‹ L'Italie (volume 4)Chapitre 9 sur 39 · SALERNE · texte numérisé non relu

SALERNE

Le petit village d!Atrani^ patrie de Masaniello, tout près d'Amalii, ofl're un monument très-curieux, ce sont les bas-reliefs en bronze des portes de l'église de San Salvatore , avec Tinscription de Tannée 1087, époque de la grandeur de la république d'Amalfi.

Ces portes , commandées par Pantaléone Viaretta pour le rachat de son âme, sont aujourd'hui des plus anciennes parmi les nombreuses portes en bronze de l'Italie.

Nous avions vu à peu près tout ce que cette plage offre d'intéressant ; nos marins nous conseillèrent de profiter du reste du jour pour nous rendre à Saleme, d'autant qu'il était à craindre que le lendemain la journée ne fût pas aussi belle. Appréciant le conseil, nous regagnâmes notre barque.

Saleme est au fond du golfe de ce nom. La ville est bâtie , partie dans la plaine et partie sur la montagne, d'où s'exhalent quelques vapeurs sulfureuses, qui^ jointes à celles des rizières , la rendent très-malsaine en été. Dans cette saison, les babitans un peu aisés se réfugient à Vietri , petite ville peu distante, où lair est excellent (PI. 35).

Les Romains s'emparèrent de Salerne, dans l'origine château fortifié des Picentins , et en firent un rempart contre ses premiers maîtres. Tite-Live nous apprend qu'elle devint colonie romaine , sept ans après la seconde guerre puuique. Elle ne tarda guères à devenir florissante ; cependant nous ne la vojons pas figurer dans l'histoire de cette république. En ioo5, quarante chevaliers normands la sauvèrent du pillage et de la destruction dont elle était menacée par les Sarrasins qui l'assiégeaient, et finirent par s'en emparer.

Elle a un quai superbe et six églises, non compris sa cathédrale consacrée à

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