‹ L'Italie du XVIe siècleChapitre 77 sur 227 · TITIEN ET FRÉDÉRIC II DE GONZAGUE · texte numérisé non relu

TITIEN ET FRÉDÉRIC II DE GONZAGUE

L'Arélin cherche visiblement à se faire honneur des relations qu'il s'est créées. « Je dirai encore, écrit-il au marquis, que vous gardiez en l'esprit la promesse faite à Titien en récompense de mon portrait, qu'en son nom je vous fis présenter. » Deux mois avant cette lettre, c'est Titien qui avait écrit à Frédéric II, en lui adressant, avec le portrait de l'Arétin, celui de Girolamo Adorno, l'ambassadeur de Charles-Quint, mort à Venise le 10 mars 1523 *. « Excellentissime Seigneur, disait Titien, sachant que Votre Excellence aime la peinture et combien haut elle l'apprécie, ainsi qu'il est aisé de voir par l'admirable Mess. Jules Romain; et parce que j'ai désiré toujours vous plaire ; étant venu céans Mess. P. Areiino, un saint Paul dans l'art de louer Votre Excellence, je l'ai peint, et, comme je sais que vous aimez pour son talent un pareil serviteur, je vous fais présent du portrait *. » Il y avait alors trois mois que l'Arétin était à Venise.

Le marquis s'était engage, envers l'Arétin et Titien , par une lettre qui exprimait tout son plaisir de recevoir un tel cadeau. « Le marquis Frédéric Gonzague à Pierre l'Arétin. — J'ai reçu les deux admirables tableaux de Tuciano {sic) que vous m'avez envoyés par votre serviteur, ils m'ont été très précieux en raison du désir que j'avais de posséder une

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