‹ L'Italie estelle La terre des morts?Chapitre 16 sur 38 · CHANSON DE SOMMA · texte numérisé non relu

CHANSON DE SOMMA

Je levai les yeux au ciel et je vis une étoile ;

En les baissant, j’en vis deux.

Dis donc, ta mère n’y est pas,

Descends, ma Ninette *, j’ai à te parler.

Au milieu de cette rue, il y a deux sœurs ;

Avec toutes deux je voudrais faire l’amour.

* Dis-donc, ta mère n'y est pas,

Descends, ma Ninette, j’ai à te parler.

1. Somma, petite ville des environs de Naples; beaucoup de chansons ont des titres analogues : Chanson d'Amalfi, de Sorr ente, etc., ou bien la Procidane, la P aler mitaine , comme chez nous la Marseillaise.

2. Nennella, petit nom d’amour ; je traduis par une assonnance.

LA POÉSIE POPULAIRE

Ah! si le ciel m’avait destiné une des deux Pour femme , pu au moins pour belle-sœur !

Dis donc, ta mère n’y est pas,

Descends, ma Ninette, j’ai à te parler.

Voilà qui est assez élégamment marivaudé; mais la grâce n’est pas la seule qualité des poètes populaires. Ils ont encore une sorte de fantaisie bizarre qu’ils doivent peutêtre aux anciennes incursions des Sarrasins. Ils aiment , d’ailleurs, follement les contes arabes.

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