Velabrum et forum Boarium
La VIA S. Tkouoro (pi. E 5-6) , à l'O. du Palatin, correspond à peu près à l'anc. victis Tvscus, qui faisait comuumiquer le forum Romain avec les embarcadères du Tibre. St-Thé(xlore (pi. E 5), rotonde située un peu à l'écart, est bâtie sur des édifices antiques.
La VIA HKL Velabro (pi. E G), qui se détache à dr., doit son nom au Velabrum, anc. quartier de la ville qui se trouvait sur cet emplacement. Dans cette rue, on remarque *S'. Giorgiv in Velabro, vieille église qui a subi de nombreuses transformations. L'intérieur a seize colonnes antiques. A côté de St-Georges est le petit arc des Changeurs (arcus argentariorum), que les changeurs et marchands du forum Boarium érigèrent, dit l'inscription, en l'honneur de Septime- Sévère. Plus loin, l'*arc de Jaiius Quadrifrons (pi. E6), con.struction du Bas -Empire à quatre faces et à deux étages. — En.suite venait le forum Boarium, le grand marché aux bestiaux, qui s'étendait jusqu'au bord du Tibre.
En traversant les petites arcades en briques vis-à-vis de l'are des Changeurs, on passe à un moulin et on arrive à la Cloaca Maxima (pi. D 6), mentionnée p. 235, le fameux cgout antiqne dont les solides joints méritent encore auj. notre admiration. Pour accélérer l'écoulement, on a détourné les eaux de quelques sources dans un bassin creusé près de là. Au moulin (20. à 30 c), on voit la coutinnatton de l'égout du côté du Forum, et du pont Palatin (p. 296), si les eaux ne sont pas trop grandes, son embouchure dans le Tibre.
2% m- ^- 27- ROME. m- Quartiers dit sud:
En passant, au delà de l'arc de Janus, à la piazza de' Cerchi, on arrive à la place Bocca della Verità (pi. D 6), reliée au N. par la rue du même nom à la place Montanara (p. 271). Au milieu, une jolie Pontaine du style baroque. — A g., au pied de l'Aventin, l'église
*Ste-Marie in Cosmedin (t[)\.T> &) on Bocca dellaVerifù, surnom qu'elle doit à la plaque de marbre qui se voit au portique, et dans l'ouverture de laquelle, d'après une légende du moyen âge, les Romains mettaient la main droite lorsqu'ils prêtaient serment. La désignation «in Cosmedin» dérive d'une place de Constantinople (place du Meïdan, près de la Hagia Sopbia) et rappelle ainsi que l'église l'ut fondée, aux V etvi" s., par des Grecs de Constantinople. La basilique repose sur les fondements d'un temple d'Hercule dans lesquels on a creusé la crypte et sur ceux d'une halle aux blés, dont proviennent les colonnes de marbre placées contre le mur d'entrée. Adrien le"" agrandit l'église au vui' s.; plus tard, elle subit de nombreuses transformations et fut enfin très habilement restaurée de 1894 à 1899. Les plafonds en bois, imitations de ceux du moyen âge, reposent sur vingt colonnes antiques de provenance diverse. Le pavement en marbre, du xn<^ s., est un des plus beaux du genre à Rome. Le maître-autel se compose d'un bassin antique en granit; devant, sur le sol. se trouve une mosaïque de marbre, du viii"= s. Le campanile, qui est très beau, date du xii« s.
En face de l'église, à g. du pont de fer dit po7it Palatin (pi. D6), qui mène au Traustevère (p. 335), on remarque un petit temple rond très pittoresque, à vingt colonnes corinthiennes (il eu manque une au N.), auquel on donne à tort, dep. le xvi* s., le nom de temple de Vesta (v. p. 285). Un toit mesquin en bois y abrite la petite église S. Maria del Sole. — En amont du pont, on voit dans le fleuve la seule pile qui .subsiste de l'anc. pniis JEmilius, construit en 181 av. J.-C. et qui fut souvent endommagé par les inondations. II est resté dep. 1598 k l'état de ruine, ce qui lui a fait donner le nom de pont Rotto.
A dr. en face du pont s'élève un autre petit temple bien conservé, nommé depuis 880 Sfe- Marie -V Egyptienne (8. I\[aria Egiziaca; pi. D 6). A en juger par le style, il date de la fin de la République. Seules les colonnes du portique, aujourd'hui muré, étaient isolées, les autres sont des demi-colonnes décoratives. Le nom antique de ce temple est aussi incertain que celui du temple rond. — De l'autre côté de la rue transversale se trouve la pittoresque maison dite Casa di Rienzi (pi. D 6), bâtie au xi'' ou au xiii^ s. en briques et en fragments antiques; c'est la plus ancienne des constructions médiévales romaines encore existantes. Elle a été élevée, d'après l'inscription, par la famille noble des Crescentiiis ou Crescenzi.
Le loug du Tibre, sur le Lmigotevcre Pieileoni, passent les tramw. n»» 5, 19, 20 (p. 228-229). — Pour le théâtre de Marcellns, v. p. 271.
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