‹ L'ItalieChapitre 18 sur 56 · DE LIVOURNE A NAPLES · texte numérisé non relu

DE LIVOURNE A NAPLES

ne et des Saints; elles coDlienoent I musiciens qui improTÎscDt des iDts , des religieuses qui font la !le, dcscapuônsquibéuisseDl notre ÎTÉe, ou bien des hommes qui , ir quelques pièces (le mouDaie , nous rent les fruits qui naissent dans les atre parties du monde. Toutes se ortent, se croisent et ne s'éloignent le lorsqu'elles rsont repoussées par les qui Tiennent nous chercher.

La barque nous conduit à terre et » V dépose en face du hurenu de la té. Un flot de peuple nous entoure ; BOUS eïaminede la tête aux pieds, une des objets de curiosité. " Lit

des étrangers, me dit Edouard , ise ce peuple, qui n'a d'autre B du bonheur que le plaisir. Voyez lomme nous regarder , adressez-

ime question, avant d'y répondre rons tendra la main, vous allez en MJure qu'il aima l'argent , et TOUS ez dans l'erreur; chez lui ce gotit st Di méthodique ni réBéchi ; c'est or le déi»enser aussi vite qu'il le çoit, avec même une sorte de noble ioérosité. <>

lîousnous liâtonsdc nous soustraire cette multitude bruyante, et nous erchons à nous préparer, par quelles heures de repos dont nous avons soin, aux jouissances du lendemain, est pour cela qu'après avoir terminé

les formalité qu'exigent et la poli les magistrats qui composent le bui<uiu de la santé, et qu'on appelle i cafc'alieri a les chevaliers «et, chargé de notre bagage sur le dos d'un^àccAmo, nous nous acheminons vers la douane oît nous devons les faire examiner.

Celte opération ne nous retient que peu de temps , et toujours escortés p.ir la foule, nous arrivons à notre hdtel, où un bon souper, cl surtout une bonne nuil,vontnou3 remettre des fatigues de la mer.

J'ai oublié de mentionner un fait qui caractérise les mœurs du paya d'une manière frappante i

Au signal du débarquement , je cherchais mon moine dans la foule des passagers qui encombrait le pont; je voulais lui faire mes adieux. Je le trouvai aux prises avec le cuisinier du navire, à qui il avait promis la buotia maiio d'usage. Celui-ci, sur la foi des traités, avait eu mille attentions pour lui . « Je t'ai promisquelque chose, lui répondait le moine; eh bien, je dirai deux messes à ton intention, ■ Chaque fois que l'autre insistait pour avoir de l'argent, le moine lui répétait %due messe, duc messe.» Pendant ce temps , les barques étaient arrivées, et le cuisinier n'obtint que cette promesse, et une bénédilion que le moine lui donna de loin.

STAPLES XT azs SnTTIBOirS.

Je me réveille, daDs une cbambre haute, aérée, où je res[)ire à l'aise. Le aoleil y donne tlÈs sou lever. Devant moi, en l'ace de mes l'enëtres, sur le largo del CasleJlo, s'élèvent majestueusement les tours du Cl]àteau-]Veuf> On les doit à Alphonse I". , qui les Ut ajouterau château construit par Charles d'Anjou, co 1383. Les fossés sont masqués par une rangée de maisons basses bâties sur la place. Un corps-dc- garde le termine, et rabat sur la strada Molo.

On nomme ce posle la grand' garde ; cent soldais d'infanterie, quatre officiers, et trente hommes de cavalerie y stationnent lousles jours, avec deux pièces de canon.

Le fort du Chdteau-Neuf mérite un examen particulier; je me contente aujourd'hui d'en admirer la vue, plus lard il aura ma visite. Avant d'aller m'enfermer dans ses murs , je veux voir Naples à l'intérieur, étudier ce dialecte si expressif, dont chaque mot peint une action, et pour cela il faut que je parcoure ces rues, que je me mêle un peu à ce peuple, et surtout que je tâche de saisir son langage et ses gestes, car je m'aperçois qu'ils sont pour lui une seconde langue.

Un froncement de sourcils, une façon d'aloDger le menton, de contraclcr les narines, composent une conversation animée. Ce sont des demandes ou des réponses claires et positives. Quand la parole vient s'y mêler, sa pantomime est si pressée, les doigts deviennent des auxiliaires si rapides, que le regard peut à peine les suivre. Je remarque un geste particulier qui veut dire non.

Il est assez gracieux , et se fait en passant plusieurs fois la main très-vite sou* le menlon ; c'est en prenant ainsi la ds' ture sur le fait que j'arrive au Mule. « Signor, una barca, una barca », me crie-t-on de toutes paris ; l'idée o'est pas mauvaise; hier j'ai admiré Naptes au soleil coucbiint, je veux aller contempler une seconde fois ce spectacle au sbicd levant. Je ne saurais trop multiplier mes jouissances ; d'ailleurs, hier, j'étais si distrait, tant d'objets attiraient mes regards I Aujourd'hui je suis plus calme, je recevrai mes imprcssionssass tumulte, uneàune, et jepourraimicux les savourer. Je saute dans l'esquif qu'on me propose, et je fais pousser au large.

A demi couché dans ma barque , je suis a la dérive le caprice des Ilots, tan* tôt mes regards viennent errer sur Naples, dont le bruit sourd vient mourir à mon oreille, tanlàt ils se portent sur les iles dont la rade est semée. Lea rochers sombres de Capri se prononcent fièrement sur l'azur .du ciel : leur coafîguration bizarre a quelque chose de farouche et de heurté qui m'étouue et me plaît.

■ C'est surtout de la mer , dit M. Lemonnier dans ses Souvenirs d'Italie, qu'il faut voir Kaples , car l'aspect extérieur de cette ville est encore plus singulier que l'intérieur m<7me : c'est vers le milieu du golfe que l'œil embrasse un ensemble d'objets dont on ne peut, du rivage, se figurer qu'imparfaitement l'efTet général. Quelle nature à la fois riante et pompeuse ! que de conlrastes frap-

NAPiES.

E, cl en mtma tempa que d'harmoiDs ce tablnu! Qui peut avoir m, senlicela, et dire tju'il n'a p.is goûté un instant d« bonheur ? Ali I c'cflt plus que do plaîlir que l'on éprouve à naTÎgucrlc niBlii] sur celta mer paisible qui liliDcdle des feux du soleil, à savourer la fralcbeur balsamique de l'air , à contempler ce ciel où flottent de légers nuages pourprés sur un fonJ d'un à bel azur, à s'emparer à la foi» de tous le« charmes d'une nature pririlé^^. Oui , c'est bien à tort que t'Italien ciagératcur a dit : f'eticrNapoU a poi morire ■ voir Naples et puis Edouard ■Doarir • disons, disons plutôt : Vedtsr terre , dis-je à mes bateliers ; et ils ma yapoii e pot viVe/«; o voir iSaples et ramènent au riv;ige. pniaTiTre^ ANaples,en eltet.rboranie La musique est surtout le Iriomphe ingrat que falignait aon existence, s'y des Napolitains. H semble c(ue, dans

Leur gloire est partout ; mats ici on croit voir leur génie éteint se rallumer et raii'onner d'un plus vif éclat, »

Toutes ces scnsatîona ai bien décrites , je les avais éprourcos. J'étais seul sur une terre élrangère, et cependant mon âme n'éprouvait pas cet abattement que devrait faire naître une situation sr^mblaMe. Oh ! je n'eusse pas été si calme dans les froides régions du nord, sous un ciel brumeux et environné d'une nature silencieuse!

Mais la journée s'écoule, j'oublie que j'ai donné un ren<)ez - vous & qu'il doit m'attendre. A

et V découvre des attraits

e pays- là, les cordes du tympan soient

il semble qu'il plus tendues, plus harmoniques, plus

rattache jiuqa'al<

reprenne des senlimens plus c-ilmes sonores, la nation est toute chantante;

•*ec l'air suave qu'il respire; malgré le geste, l'inllexion delà voix , la pro-

des espérances trop souvent déçues, sodie des syllabes, la conversation,

pKsqu'en dépit de lui-même , il res- tout y marque et respire l'harmonie;

Misit encore d'anciennes illusions qu'il aussi Aoples est-elle la source princi-

CRnait échappées pour toujours. Telle paledelamustque,Ia patrie des grands

cat la «alutaire influence du climat na- coiupositeurs et de nos meilleures opé-

I poUtaia; elle agit d'une manière indi- ras. L'on peut juger de ce goût national

ctUe sur nos sens , imprime une di- en les voyant afHuer le soir une heure

TcrsitHi favorable au cours de nos idées, a près le coucher du soleil, lorsque l'hor-

uNumodiSe à notre insu, et ce n'est loge du p:dais donne le signal de la

pas on médiocre bienfait de cette ad- retraite, et que l'élite des musiciens

■arable nature de nous réconcilier desdivers régimensdelagarde, sortant

»Tec notre propre cœur. du palais , se réunit sur la place, la

• Je suis au milieu du golfe. Bâte- parcourt deux fois depuis la rue de

Sers , détendez cette voile latine-, (ne Tolède jusqu'à la rue du Gigante,

TMu courbez plus sur vos rames ; puis, se fixant au centre , exécute des

laissez la barque voguer ii l'aventure; morceaux d'opéras nouveaux en face

A>onez au repos que vous aimez, les du balcon où souvent le roi vient

ioslans que je vais consacrer à la con- avec sa famille entendre cette déli-

templalion de l'horizon qui m'entoure, cîeuse harmonie. Le roulcmeut des

» J'embrasse allernalivcment et le tambours, qui par intervalle y mêle

promontoire de Minerve et le mont un son guerrier, corrige ce que pour-

Pausilippc ; d'une part le tombeau <Ie raît avoir de Irop efléminé cette raa-

Virjj-ileîdel'aulre le berceau duTasse! nièrette rappeler le soldat à la caserne.

wm

i4 L'ITALIE.

Une foule innombrahle escorte alors côtés; la cliair est placée an milieu, les rausicieus et se mêle à leurs évolu- et par sa forme Ionique et effilée, il lions. figure parfaitement le mandie d'un

Nous étioDS allés l'enlendre avec couteau; après lui la truffe Aaat b^a Edouard, i celte Leure où la brise coquille blancbeetcanneléeco travers;

avait . ralVaSclii l'atmospbèr éprouvions l'uo et l'autre uo surcroît de vie , un besoin de communiquer nos pensées qui se succédaient en foule avec une netteté difficile à concevoir pour qui n'a pas respiré l'air de IVaples.

Au bout d'une demi-beure nous quittions la place, et nous suivions la foule qui se diri^'cait vers Sainte- Lucie, portion tlu quai qui s'éteuJ à l'ouest au bout de la rue du Gi|2;aute, grande et belle rue que le roi JMurat fit élar^^ir aux dépens des casernes qui sont au-dessous. Je fus ébloui par la quantité de lumières et par la vue d'une foule immense que j'apercevais d'autant mieux, que j y arrivais par le haut du quai ; mon œit planait suc toute la longueur de Sle. -Lucie ; je

le v-ongolo dans ses deux valves rosées et ovales; la pateUa reale â l'écaillé

; jTcponge mariDejl'buUrerouge, i

ilionda- À

ndrait trop longU'

et tant d'autres dont I

Cet étalage est abrité du côté de U

r une toile où sont inscrits If nom et le numéro du propriétaire, à laquelle sont suspendues des lanWPî^ nés qui, parleurmuUiplicité,donDem J au quai un aspect d'illumination |M»-^ matiente.

Dans le vide que laissent entre elles ces baraques,' sont de petites tables sur lesquelles une femme place un fourneau de terre, et fait cuire des polypes. Cemolusquc, dont la cboi^-eat coriace, est un gr:uid régal pour le Napolitain.

'fous ces marchands bordent la mer;

crus à une fête, à une illumination, en face, et du côté des

Edouard me dit que tous les soirs c'était même luse et même aiUuence de lumières. Dans une étendue de trois cents pas environ , sont étalés sur de petites tables en bois toutes les sortes de coquillages appelés frutti di mare, en grande ahondauce sur cette plage.

L'étalage du vendeur de frutti M mare ( PI. 3Ç) ) , est une masse de bois carrée, s'ouvrant par derrière, dont le

assis sur trois rangées de chaises tout ce que Naples compte de fasbionable dans la bourgeoisie , car l'élégante . marquise vient aussi à Sainte-Lucie f 1 mais elle reste dans sa voilure. . j

Edouard avait donné rendez-vouâ«i une famille qui l'avait invité à soupe^l à Sainte-Lucie. « C'est une récréatici|^> , dont vous me saurez gré, me dit-^^^ car vous êtes de la partie ; j'ai dit que

dessus est en plan incliné , de façon à je passais la soirée avec un ami ; âme-

pouvoir étager tous ces jolis coquillages groupés avec art sur de petites corbeilles plates garnies de mousse.

Les huîtres du Fusaro dans des seaux remplis d'eau de mer sont sur le premier plan : vient ensuite le cano-

nez-Ic, m'a-t-on répondu, et c'est convenu. »

Notre ampbjtrion ne se fît pas attendre. II se nomme don Paolo Falanca; l'usage en Italie étant des'appe- 1er par son nom de baptême précédé

lichio, coquillage le plus estimé et du Don espagnol, je m'y conformerai, aussi le plus cher. Une enveloppe et je dirai Don Paolo. Don Paolo est mince,,inaisdure, le recouvre des deux un gros homme à figure réjouie qui

NAPLES

serrant les mains, 11 est éfonnant que legoi "t

n'ait pas pensé à embellir cl stniction é\i-pjiule cette fonl.iinc, qui est dans un trou infect. Si au lieu de ce cloaque où des hommes à demi-nus sont oWigés de se plonger, des robinets bien propres la faisaient couler dans les verres des buveurs-, si des tayaux de plomb, recevant celle qui tombe, et la portant à la mer, l'empécLaicul de former une marc soua les pieds des promeneors, avouons que tout n'en Hcrait que mieux.

Tout le quai de Ste.-Lucie est en f;énéral trop bas. L'on dit bien que Ferdinand I*'. avait eu l'intention de le rebauBser, mais qu'il rencontra la plus vive opposition de la part' des Chiaiesi, qui craignirent de voir détruire cette promenade : on y trofiTe plusiears morceaux d'arcbitectdre qui appellent l'attention ; d'abord, à l'extrémîté de la rue du Gigante et proche du palais , une fontaine , œuvre de Gosimo. A l'extrémité opposée et adossée aux murs de la caserne , une autre fontaine représentant le Sebetp, pac Charles Fansai^a, en i5go. Puis, audessous de la source d'eau sulfureuse , une troisième fontaine dont les deux bas-reliefs représentent , l'un Neptune et Amphitrite et des Tritons; l'autre une dispute de dieux marins au sujet de l'enlèvement d'une nymphe. Ce morceauremorquable est de Dominique Auria. Don Paoto m'engage à voir tout cela de jour; cette fontaine est au nombre des quatre qui fournissent la meilleure e.iudcla ville.

A Sainte-Lucie, comme à chaque coin de rue , est un restaurateur en plein air qui réalise la chanson du pays de Cocagne de BiJranger.

Sur des fourneaux portatifs sont des chaudières énormes où l'on fait cuire le macaroni daiie toute sa lon-

sdej-lemps ; d est avec sa femme ;ux niles, àqui on se dispensa résenter.

ni de suile un air familier : — tus ces dames ordonner le souus dit -il. e[ allons nous bai- Ce que nous acceptâmes avec Nous eûmes peine à trouver net, 3 cette heure 'oit les baiaffluent dans cette partie delà Quoiqu'il y ait des bains cobdans l'eau tout le long de la iox-ci sont préférés. On y est ment libre , un mur éleré vous it aux regards des promeneurs, ortir de l'eaui nous nous acbei versle souper, l'exercice avait nos estomacs. — ■ Faites comme «dit Don Paoto; en même temps ois prendre des mains d'une lie un grand verre rempli d'une ipide qu'il avale d'un seul trait, r, et siu-tout le goût de cette eau, Scbèrent d'en faire autant. Ceit, autour de moi , je voyais des es et des femmes en boire jus- I trois verres. J'en surpris même Ks-uns la savourant au point cmperde petits biscuits.

pris de Don Paolo, que deux sdeaux minérales contribuent à Tel il entretenir la foule dans ce er. L'une, d'eau ferrée, acqua a,vis-à-visleChdteau-de-l'OEufi : d'eau sulfureuse, acqua zoife- :elle-ci au bas de l'église de 5aHf a I tlellit Catoia. Cette dernière boisson favorite des Napolitains.

iCcacité est tellement constatée, s fait surmonter la répugnance on éprouve quand on la goûte la première fois. Des marchands ians en vendent dans de petites es de terre.

^eur. Cette pâte est la nourriture du Lazarone ; dès qu'il a gagné deux sous, il les dépense là, et ne songe à regagner la m^mfi.somme que lorsqu'il est pressé par la faim ; aucune idée de prévoyance ne vient ni l'animer ni rinquiéler* Si une heureuse aubaine ou la Providence lui fait gagner une somme plus forte , il la mangera en un jour ; je dis manger, carie Lazarone ne comprend pas d'autres besoins.

Ecoutes sa oonversaticm , vous n'y entendrez que les mots ; mangiare , bfiscare et denari^ « manger, gagner et argent. » Souvent de riches Anglais se dirigent vers cette partie de la ville , font arrêter leurs voitures en face d'un vendeur de macaroni, ils payent le con« teiiu d'une ou deux chaudières , et les font distribuer au peuple qui les mange avec les doigts, dont ils se servent avec une adresse particulière. Ces Anglais rient beaucoup de la complaisance des estomacs napolitains , qui ne refusent jamais rien. J'ai vu un Lazarone faire le pari de boire , sans perdre la raison, vingt bouteilles de vin dans une heure; au bout de huit minutes il en avait bu quatorze.

Les mêmes restaurateurs ont à coté dés chaudières , des viandes rôties , des fritures de poissons, et difierens autres mets. A voir sans cesse et en si grande abondalice tout œ qui peut satisfaire les besoins matériels , on serait teuté de croire que la vie de ce peuple se passe tout entière en festins.

Nous nous rapprochâmes enfin des dames qui nous attendaient. Des coquillages, des rougets , des fritures de poissons et de crevettes firent les frais du souper : auprès de nous , à d'autres tables , étaient des hommes et des femmes s'abandonnant à une grosse gaieté qu'animait le vin capiteux qu'ils buvaient à rasades»

. Tout à la Ibis j'avais sons le le repas du Lazarone, et je par le souper de luxe du bourgeois*

Ce qui jne parut cuneux , ce ne voir que deux ou trois ver une table de six couverts ; et ce parut plus extraordinaire enoor que la plus jolie des filles de doi voulut bien me permettre d< dans le sien i elle m'ollrit sans ras et sans hésiter la moitié de 1 son qu'elle y avait laissée. C usage que le temps a consacré < personnes de cette classe, qoi n' vent rien que de trè»-naturel moi , le souvenir de cette intimi une jeune et jolie fille me pr sommeil le reste de la nuit.

Je ne pus m'empécher d'en f Edouard , qui me dit que cet commençait un peu à se perdn pies , que déjà même il n'exist chez la noblesse ; mais qu'autre n*était pas rare que le m^mc servit à toute une famille; que mieux , on ne mettait jamais d\ la table , se contentant de faire c un grand verre omnibus , plein glacée, où buvait qui vbidait, existant encore dans les provinc

Notre souper s'était proloiij avant dans la nuit. Nous nous a nions vers nos demeures; sur] voir toujours même darté, mén mination, j'en fis tout hautlarem don Paolo m'apprit que c'était il votion des Napolitains qu'on laj

« Le culte de la Vierge est p« lièrement cher aux Italiens, me il semble s'allier de quelque mai ce qu'il y a de plus pur, de plu sible dans l'aflection pour les fei Rien de plus touchant que la foi i inspire. J'ai vu une malheweuM de fiimille, dénuée de tout« prot auprès des grands qufdle devai

NAP our oLlenir une pension , déplacelsurles^cnauxdc liiMn- ■Hendrc,3TecccHe foi exemple S, une rêpoDse fiivorable, prttres colrctîennent celte

; ils ont î

■ le

peu|i

.le

intqui triomphe <ïc tout. C'est

influence, mise L.ibi1ement en e Dous dcTons la sûreté des rues itiA nuit. Elles éuiient autrefois taLles coupe-î;ori:e.

vurs , sont t.ipissés de pein- Ossières, rcpréaenlant des ima- Madones et do saints; la poli- ISigina d'en tirer parti. Un des 9 de Ferdinand I"., le che- LCton, homme habile, fit coin- . son idée au père Rocco , qai, déjà de son vivant, avait itilalion de sainteté; celui-ci 0 le peuple que le meilleur ^'honorer la Madona et les liait de pincer devant chaque ne lampe brûlant jour elnuit.

^'aurait pu obtenir le gouver-

le plus desjiotc, sans faire ■ne émeute, l.i simple parole Httsion d'un nioine l'obtint, et

ïbt éclairée de cette seule maisqn'à l'arrivée des Français. A loque, le gouvernement nouinna des réverbères à la ville; Ds images n'en ont pas moins é leurs lampions. »

u depuis que, dans l'intérieur lambre à coucher, le Napolitain urs un tableau de la Vierge; objet de son culte, une lampe evant, et malheur à la femme igliçeant le soin de l'cnlrelenir, eraït s'éteindre! Dans certaines

le mari se porterait aux dcrcxtrémités, persuadé que cette nce «itralaerait les plus grands LTs- Qui ne reconnaît là le culte la, et MQ feu sacié? Souvent ce H.

Page 1