Vasari, VII
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RICHESSES d'art. 137
elle renferme bien épais, épais, comme tous ses pareils. Je solliciterai, braverai, forcerai, et j espère en finir. Entre temps, Titien et moi nous vous baisons les mains. » En cinq mois, TArétin avait fait son siège, trouvé sa voie, établi ses relations. Il pourra étendre ses affaires : il est du premier coup, celui qu'il restera jusqu'à la fin. Après cette lettre, il imprimait celle où, le précédent automne, il avait envoyé ouvertement à Cesare Fregoso les sonnets luxurieux, que d autres moins audacieux et moins forts auraient niés ou fait circuler sous le manteau.
Sébastien del Piombo n'était pas capricieux seulement au travail ; il fut attiré de nouveau par Rome, et il y retourna. Mais les grands Vénitiens restèrent, et TArétin se consola.
Le sac de Rome avait dispersé les œuvres d'art aussi bien que les artistes. L'Arétin avait entre les mains « une médaille d'or où les poinçons ciselèrent presque à plein relief la Cène du Christ avec tous les apôtres, œuvre de maître et de grand prix. N'allez point croire que l'œuvre fût unique en son genre. Elle fut commencée, avec mainte autre, pour l'ornement d'une chape du Pape; et la passion de Jésus- Christ était l'histoire qui se déroulait sur chacune dlelles ; le sac de Rome les dispersa de-ci de-là, comme moi-môme *. »
Ces trésors de l'art, qu'il savait apprécier à leur mérite, l'Arétin s'en servait comme de valeurs