‹ L'ItalieChapitre 19 sur 56 · LES · texte numérisé non relu

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tableau est entouré de ri ne manque jias de fermer pour dérober à la jtladonu i^ lions dont le scandale l'offeLc

Ces images , léiruées de ;ui en génération , sont gardw>.j avec i plus grand soin; les proprié pour elles un attachement ttu»

à celui qu'avaient les anciens leurs pénates, ils les considéren nme des divinités dont la famille s.c promet la protection. Si une série d'événeraens malheureux arrive, ils en accusent leur impiété, mais jamais lesaintàla protection duquel ils sont voués.

A quelques coins de rue , il est des Madones dont Iclumin.tire est aux frais des plus riches propriétaires du quartier. Celles-là sont entourées de f^rillcs de fer, auxquelles sont appendus des ex foto et des otlrandcs de toute espèce. Les plus édiliantes sont celles faites par de jeunes femmes nouvellement mariées, à qui il est arrivé des malheurs. Elles viennent alors déposer Jeurs joyaux de noces, leurs boucles d'oreilles, leurs colliers; et c'est le plus grand sacrifice qu'une Napolitaine puisse faire , et la plus izrande preuve de foi qu'elle puisse donner , car l'orgueil est pour ce peuple un second péché originel.

Les jours de fête ils se ruinent pour acheter des feuilles d'or; ils revêtent la Madona depapier doré; l'Enfant Jésus qu'elle tient dans ses bras doit être également brillant ; tout enfin , excepté la perruque dont ils coi (lent la Vierge, doit être couvert de ce riche métal. U faut à ce peuple des spectacles de dévotion pour l'intéresser à la religion.

Aussi les orneraens des églises , les reposoirs, les autels que l'on construit dans la rue, la crèche que l'on fait à IVoël , sont d'une richesse, d'unesomp-. ' tuosité , que l'on nevoit point ailleurs;

i8 L'ITALIE.

Les préparatifs d'une fête de saint du- rentre dans l^onlrc , ppurr rent quelquefois plusieurs mois, et coûtent auUint que celles qui seraient données par de grandes villes dans des occasions solennelles. Les illuminations , les feux d artitlce , les processions, augmentent ces sortes de dépenses qui reviennent chaque année.

Non content de s'agenouiller devant ces Madones, j'ai vu des gens se prosterner la face en terre , et , balayant la poussière avec leur langue , prier avec une ferveur qui les absorbe entièrement, et ne leur permet pas devoir ce qui se passe autour d'eux (PI. 3o).

Un mois avant Noël, les Calabrais et les Abruzzais désertent en masse leurs monta^rnes , et viennent , avec leurs cornemuses, fêter les Madones de Naples. Leur costume est à la fois original et pittoresque. Une peau de mouton, à laquelle sont pratiquéesjdeux ouvertures pour les bras , les enveloppe en guise de cafetan ; un feutre pointu, noir ou gris, orné de rubans, couvre leur tête ; des rubans parent aussi leur eomemuse ou zampogna. C'est avec c instrument , dont le son monotone est relevé par une clarinette au diapason criard , que , s'arrêtant devant chaque image de la Vierge, ils jouent le môme air depuis des siècles. Moyennant une modique rétribution, les marchands s'abonnent avec eux, et font fêter l'image dont ils ont décoré le fond de leur boutique. Le nombre des lampes est doublé, on les approprie, et une fois par jour a lieu la sérénade. Quelquefois les musiciens montent dans les appartemens pour fêter la Madona du riche; alors cest un véritable concert; cinq ou six instrumens, des harpes , des violons , se joignent à une improvisation que la galanterie du cjjianteur fait à la maîtresse du logis. Le jour de Noël, à minuit, tout

aux orgies de la nàlale , dt^ièa poguan^ tous ]iûlrea ou fliikiVlt#i retournent dans leurs fMBille*::^^ le reste de Tannée avectes i6pài| de leur pieux pèlerinage.'' f^

Ainsi que les anciens 'Bon avaient des amulettes ^ le Nipolitft toujours sur lui des ^rapulairetL, • quels il attache des cspérancef fh lut. Le brigand même ne s'en «é| jami^is ^ c'est le rosaire À la nuiin ^ assassine.

Mais pour jouir d'un coup d'oeil t

ment imposant, il faut voir porte

viatique , et pour cela se troarer d

un endroit spacieux , ou une placer i

dans une rue étroite, iline fait

tant d'effet . Une bannière q uè'V

enavantlefaitréconnattrcàl'ott*

quele son aigu d'une clochettifl'él

à l'oreille. 11 est entonné d»:

en costume , et souvent d'oîlî

d'honneur. L'encens fdma-

cortége, et les fidèles, qiielel

duit sur ce chemin, croîttt

devoir d'un chrétien de le

foulé se grossit; au brait'

succède tout d'un roupie plui

1 encè.Les marcLinds dîeTÎ enii4

des milliers de spectateurs se jetîd

genoux , se frappent la poitrine et fi

le signe de la croix ; la garde prend

armes et bat aux champs tant que

cortège est en vue. Si c'est le soir, i

vingtaine d'hommes portent de chac

cuté des fagots entlamniés, auxqueli

joignent des lumières que l'on pi

sur chaque balcon; à l'instant mén

et comme par enchantement, la nuil

plus obscure se change en un beau jo

tous les étages sont éclairés» on t

dans la rue une quantité de fuséw

de serpenteaux qui pétillent et éelsÉ

près du cortège; la loanère.Mi

toujours, on dirait ^'éàm'WÊÊm't

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