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Mutée du CapitoU. ROME. ^H- H- 27. 273
du temps de Domitien, ainsi que les statues de Constantin et de son fils Constant, ot deux pierres milliaires de voies romaines anti(jut's. Lo iiiilieii (le la place est décoré de la supt-rlie - statue équestre de l'empereur Murc-Aurèle, statue antique en bronze, (lui était au moyen âge sur la place du palais de Lalran. On est redevable de sou étal parlait de conservation à la croyance populaire qui en faisait une statue de Constantin, le premier empereur chrétien.
Le palais du Sénateur (Palazzo del Seiiatare; pi. E 5), an fond de la place, date en majeure partie du moyen âge. Michel-Ange y construisit le beau perron et dunua les plans de la nouvelle façade, exécutée en 1592. Au milieu de celle-ci se trouve une fontaine surmontée d'une petite statue antique de Rome entre deux divinités tluviales, le Tibre (à dr.) et le \il (à g.). Le palais renferme une grande salle où le conseil municipal tient ses séances, puis des bureaux de l'administration communale, des appartements privés et un observatoire. Le campanile a été construit en 1579; une statue de Rome en couronne le sommet. Entrée, v. p. 279.
Le musée du Capitole au N. et le palais des Conservateurs au S. de celui du Sénateur, n'ont été construits qu'aux xvi« et xvii'^ s. ; les escaliers avec des portiques à trois arcades, à l'E. des deux palais, sont de Vignole (1550-1555).
Le *rausée du Capitole (pi. E5) renferme la plus importante collection d'antiques de lîoine après celle du Vatican; il s'y trouve nombre d'oeuvres excellentes. Jours et heures de visite, v. p. 233. Les cartes d'entrée, valables pour un seul jour, mais en même temps pour le palais des Conservateurs (p. 276) et le Tabularium (p. 279), se vendent à un guichet, à g. de l'entrée.
Bez-de-chaussée [Pianterreno, sur le plan ci-contre). — Cour (Cortile): en face, sur une fontaine, s'élève le Marforio, statue colossale d'un dieu de fleuve. Cette statue, placée au moyen âge dans la via di Marforio (p. 261), est celle sur laquelle on affichait les répliques aux saillies de Pasquin (p. 268). Les autres sculptures sont sans importance. A dr., deux lions égyptiens en granit noir.
Au PORTIQUE du bas (pi. 4), s'adossent trois salles à g. et trois salles à dr.
I™ SALLE DE G.: à g., boucbe de puits, dite capitoliue, encastrée dans la paroi; les bas-reliefs antiques dont elle est oi"née représentent des scènes de la vie d'Achille. — Dans les 11'^ et III* salles i>E G., rien de bien remarquable.
Les trois salles de dr. (V^, VI* et VIP) renferment plusieurs sarciyphayes intéressants. — VI« salle de dr. : 5, sanophage avec représentation d'une bataille des Romains et des Gaulois, inspirée par nue œuvre de l'école dePergame (p. 251). — VIP salle de dh. : grand sarcophage, avec des scènes de l'histoire d'Achille.
274 in. B. 27. ROME. in- «"«'•*^'-* ^'' *"'^^
Premier étage i^Primo Piano, sur le plan). - De l'eBcaUer^ on entre tout droit dans la I- sali.e. Au milieu: **1 le Gavlois mhuraZ On reconnaît que c'est un Gaulois à son torques, a sa chevelue hérissée et à saVoustaclie ; il est étendu sur «on l.ouclie,^ le san^ coule de son flanc droit transpercé; à cote de lui est son IranTcor (V p%51 et 380). - Mur de dr.: *5, medeBacchus; rilexandre l^e Grand. En face de l'entrée: 16, M. Jumus Brutus f; memtrier de César (plutôt Virgile, à ce qu'on croit maintenant, 14 F ore -- Mur de g : 12, statue - portrait d'.«lolesc^ent, donnée a toA pour un A^^oill; HO Satyre au repos, ^^apr- Praxi ele une de^ Lilleures parmi les non.breuses r pliques an |q^-s <!« - « œuvre; 9, Jeune fille protégeant une colombe. - Du cote de i en trée: *8, prétendue statue de Zénoî*.
Ile SALI.K Aux murs: empreintes de carreaux, bas -reliefs et iuscriptltns entre autres la Uxregia de Vespasien (plaque noire eu Ton fsur le mur à l'entrée), avec laquelle Cola ; K-zc. Fou^ au ueuple la puissance et la liberté de l'ancienne Rome (P- 238). Au Slku 1 S!tyre mangeant des raisins, en marbre rouge brunâtre Ttïacé sur un autel. - Du côté des fenêtres : 26, aute rond avec des .l£et 1' ns Hption: «Ara tranquillitatis», trouvé avec les deux mtres «Ara ventorum» et «Ara Neptuni», à Anzio, où les manns icSài nt à leur départ et à leur retour. - Du côté de la soHie ^:^^Ïge avec .1 ^^^ S^^^^^:^^:^^^
d'Amazones et, dessus, 21, Ariane.
III Grande salle. Au milieu: 2 et 4, Centaures en marbre gris noirTchacun d'eux devait avoir sur le dos un Amour auquel 1 feine obéissait avec joie tandisque le vieux se lamentait, 3 statue SLle d'Hercule enfant, en basalte, f-ée sur^un au^^^^ piter.-Ducôtédesf^^s, ^ g^^ ^^^Su ^f ^ir^rtS: l] appuyée sur un Ja^^lot 36, ^mei^^- . ^^^ archaïque; Ï^S^^Du'c^ïe^e;^^^^ cïasse^r I^ec un lièvre; 28, Harpocrate, dieu du silence. ,
IVe SALLE Aux murs, des bas-reliefs soigneusement exécutes entre ai^rr 99, 100, 102,' 104, 105, 107 de la frise ^ - -pK- ^ Neptune, où sont -présentés des instrumnt^^^^^^^ parties de vaisseaux. - Au milieu: 98, «t'^^ue ^ ;^', oite M. Claudius Marcellus. - Puis q^atre-vingt^iCY.^ '^"«/«^ « «« nés célèbres, dont les noms sont en partie douteux. 4 o , Socrate;22,sWhocle;25,Tbéon;31,DeuiosU^^^^
Eu face (rangée inférieure): 44, 4o 46, "^^'"^^^,' .^'{T^l-^icain (?) ; Corbulon, général de Claude et de Néron; *49, fcipion 1 Alncain U , 58 Plato^; *59, Jeune barbare nommé à tort Armimus; 63, hermès
MuȎe du Capiiole. ROME. m l< '-^7. 275
géminé d'Epicure et de Métrodore; 75, Romain du temps de Cicéron; 82, Eschyle (?).
V' SALLE. Au mur du côté de l'entrée, ^haa- relief n: 9*2, Endymion endormi, avec son chien qui fait bonne garde; 89, Persée délivrant Andromède. Au milieu, 84, statue assise de femme, regardée à tort comme Agrippine. — La collection de *bustes des empereurs, une des plus complètes, et dont les noms sont en majeure partie justifiés par des monnaies , donne une bonne idée de l'art du portrait chez les anc. Romains. L'énumération des bustes rommence à g. de la porte d'entrée, par la rangée supérieure: 1, Jules César; 2, Auguste; 4, Tibère; 5, Germanicus; 7, Drusus l'Aîné, frère de Tibère; 8, Antonia, femme de Drusus l'Aîné; 9, Germanicus, leur tils ; 10, Agrippine l'Aînée, femme de Germanicus; *11, Caligula, en basalte; 12, Claude; 13, Messaline, sa troisième femme; 14, Agrippine la Jeune, fille de Germanicus, dernière femme ili' Claude et mère de Néron; 15, Néron; 19, Othon; 21, Vespasien; 22, Titus; 24, Domitien; *25, Domitia, sa femme; 27, Trajan; 31, 32. Adrien: 33, Sabine, sa femme ; 35, Antonin le Pieux: 36, Faustine l'Aînée, sa femme; 37, 38, Marc-Aurèle enfant et dans l'âge mûr; 39, Faustine la Jeune, sa femme, fille d' Antonin; 41, Lucius Vérus; 43, Commode; 50, 51, Septime-Sévère; 53, Caracalla; 60, Alexandre- Sévère ; 62, Maximin ; etc.
VI. Corridor. A g., au mur transversal, sans n"», un beau vase de marbre sur un putéal ou margelle de puits de style archaïsant, où sont représentés les douze dieux. A la fenêtre, à g., 33, buste de Caligula dans sa jeunesse. Puis en tournant le dos à la fenêtre: à g., 30, Trajan: *29, Minerve, trouvée à Yelletri. — A côté du corridor, à g., est la VIIP salle, de forme hexagonale et qui renferme la * Vénus du Capitale, œuvre merveilleuse de la statuaire grecque. C'est la meilleure de toutes les reproductions et variantes de l'Aphrodite de Cnide par Praxitèle; elle s'est conservée presque intacte. Il y a. en outre, Y Amour et Psyché. — Ensuite, on rentre dans le corridor. A g., 20, Psyché, tourmentée par l'Amour; à dr., un sarcophage avec la Naissance et l'Education de Bacchus. A dr., 48, Niobide; à g., 15, tête colossale de Vénus; à dr., 49, tête colossale de femme ; à g., 10, urne cinéraire octogone ornée d'Amours: 8, Vieille femme ivre; au delà de l'entrée de la salle suivante (VII), à g., 5, Amour bandant son arc.
VU" SALLK. Au mur de droite, mosaïque représentant des *colombes au bard d'une coupe, imitation d'une mosaïque de Pergame (motif analogue an musée de Naples, v. p. 379). Au-dessous, 13, un sarcophage, Prométhée formant l'homme et Minerve l'animant. Plus l'jin, du même côté, une mosaïque avec des masques. Au-dessous, 37, un sarcophage, Diane et Endymion. Au petit mur, on remarquera plusieurs bustes-portraits de personnages romains, et au-dessous, au milieu, un cippe orné d'un bas -relief représentant une vestale qui
276 III- H- 27. ROME. III- Qtiaftiers du sud:
haie sur le Tibre le bateau portant l'image de la Magna Mater. A côté, à la fenêtre, 83, la Table Riaque, petit bas -relief représentant la destruction de Troie, avec la Fuite d'Enée an milieu, et d'autres épisodes de la guerre de Troie, expliqués par des inscriptions grecques; 83a et b, fragments d'une représentation du bouclier d'Achille, d'après Homère.
Le palais des Conservateurs (pi. E 5) ou du conseil municipal de Rome, renferme, outre quelques antiques qui s'y trouvent depuis longtemps, notamment des bronzes trouvés au cours des fouilles de ces années dernières et devenus propriété de la ville (v. |i. 247;. Visite, v. p. 233; les cartes d'entrée ne se délivrent qu'au musée du Capitole, v. p. 273.
Cour (Cortile). Au mur de dr. : cube qui contenait l'ui'ne cinéraire d'Agrippine l'Aînée (p. 275); il a servi de boisseau au moyen âge. Au mur de g.: hauts-reliefs représentant des provinces romaines; tête colossale de Constantin le Grand.
Dans la galerie, en face de l'entrée: statue Ae «Roma» et deux statues de barbares. — On passe ensuite à g. dans le vestibule: à g., 30, colonne rostrale, avec un fragment d'une inscription en l'honneur de C. Duilius, vainqueur de Myles (p. xxvu), refaite au commencement de l'Empire. Sous la fenêtre, une statue de Charles d'Anjou, roi de Naples, du xiii<= s. — Escalier, montant au 1'^^'': à g., au revers d'une table épigraphique, un bas-relief antique de M. Curtius, provenant du Forum (v. p. 281). Sur le premier palier, quatre basreliefs (n"» 41-44) représentant des sacrifices et l'entrée de l'empereur à Rome. Sur le second palier: Allocution d'un empereur, etc.
— A g., l'escalier qui conduit à l'étage supérieur (p. 278) et l'entrée des collections décrites ci-après.
*Nouveau musée du Capitole (à partir d'ici , voir le plan «Palazzo dei Causer vato ri, 1 " Pi«no>', ]>. 273). — Les deux premières pièces contiennent les Fasfi moderni ou listes de magistrats romains de l'époque moderne. On y voit en outre des têtes-portraits grecques et romaines; entre autres, dans la 1'"^, 100, un excellent portrait romain du temps de la Réjiublique. Dans une troisième salle, contiguë aux deux premières, à g., la tête-portrait d'une dame noble du temps de Théodoric le Grand (p. 121); torses de Minerve, etc. — Dans le corridor (Corridoio) qui suit : statuettes fortement mouvementées de satyres, dans le genre des scènes de combats de Pergame (en face, à g., une partie de la collection dite Protomoteca; p. 277); plus loin, statues romaines, dont plusieurs portraits.
— De là, on entre à dr. dans la
Sala degli Orti Lamiani, où l'on a réuni les objets en marbre trouvés sur l'Esqnilin. A dr., *tête de centaure (école de Pergame); buste d'Hercule d'après Scopas; au petit mur, deux Tritons; 36, demi-statue de l'empereur Commode, avec les attributs d'Hercule
Xoiiv. musée du Cap. ROME. ^''^- ^- 27. 277
et deux figures ugenonilléps personnifiant des provinces; au mur de g., Vieux pêcheur; Vioille femme portant un agneau; statuette (l'un enfant qui joue; Jeune tille assise. A côté de l'entrée, cippe funéraire de Q. Snlpiciits Maximiis, jeune enfant de 11 ans '/g qui» au dire de l'inscription, s'est fait mourir de travail après avoir dans un concours remporté le prix d'improvisation de vers grecs; au milieu, prétendue Véiuis de l'Es>iuilin, jeune fille vouée au culte d'Isis et sur le point de délier le bandeau retenant sa chevelure (du temps d'Auguste). — La salle s'ouvi-e sur le .iardin ((iiardino), ou se trouvent deux fontaines: l'une ornée d'un Silène à genoux, l'autre l'un groupe d'animaux représentant un lion dépeçant un cheval. .V la paroi N.-O. sont encastrés les fragments d'un plan de Rome («Forma Urbis»), gravé sur marbre vers 205 apr. J.-C. et retrouvé an xvi« s. derrière l'église St-Côme-et-St-Damien (p. 286). Ce document topographique important est à peu près à l'échelle de 1 :250; il est orienté au sud, c'est-à-dire au contraire de l'usage actuel. — Le côté 0. du jardin est borné par le palais Caffarelli (p. 272) où l'on voit, dans le soubassement, un fragment d'une immense colonne de marbre du temple de Jupiter Capitolin.
(•n revient au corridor mentionné p. 276, que l'on traverse jusqu'au bout pour passer à g., près d'un grand sarcophage orné de scènes de chasse, dans la
SALLK DES ANTIQUES TROUVÉES DANS LES .lAKOINS DE MÉCÈNE
(Monnmenti degli Orti Mecenaziani ; v. p. 254). A dr. : *Ménade davuant, bas -relief du temps de Phidias; belle réplique de la tète de l'Amazone blessée du Capitole (p. 274); au milieu, bouche de fontain e en forme de corne à boire; à dr. de la sortie, statue en marbre rouge de Marsyas suspendu (v. p. 169, 170). — Salle des BRONZES. A l'entrée, à dr., Diane d'Ephèse sur un autel à trois faces; à g., tête très caractéristique dont les yeux sont incrustés; fragment d'un taureau; en face, un cheval d'un excellent travail; à g. de ce dernier, le célèbre * Tireur d'épine (v. p. 236), d'une vérité merveilleuse. Plus loin, à g., un camillus ou jeune homme assistant le grand -prêtre pendant le sacrifice; dans le coin, tête d'une statue colossale d'empereur; au milieu, montants d'une litière et d'un lit, dont les parties en bronze, incrustées d'argent et de cuivre, sont seules antiques. — On passe dans le musée italique (Mu-Heo ItaUco), qui contient des vases, des terres cuites et d'autres objets provenant d'Etrurie et du Latium, pour revenir au corridor et entrer à dr. dans la
pnoTOMOTHÉQUE, collection de bustes de célébrités italiennes et de savants et artistes étrangers qui ont bien mérité de la ville. — La porte suivante du corridor donne accès à la salle des tombeaux DE l'Esquilin (Tombe dell' Esquilino); trouvailles provenant de nécropoles des vii*-v« s. avant J.-C; les grands blocs de pierre de taille qu'on voit dans le pavé appartiennent au district du temple
278 m- ^- 27. ROME. Jff- Quartiers du sud:
capitolin et occapcnt encore leur place primitive. — La salle des SCULPTURES ARCHAÏQUES (Sculturc arcaichc), également attenante au corridor, est très obscure; elle contient d'excellents *bas-reliefs fP'ecs, funéraires et votifs, un torse de conducteur de char, une Amazone à genoux; sous verre, uu char de procession, à bas-reliefs en bronze représentant des scènes de la vie d'Achille (les autres parties eu sont modernes) ; une statuette de Latone, etc.
On retourne sur le palier de l'escalier (p. 276) et, prenant à g. par un corridor (IX; collection de porcelaines) et une anc. chapelle (VIII; fresque figurant la Vierge et datant du couimenc. du xvi'^s.), on entre dans les
salles des Conservateurs, ornées, à la fin du xvi" s., de fresques dont les sujets sont tirés de l'histoire romaine. On remarquera: dans la grande salle du fond (I), une statue en bronze d'Innocent X, par l'Algarde, et une statue en marbre d'Urbain VIII, par le Bernin; dans la IP salle, où l'on entre d'abord, statues de généraux pontificaux du xvi^ s. et la prétendue *lov.ve du Capitale, ouvrage du v<= s. av. J.-C, provenant probablement du temple capitolin, où elle fut endommagée par la foudre en 65 av. .J.-C. (les pattes de derrière en portent encore des traces; les jumeaux sont une addition de l'époque de la Eenaissance) ; dans la IV® salle, fragments des fastes consulaires ou listes des hauts fonctionnaires romains jusqu'à l'époque d'Auguste, provenant de la Regia (p. 285), et bustes de savants qui ont rendu des services méritoires dans l'explication de ces fastes; dans la V« salle, quelques bustes antiques et de la Renaissance; dans le cabinet voisin (V»), des souvenirs de Garibaldi.
A l'ÉTAGE SUPÉRIEUR, iiuquel OU uioute par l'escalier mentionné p. 276, à dr., deux salles coiiteuaut des fragments d'excelleutes mosaïques antiques et le cabinet des médailles (fermé le dim. ; à g. de la porte, nue fibule en or, provenant du tombeau d'un Cloth et datant du vi" s. apr. J.-C.) ; — dans le corridor oontigu, terres cuites, verres et bronzes antiques et, dans le foud, une statue dorée d'Hercule. — A g., la
galerie de peinture, qui renferme quelques tableaux importants. — l'o SALLE. A dr. et à g. de l'entrée, Dom. Tintoretto , Flagellation, Couronnement d'épines et Baptême du Christ; plus loin à g., Dosso Dossi, Ste Famille; Dan. da Volterra, St Jeau; eu face de l'eutrée, *Ruben8, Komulus et Rémus; Annibal Carraclie, fresques tirées de la fable d'Amour et Psyché. — II« sai.le: Salvafor JRosa, un Soldat, ime Sorcière; Vues de Rome dans la i™ moitié du xviii» s. — ïll» salle, à dr. de la précédente. A dr.: le Caravage, Diseuse de bouue aventure; le Parmesan, St Jean- Baptiste (sous verre); Palma le V. (et non le Titien), le Christ et la femme adultère. Au petit mur, un grand tableau du Guerchiii, Ste Pétronille sortie de la fosse pour être montrée à son fiancé. A g., le Guide, Esprit bienheureux (inachevé). — On rentre dans la 2« salle pour passer dans la IV" salle: à dr., *le Titien, Baptême du Chiist et le donateur; *Velasquez, portr. de l'artiste; van Dijck , portr. des peintres Lucas et Corn, de 'VVael; élève de Michel- Ange, portr. de ce maître; *van Dyck, portr. du poète Thom. Killigrew et Qc Henry Carew; Pierre de Cortone, Alexandre et Darius; Moroni, double portrait. — V" salle: le Dominiquin, la Sibylle de Cumes; Paul Véronèse, Enlèvement d'Europe (tableau d'école; v. p. 88); Dom. Tintoretto, la Madeleine. — VI" salle: le Garofalo, Vierges et autres tableaux; Lorenso di Credi, Viei-ge et anges.
Tahularium. ROME. J^J A'. 27. 279
L'escalier à g., à côté du musée du Capitole (v. p. 272), conduit à Ste-Marie-d'Aracœli (pi. E5), église très ancienne et située sur la hauteur. Elle se dresse sur les ruines du temple de Junon Moneta et est mentionnée au vni« s. sous le nom de 8. Maria de Capitolio. Sa dénomination actuelle d'Araco^li («de l'autel du ciel») ne date que du xii*" s., époque à laquelle la légende transporta ici l'endroit où l'empereur Auguste reçut de la sibylle de Tibur la révélation de l'avènement du christianisme.
Au-dessus du jiortail latéral, par où l'on entre dans l'église, une mosaïque du xui" 8. : la Vierge entre deux anges.
L'iNTÉKiEUU a été défiguré par des constnictions postérieures. La grande nef a 22 eolonnes antiques très diverses. Le riche plafond de la nef a été fait en souvenir de la victoire de Lépantc (1571). Il y a d'intéressants monuments funèbres do la Renaissance, surtout du côté de l'entrée principale et dans le chœur. — Bas côte de dr., 1" chap.: belles fresques représentant l'histoire de St Bernardin do Sienne, par le Pinturicchio. — Bas côté de g.: on place à Noël dans la 2» ehap. une crèche (presepe), c-à-d. une représentation en grandeur naturelle de l'enfant Jésus dans la crèche, couvert de riches vêtements, «il Sauto Bambino», objet d'une grande dévotion. Du 25 déc. au (5 janv., des enfants de 5 à 10 ans lui adressent, de 3 à 4 h. du soir, des discours appris par cœur, mais débités néanmoins d'une façon très naïve. — Dans le transept, à g. et à dr. aux piliers de la grande nef, se trouvent deux *ambons de l'ancien chœui", exécutés par Laurentins et Jacobiis C'osinas (vers 1200). — Dans le bras g. du transept, un baldaquin supporté par huit colonnes en marbre de couleur; c'est la chapelle Saiste ou chap. Ste-Hélése, dont l'autel eu renferme un autre plus ancien, érigé, dit-on, par Auguste avec l'inscription «Ara primogeniti Dei».
L'escalier situé à g. du palais des Conservateurs conduit par le portique mentionné p. 273 sur le mamelon S. du Capitole où se trouvent : dans la via di Monte Tarpeo, n" 25-27, la Casa Tarpea, avec l'hôpital de l'ambassade d'Allemagne, et au n" 28 V Institut archéologique aUemand (pi. D 5). On montre dans le jardin de l'hôpital (gardien, via di Monte Tarpeo, 25) la roche Tarpéienne (Rnpe Tarpea) d'où l'on précipitait jadis les condamnés à mort.
En descendant ensuite par la via del Campidoglio, qui passe entre le palais des Conservateurs et le palais du Sénateur, on se dirige vers le Forum, mais visite d'abord les restes grandioses de l'anc. « Tabularium », sur lesquels s'élève le palais du Sénateur. L'entrée (ferm. le dim.) est dans la via del Campidoglio; on passe par la première grille à g., puis à dr. par la porte où se lit l'inscription «ïabulario e Torre Capitolina»; cartes d'entrée, v. p. 273.
Le Tabularium fut construit pour les archives de l'Etat, l'an 78 av. J.-C. par le consul Q. Lutatius Catulus. Il se composait d'une quintuple rangée de voûtes, dont la dernière, du côté dn Forum, formait une espèce de portique ouvert à demi-colonnes, doriques au rez-de-chaussée, corinthiennes à l'étage supérieur. Il a servi à la ville d'entrepôt de sel pendant le moyen âge, et le sel a fortement corrodé les murs, qui sont en péperin. — Il y a dans ce portique, à g., un escalier avec l'inscription «Torre Capitolina»; c'est par là qu'on parvient au campanile du palais du Sénateur (p. 273;
280 III- ff- 27. KOME. III. Qintrt. dti S.: le Forum.
259 marches). La *vue qu'on a de la galerie supérieure sur la ville est magnifique.