LatrazL
Tmmimt/S ëlectr. n°* 4, 8 et 16, v. p. 228.
Bu Colisée (pi. F 6; p. 288) partent plusieurs rues dans la direction du S.-E., entre autres la via Labicana, que suit le tramway, et la via S. di Giovanni in Laterano, qui mène directement au Latran. Au coin de la via di S. Clémente, deuxième rue transversale entre les deux premières, se trouve une des plus remarquables églises de Rome,
*St-Cléineiit (pi. G 6), qui a été construite en 1108 par Pascal II, sur une autre du iv« s. ensevelie après sa destruction par les Normands en 1084. Elle est décorée d'une partie des ornements de l'ancien édifice et, bien que plusieurs fois restaurée, a néanmoins consei-vé son caractère primitif et présente un bon tableau des dispositions et de l'économie architectoniques des vieilles basiUques chrétiennes. Elle est à trois nefs, sans transept; la nef centrale est surélevée et le chœur en est séparé par des clôtures surmontées des
302 III- R- 27. ROME. IH- Quart, du S.: Uifran.
deux ambons (p. xliii). Devant l'entrée principale est un atrium entouré d'une colonnade, avec portique extérieur (du côté de laviadi S. Clémente). L'église basse, déblayée à la suite des fouilles qu'on y a faites dep. 18G1, est la plus intéressante; on y a mis à jour des peintures murales des V-xi« s. — Entrée (de 9 h. ^j à midi et dep. 2 h. 72) V^^ ^"^ porte latérale, dans la via di S. Giovanni.
L'ÉGLISE HAUTE a dep. le xvii« s. un nouveau plafond. Les seize colonnes, qui séparent les trois nefs, sont antiques. Les clôtures du chœur et les ambons, sur lesquels se voit le monogramme de Jean VIII (872; sadresser au sacristain), proviennent de l'église basse. Le baldaquin, avec ses quatre colonnes en pavonazzetto, est du temps de Pascal II. — Dans l'abside, un ancien trône pontifical, restauré en 1108. Les mosaïques de cette abside sont du xii" s.: sur l'arc triomphal au milieu, le Christ à mi-corps, avec les symboles des évangélistes; à g., StPaul et St Laurent; au-dessous, Isaïe et, plus bas encore, la ville de Bethléem; à dr., St Pierre et St Clément; an-dessous, Jérémie et, plus bas, Jérusalem. A la voûte: Jésus eu croix, avec la Vierge et St Jean, au milieu de riches enroulements et, au-dessous, les treize agneaux. Au mur de l'abside , le Christ et les apôtres, restaui'és en partie par la peinture. — A la paroi de dr., deux tombeaux du xv« s. Dans la chapelle de dr., des fresques (1886) représentant des scènes de la vie de St Cyrille et St Méthode ; la chapelle voisine renferme une statue de St Jean-Baptiste, du xv» s. — A l'entrée du bas côté de g., la chapelle de la Passion, décorée de fresques fortement restaurées du xv« s., peintes probablement par Jiasaccio: derrière l'autel, le Crucifîment; au mur de g., l'Histoire de Ste Catherine. — Au bas côté de dr. se rattaclie la sacristie, où l'on a exposé des copies des fresques de l'église basse, ainsi que les plans des deux églises. Un escalier eu marbre descend à
l'ÉGLiSE BASSE, éclairée à l'électricité et dont la visite coûte 50 c; entrée gratuite dans l'après-midi du 31 janv., du !"■■ févr., des 22 et 23 nov. et du deuxième lundi de carême, à partir de 3 h. Elle étiiit primitivement beaucoup plus large que l'église liaute. Les piliers ajoutés lors des fouilles pour soutenir l'église haute, sont peints en blanc. Eu outre les parois de remplage ajoutées lors de la construction de l'église haute gênent la vue d'ensemble. A remarquer surtout parmi les fresques: dans le vestibule, près de l'escalier, une tête de femme avec auréole, du v^s.; plus loin, à g., sous la première arcade, le Christ bénissant à la manière grecque, et entouré d'auges et de saints (ix« s.). En outre, ici et dans les trois nefs, des scènes de la vie de St Clément (xi« s.X ainsi que de St Cyrille et de St Méthode, les deux apôtres des Slaves (ix''
ou xe s.).
Sons l'abside se trouvent les restes de construction du temps de l'Empire (II, sur le plan ci-contre); ce sont des espaces humides, qui mènent à un sanctuaire de Mithra (v. p. 427). Tout en bas, des murs du temps de la République (pi. I).
La via di S. Giovanni débouche sur la place St-Jean-de-Latran {piazza di S. Giovanni in Lateranu; pi. H 6), dont le centre est décoré d'un obélisque en granit rouge, provenant de Thèbes, dans la Haute-Egypte (xv<=s. av. J.-C). L'empereur Constance l'avait transporté au cirque Maxime à Eome, l'an 3û7 de notre ère. H a été placé ici en 1588. C'est le plus grand qui existe ; il mesure 32 m. de hauteur ou 47 m. avec le piédestal. A l'angle S.-O. de la place s'élève l'anc. baptistère, et à l'angle S.-E., la façade du transept de St-Jean-de- Latran; à l'E., le palais de Latran.
Le *baptistère de Latran (S. Giovanni in Fonte), cons-
s. CLEMENTE.
T . ^Jfc.^ S.Giovanni in Konic
'^ ■ ^ ' Baitistf »o
a Battiatero
b Orioario rfi y6iin:/lutl. '
C OrtOarw iUS.6io\- Artui/f.
i.Oratano disyrnarsit
A e Partico tti .*' VmtntMu
ObrliMco léiit'ruHintt'}
Ihgrrsiib ÎkI MiiKen
Musro liaterancnsc