali.e: Rubens, portr. d'Ambrogio Spinola.

Du côté g., n^ 4, le palais Balbi-Senarega (pi. D 3), construit au commenc. du xvii'^.s. par Bart. Biauco et agrandi au siècle suivant. 11 appartient encore à la famille qui l'a fait bâtir. Il a une magnifique cour de laquelle on entrevoit l'orangerie.

A dr., n" 5, le palais de l'Université (pi. D 3), construit par Bart. Biauco comme collège des jésuites, agrandi en 1782. La *cour et l'escalier .sont les plus remarquables de Gênes.

A g., n" 10, le palais royal {Pulazzo Reale; pi. CD 3), construit au xvn^ s. pour la famille Durazzo, acheté par la famille royale eu 1817 et restauré en 1842. Ce palais se distingue par ses beau.v escaliers et ses terrasses.

La via Balbi débouche sur la piazza Acquaverde (pi. C 2), grande place devant la gare principale, que desservent les tramways de la place Deferrari, directement et par la via di Circonvallazione a Monte (p. 137). — Au N. de cette place, dans un jardin planté de palmiers, s'élève, depuis 1862, le monument en marbre de Christojihe Colomb, né à Gênes vers 1451, mort à Valladolid en 1506, qui découvrit l'Amérique.

A rO. de la gare, la piazza del Principe (pi. B2), point terminus des tramways mentionnés ci-de.s.sus et où il y a un monument eu bronze du chic (le Galliera (p. 139) de 12 m. de haut. Le grand palais Doria (pi. A B 2) a été construit en 1529 pour André Doria (p. 139), le Père de la patrie, sur les plans de Montorsoli et orné de fresques par Perin del Vafja. La rue pa.ssant du côté N., où une longue inscription latine célèbre les actions du doge, et le chemin de fer ont détruit en grande partie le jardin autrefois graudiose de ce palais, où André Doria mourut en 1560, à l'âge de 92 ans.

En prenant à côté du palais la via 8. Benedetto, puis la via ]\lilano i^ui longe les quais, on arrive au phare. A mi-chemiu, la place

Utbdeker. Italie. S* édit. 10

144 II- R- i9. GÊNES. S. Maria di Car.

Dinegro, où se trouve à dr., n" 41, le j^a^ais Rosazza, avec un parc dont le belvédère offre une belle vue (entrée, 1 fr.).

Sur le promontoire rocheux qui sépare Gênes de S. Pier d'Arena (p. 136) et d'où le Molo Nuovo s'étend au loin dans la mer, s'élève le grand phare {Lanterna^ 117 m. au-dessus de la mer), dont la lumière éblouissante (incandescence par le pétrole) a une portée de 27 milles marins. On peut y monter (353 marches; 1 fr.), mais la plate-forme au pied de la tour offre déjà une *vue d'ensemble très complète, embrassant Gênes, laEivière du Levant et celle du Ponent. C'est vers le soir qu'on a la meilleure vue. Pour y aller, on fera bien de prendre (jusqu'au tunnel) le tramway de S. Pier d'Arena (p. 137, n° 10), qui passe devant le palais Doria.

La piAzzA CoRVETTo (pi. F G 5) sur laquelle débouche au S.-O. la via Roma (p. 141 ; galerie Mazzini) et au N.-E. la via Assarotti (p. 145), est le point de croisement des tramways n^^ 1, 2, 3, 4, 5, 6 (p. 137). Sur cette place s'élève depuis 1886 une statue équestre de Victor-Emmanuel II, en bronze, par Barzaghi. A l'O., le palais Spinola, du xvi« s., anj. la préfecture. Au N.-O., une statue eu marbre du Génois Mazzivi (1808-1872), chef du mouvement révolutionnaire pour la délivrance de l'Italie. — A g., le tunnel du ti-amway n" 6 (p. 137). Des chemins commodes moutent au N.-O. à

la *Villetta Dinegro (pi. F 4; 74 m.), beau jardin public dont le point culminant offre une vue splendide de la ville, du port et des environs.

De la place Corvetto on monte à dr. (S.-E.) à l'Acquasola (pi. 6 5-6; 42 m. au-dessus de la mer), parc créé en 1837 sur une partie de l'emplacement des remparts intérieurs; des concerts y ont lieu trois fois par semaine. De l'extrémité S. du parc, on arrive par le CORSO Andréa Podesïà en suivant le tramway électr. à S. Stefano (pi. F G 6), église située sur une terrasse. Au maître-autel, une Lapidation de St Etienne par Jules Romain (1523; voilée). — Passant maintenant sur le viaduc qui porte le nom de Ponte Monumentale, on arrive dans la partie S. du corso Andréa Podestà (pi. F 67), d'où l'on jouit d'une belle vue. Plus loin, la piazza Galeazzo Alessi (pi. F 8), où nous prenons à dr. la me du même nom.

*S. Maria di Carignano (pi. ES: 53 m. au-dessus de la mer), à l'extrémité de cette rue, a été commencée en 1552 sur les plans de Gai. Alessi et achevée seulement en 1603; c'est une réduction de St -Pierre de Rome tel que l'avaient conçu Bramante et Michel-Ange. — La *vue du haut de la dernière galerie (112 m. au-dessus de la mer) du dôme est magnifique, surtout le matin. Ou paye 25 c. an sacristain, en bas à la porte, et l'on monte seul; l'escalier qui est très commode et bien éclairé a 249 marches. On y a le meilleur panorama de la ville, du port, des fortifications, de la côte populeuse et de la mer.

Castellaccio. GÊNES. I^- ^- '9. 145

Au N.-O. de l'église est le pont Carignano, viaduc de 30 m. de haut, construit en 1718 et qui conduit au port (p. 139). Au S.-E. de l'église, la via Xino Bixio mène à la place Hixio (pi. F 8), décorée d'une statue en bronze du général Nino Bixio, de Gênes, frère d'armes de Garibaldi. La large via Corsica descend de là, au S.-O., vers la via di Circonvallazione a Mare (tramw. n° 9, p. 137) qni, sous différents noms (via Odone, corso Aurelio Saflî ; pi. D 6, E-H 9-10), contourne le S.-E. de la ville.

La VIA AssAROTTi, mentionnée p. 144 (tramw. n°2, p. 137), monte au N.-E. de la place Corvetto, en passant à S. Maria Immacolata, église construite de 1856 à 1873, et aboutit à la place Manin (pi. 14; 100 m. d'alt.). Du côté 0. de cette place commence

la via di Circonvallazione a Monte (tramw. n" 2, p. 137), beau boulevard ouvert depuis 1876 sur les hauteurs. Elle serpente d'abord sur le versant de la colline à l'O., en changeant plusieurs fois de nom: corso Principe Amedeo, corso Solferino, corso Magenta, corso Paganini; puis, à la Spianata Castelletto (pi. E3; ascenseur du bas de la via Caffaro, v. p. 141), d'où l'on a une belle vue, elle tourne au X. sous le nom de corso Firenze, pa.sse devant l'église S. Nicolà (pL E 1 ; halte du funiculaire, v. ci-dessou3) et se prolonge par le corso Ugo Bassi (pi. D C 1) pour descendre enfin, sous différents noms et en fortes courbes dont le tramway évite une partie dans un tunnel, jusqu'à la place Acquaverde (p. 143).

De la piazza délia Zecca (pi. DE3; p. 142), le funiculaire mentionné p. 142 monte sous un tunnel à S. Xicolô (v. ci-dessus: tontes les 10 miu., 15 c), on l'on change de voiture; puis il continue à travers des vergers jusqu'à (50 c.) Castellaccio, sur la hauteur (310 m.). Au point terminus du funiculaire, le café-restaur. Beregarda (déj. 2 fr. 50, dîn. 4). d'où l'on a un magnifique coup d'œil sur la vallée du Bisagno. A 3 min. plus haut, on arrive au resf. Idéal-Righi (327 m.) dont la terrasse et le toit offrent une *vuc splendide sur Gênes et la côte, depuis Savone jusqu'au cap de Portofino; le panorama est encore plus étendu du vieux fort Castellaccio (382 m.), à 10 min, pins haut.

Le Campo santo ou Cimitero di Staglieno (ouvert de 8 on 9 h. à 5 on fi h., en hiver de 10 h. à 4 h. ; tramw. ii"' 5 et 7, p. 137) est un des plus grands de l'Italie. On entre d'abord dans un vaste quadrilatère, situé dans la vallée du Bisagno, et dont ks arcades abritent de magnifiques tombeaux placés dans des niches. Des escaliers et de larges rampes montent aux galeries du haut, au milieu desquelles est nue rotonde aans le genre du Panthéon. — Tramway (u" 8, p. 137) et autobus pour le Lido d'Albaro, lien de divertissement élégant (bains de mer), en contre-bas de la route de Sturla (p. 146).

146 II- R- t^- NERVI. -De Gênes à Pise.

De Gênes à Pise. Rivière du Levant.

1G5 kil. Ch. de fer. Trajet de 3 h. 3/4 à 4 h. '/j par les trains de luxe fit rapides (v. p. xiii) ou les express, prix 20 fr. 65 et 14 fr. 45; 6 h. à 7 h. en train onin., 19 fr. 15, 13 fr. 40 et 8 fr. 65. — Au départ de Gênes, les voyageurs à destination des localités de banlieue situées entre Grêues et Cliiavari ne reçoivent de billets valables pour les trains express, qu'autant qu'ils justifient arriver de localités éloignées et a' aiienainit immédiatement, sur le quai de la gare, au bureau de renseignements, au contrôleur ou au chef de station (capostazione).

Gênes, v. p. 136. De la Siazione Piazza Principe (v. p. 136), le train passe dans le tunnel mentionné p. 136 (4 à 5 min.). — 3 kil. Stazione Orientale, la gare de l'Est de Gênes (pi. 16-7; p. 136). A g., les hauteurs fortifiées qui entourent la ville (p. 138).

La ligne traverse le Bisagno, qui a peu d'eau la plupart du temps, et longe la Rivière du Levant, dont les beautés naturelles ne sont guère inférieures à celles de la lliviére du Ponent (p. 133). La vue est particulièrement belle à dr. , cependant les innombrables tunnels (plus de 80 jusqu'à la Spezia) détruisent en partie le charme que l'on éprouve. — 7 kil. Sturla. Adr., la mer qui scintille; à g., les versants des Apennins couverts de maisons de campagne f;t de plantations d'oliviers. — 8 kil. Quarto. — 10 kil. Quinto, où l'on voit beaucoup d'orangers, entremêlés de beaux palmiers. Au premier plan, le pittoresque promontoire de Portofiuo (v. ci-dessous).

12 kil. Nervi. — Hôtels: *Eden Botel; *G):-mtel; *H. Victoria; *H. de Savoie; * Strand-Hôtel ; *Schickerfs Park-Hôtel; H.-P. Nervi, Kurhaus-Schweizerhof, poui- toiu-istes.

Nervi est une ville de 3500 hab., entourée de forêts d'oliviers, de plantations d'orangers et de citronniers, maintenant très fréquentée comme séjour d'hiver à cause de la douceur de son climat et de sa situation abritée. La plage de Nervi offre une belle promenade.

Ensuite d'B nombreux tunnels. — 17 kil. Sori. Du viaduc qui passe à une grande hauteur au-dessus de la ville et du ruisseau, magnifique coup d'œil sur la mer et sur la vallée.

21 kU. Eecco, point de départ pour l'excursion à Portofino- Kulm (v. ci-dessous; 3 à 4 h.): autobus 4 fois par jour en '/i h., aller 4 fr., aller et retour 6fr.; montée à Portofino-Kulm, puis descente à Rapallo (p. 147), 7 fr. — Le chemin de fer touche encore le vieux et pittoresque port de (23 kil.) Camogli et passe dans un tunnel de 3000 m. de long sous le promontoire de Portufino.

La ROUTE nE Recco a Portopino-Kulm, riche en beaux points de vue, atteint au delà de (4 kil.) Ruta (290 m.; Kursaal & Hôt. d'Italie) la crête de la montagne entre le promontoire et les montagnes côtières, traversée par un tunnel (route de Rapallo, p. 147). Immédiatement en deçîi de ce tunnel, se trouve à dr. la porte d'entrée (1 fr.) du «parc de Portofino-Kulm» à travers lequel une route particulière conduit eu '/a ''• à l'hôt.-restaiir. Portoflno-Kulm ou Viltn des Fleurs (60 ch. de C à 10 fr., rep. 2, 5 et 7, v. n. c), situé sur le Portnflno-Kulm (450 m.), qui offre une vue spleudide, d'une ))ai t sur la côte de Camogli à Gênes et, plus loin, jusqu'au cap Berta (p. 134), puis plus loin encore, pai- une belle matinée, sur les cimes neigeuses des Alpes Maritimes; d'autre part, sur

De Géties à I^ne. IIAFALLO. ^^ ^' '^- M7

la côte do Rapallo, Cliiavari, Sestri jusqu'aux ilos de Porto Venero (p. 148) avec les AJpos Apuaiics à l'airitTe-plau. — Lo chemin muletier, qui court à l'E. du «pare», se divise eu trois bras au dt.là de l'hôt. -restaurant (il y a des poteaux indicateurs): 1" à dr., il monte en 20 min. à la Oima delhi Chiappa, point de vue d'où l'on peut continuer en '/4 d'h. jusqu'au Semaforo Veeehio; 2" tout droit, il monte directement en '/a ''. au Semaforo Vecchio {(JIO m.), bâtiment situé sur le plus haut sommet du Portotino; 3" i\ g., le Ions dos tils télégraphiques au défilé de IHetre Stretle ('/4 d'h.), près duquel un sentier marqué assez escarpé descend à dr. à S. Fruttuoso p/id'h.; modeste tr;ittoria; bai'ques), auc. couveut situé sur la côte S., et plus loin, en 1 h. '/j. •' Portofino (v. ci-dessous).

28 kil. S. Margherita. — HOtei.s j)our séjour prolongé: *Gr.-fT. Miriivuire, II. J^eghta Kleiia, h 20 ou 25 mm. de Ja gare, sur la route de Portotino; *Impfrial Palace, Giiglielmina, Continental, Métropole, dans lo voisinage de la gare, sur la route de lîapallo; StratuI - Bôtel, clc. Pour touristes: Alh. Rama, avec restaur. et débit de bière.

S. Margherita Ligure, petit port de 4900 hab., très fréquenté en hiver et au printemps comme station climatérique et en été pendant lu saison des bains, est situé dans une baie du golfe de Rapallo. — - Sur la côte 0. de ce golfe, une route magniOque (5 kil.; omnibus 2.J c. ; voit, à 1 chev. G fr., à 2 chev. 8 fr. aller et retour) conduit à

Portofino, autre petit port an pied et au S.-E. du promontoire. A l'entrée de la localité-, à dr. dans le haut, l'iiôtel Splendide. Du port, où il y a quelques modestes cafés-restaurants, on monte à dr. par la salita S. Giorgio, en 5 min., à l'église S. Giorgiu, d'où l'œil embrasse une vue surprenante sur la mer; un peu avant l'église, à dr., n" 17, est l'entrée de la villa Carnarvon, création de l'homme d'Etat anglais de ce nom (m. 1890) et jouissant aussi d'une belle vue. En dessous de l'église, un sentier («via délia Penisola») mène en 20 min. à la Madonnetta del Capn, sur une saillie abrupte du promontoire; phare en construction.

30 kil. Rapallo. — Hôtels (beaucoup fermés eu été) pour séjour prolongé: %H. Kiirsaal, à 20 min. de la gare, sur la route de S. Margherita, grande construction neuve et confortable, avec restaur.; *Gr.-H. Rouai (ch. dep. 2 fr. 50 ou 3 , dîn. 4 à 4.50), *Gr.-n. Suvoia , Riviera Splendide Hôtel, * H. Moderne et d'autres, à rextrémité 0. de la localité; *Gr.-H. Verdi, *H.-P. Braun-Believtie (allem.), tous deux dans un site élevé, sur la route de Reeco; IL Aiiguiita Victoria, Gr.-H. & Europe, à l'extrém. E. de la localité; Helvetia Palace Park-Hôtel, à 20 min. de la gare, sur la route de Chiavari. — A la gare, plutôt pour les touristes: Rest. Augiistiner, H.-Rest. de la Gare, etc.

Autobus pour l'ortoflno-Kulm fp. 14G), 4 fois par j.; départ du rest. de la Gare. Aller 5 fr., aller et retour 7 fr.; durée du trajet '/j b. — Barques pour Portofino (v. ci-dessus; 1 h. '/a), env. 6 fr.

Rapallo, petit port de 5800 hab., situé au foad de la baie intérieure du golfe de Raj)allo ou golfe Tigulio, comme on l'appelle depuis peu d'après une ancienne localité, est fréquenté comme station climatérique par les Anglais et les Allemands en hiver et au printemps, par les Italiens pendant la saison des bains de mer. Le rendez-vous des étrangers est la plage qui s'étend à l'O. de la ville jusqu'au Kursaal. — La plus belle excursion est celle du Portofino- Kulm (p. 146; à pied en 2 h. à 2 h. Y^). P*r la route de Recco. Belle

148 II- R- i^- LA SPEZIA. De Gênes à Piae.

promenade aussi à l'E., sur la route de CMavari, jusqu'à la hauteur en deçà de Zoagli (à pied 1 h.).

La voie ferrée court presque constamment dans des tunnels jusqu'à CMavari. — 34 kil. Zoayli. — 39 kil. Chiavari, ville de 10 400 hab., non loin de l'embouchure de VEntella, dans un endroit où les montagnes reculent. — 41 kil. Lavagna, qui fut le berceau des comtes de Fiesque.

46 kil. Sestri Levante (hôt. : *Gr.-H. Jensch, *H. Miramare- Europe) est une ville très bien située sur la croupe d'un promontoire (70 m.) entre deux petites baies. Les étrangers y affluent en hiver comme en été pendant la saison des bains.

Après avoir passé la stat. de (50 kil.) Riva-Trigoso, la voie ferrée passe jusqu'à la Spezia sous une succession de tunnels, en offrant toutefois à plusieurs reprises sur la dr. de courtes échappées de vue sur la mer, la côte et ses récifs. — 69 kil. Levanto (Grand- Hôtel, etc.). — 83 kil. Riomaggiore. Enfin un dernier tunnel fort long (7 min.).

90 kil. La Spezia (hôt.: Gr.-H. Royal Croce di Malta; Italia, plus simple ; etc.) est une ville industiielle de 38900 hab., au N.-O. du golfe de la Spezia, et entourée de jolies collines couronnées de forts. Le golfe, vanté déjà par Ennius, qui le nomme Limai Portus, forme un des plus grands et des plus sûrs ports de la Méditerranée; il est devenu depuis 1861 le principal port militaire de l'Italie. L'arsenal de la marine royale, au S. de la ville, couvre une superficie de 90 hect., avec ses chantiers, ses bassins et ses docks, fermés au public.

Excursion intéressante à Porto Venere (restaur. : Bdvedere, Genio), à ro. du golfe, sur remplacement du Portus Veneris des Romains, et que dessert un bateau à vapeur (1 à 3 fois par jour, en 1 h., pour 30 c; il y a aussi des omnibus électr.). Vue ravissante de la hauteur que couronnent les ruines de l'église S. Pietro ; en face, l'île fortifiée de Pcdmaria.

Chemin de fer de la Spezia à Parme (Milan), v. p. 109.

98 kil. Vezzano Ligure (p. 109), où s'embranche la ligne de Gênes à Parme. A g. se montrent les sommets déchiquetés des montagnes de marbre dites Alpes Apuanes. — 101 kil. Arcola, où l'on franchit la Magra, large cours d'eau; joli coup d'œil sur les hauteurs couronnées de châteaux et de petites villes, des deux côtés de la vallée.

106 kil. Sarzana, ville de 6500 hab., avec une cathédrale gothique ; point de jonction de la ligue de Parme (p. 109). — 112 kil. Luui, stat. près de laquelle sont les ruines de Luna, vieille ville étrusque (v. p. 109). — Ou aperçoit à g., dans les montagnes, les carrières de marbre de Carrare.

116 kil. Avenza, petite ville où se voit un vieux château de 1322. Un embranch. de 5 kil. la relie à Carrare, d'où il faut encore 2 à 3 h. env. pour visiter les célèbres carrières de marbre. A dr., un petit port, la Marina, pour l'embarquement du marbre de Carrare.

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