III. Quartiers du 8ud
il^peudant des thermes était entouré d'un mur d'enceinte avec portiques, stade, etc. formant un carré de 330 m. de côté. Les thermes proprement dits mesurent 220 m. delongueur sur 114 de largeur et contenaient 1600 sièges de bain en marbre et le nombre des baigneurs qu'ils pouvaient recevoir était encore plus considérable. Leur somp-
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tuosité était merveilleuse ; on y a trouvé une foule de statues, entre autres le Taureau Farnèse, l'Hercule et la Flore de Naples (p. 379- 380), des mosaïques (p. 304). Les murs énormes, bien que nus et sans le toit qui s'est efl'ondré, prouvent encore la perfection de l'édifictî. Sous l'Empire, le bain romain s'était élevé à la hauteur d'une opération très compliquée, dont les parties principales se succédaient comme suit: bain d'air tiède, dans la salle dite tepidaritim, pour les onctions et les massages: l)ain d'eau chaude ou bain de vapeur, dans l'étuve ou caldarium ; bain d'eau froide, dans le f)-igidarium ou la piscina. A la tin on se faisait oindre encore une fois, après une bonne fric^tiou. On ne peut douter de la destination des trois salles principales; mais la désignation des autres est très arbitraire. Il y avait encore des palestres ou salles pour la gymnastique, des lieux de réunion et de divertissement, des bibliothèques et des jardins. V. le plan ci-dessus.
On continue à suivre la via di Porta S. Sebastiano. A dr., les églises St-Né)-ée-et-St-Achillée (pi. F G 8) et St-Césaire (pi. G 8); devant cette dernière se dresse une colonne antique. De là part à g.
Tlierm.deOar. St-Clén. ROME. H^- H- 27. 301
l'autique voie Latine, dont la porte, sitm-e 5 min. i)lus loin, est fermée dep. 1808. Dans le voisinage de la porte, les vieilles églises St-Jean-devanl-la-Porte-Lntine et St-Jetm in Oleo.
Du côté g. de la via di Porta 8. Seba.stiano, n» 12, près d'un cyprès, se trouve le tombeau des Scipions (pi. G 8), retrouvé en 1780. Il contient des imitations des anciens sarcophages (p. 330) et ne vaut guère la peine d'être visité (d'oct. à juin, de 10 h. à 5 h.; il faut de la lumière, 25 c). Plus loin à l'E., dans la même vigne, est le columbaire des affranchis d'Octavie, femme de Néron; il a une bonne décoration, stuc et peintures. Il est visible d'oct. à juin (25 c). Il y a trois autres colombaires dans la vigne voisine (n" 13), entre antres celui des affranchis de Marcella la j., nièce d'Auguste ; il date de l'an 10 apr. J.-C. (sonner; 50 c. de pourb.). La plupart de ces sortes de tombeaux datent du premier siècle de l'Empire; leur disposition implique l'usage de la crémation des cadavres. On descend par un escalier. Les urnes cinéraires étaient placées dans des niches, sur lesquelles les noms des morts sont peints ou gravés. Le nom de colombaire vient de la ressemblance des niches avec celles d'un colombier (columbaria).
En deçà de la porte St-Sébastien s'élève le prétendu arc de Drusus, qui est plutôt de l'époque de Trajan. Il se compose de blocs de travertin en partie revêtus de marbre, et il a deux colonnes de marbre du côté de la porte. Caracalla y fit passer l'aqueduc qui alimentait ses thermes.
Les blocs de marbre de la porte St-Sébastien, jadis porte Appienne, semblent provenir d'éditices antiques. Cette porte, située à 25 min. de l'arc de Constantin, a des créneaux du moyen âge. — Pour la voie Appienne, en dehors de la ville, v. p. 343.