‹ L'Italie du XVIe siècleChapitre 89 sur 227 · Burckhardt, Cultur, V' Aufl., p · texte numérisé non relu

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154 l'itaue du xvi« siècle.

Enfin, en 1357, une vengeance méditée, dont TArétin n'est pas Tauteur, mais qui porte son estampille et qui le met au premier rang, ce fut le Dialogo délia Pitiura, publié par Lodovico Dolce, ami familier du triumvirat. L'Arétin y joue le grand rôle, et Ton y raisonne, le titre môme en avertit, « du génie et des œuvres du divin Titien * ».

« Je raisonnerai, dit l'Arétin, dans ce Dialogue, en peintre cl non en philosophe. — Vous êtes, il me semble, Tun et l'autre, riposte obligeamment Fabrini, le gentilhomme qui est là pour renvoyer la balle. — Tant mieux, s'il en est ainsi *! » Peintre, il Test au moins par son acharnement à l'égard de l'adversaire, s'il ne l'est plus, depuis longtemps, d'une manière active. En outre de lourdes dissertalions sur l'antique, le prétentieux verbiage inhérent à ce genre d'opuscules se mêle, dans ce dialogue qui tourne au monologue, avec les traits de matamore ' ; mais le beau, c'est de voir l'auteur des Sonnets luxurieux revenir à ses attaques contre les nudités introduites par Michel-Ange dans sa fresque * ; jamais cause plus éternellement ridicule n'eut un plus digne champion.

Au reste, l'interlocuteur le redresse assez rudement. « Les yeux sains, Messire Pietro, ne se cor-

i. Dialogo délia piitura di M. Lod. Dolce, inlitolato rAretino, Venise, Giolilo di Ferrari, 1557, in-16 de 60 p.

2. Il y a une traduction française du Dialogue, Florence, 1735, in-8.

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