DISTINCTION DES DEUX POUVOIRS
en dénaturait le caractère, mais aussi légitimes l'un que l'autre parce qu'ils correspondent à des intérêts et à des droits également respectables, sont destinés à se concilier dans une grande et haute synthèse ayant justement pour base ce principe de la distinction des pouvoirs qui donnera une égale satisfaction à la conscience de l'individu et aux droits de la société.
L'antagonisme, nous le répétons, n'est pas dans les deux termes du problème, mais dans les éléments étrangers que les préjugés et les passions politiques y ont introduits. L'idée de la papauté et de l'Empire r telle qu'elle a pesé sur l'Italie, bien loin d'être la vraie formule du principe de la distinction des pouvoirs, en était la négation au fond, tout en la supposant en apparence.Elle distinguait, au sommet de l'échelle sociale, la personne du pape et celle de l'Empereur; tandis qu'à chaque degré, sous prétexte d'alliance de la religion et de l'État, elle faisait un alliage adultère de la loi religieuse et de la loi civile, elle faisait intervenir le glaive matériel dans des régions qui doivent être l'asile inviolable de la conscience, et les foudres du prêtre dans un domaine où doivent régner sans partage les droits du citoyen. C'est ainsi que les deux termes devenaient inconciliables.
Telle est la cause qui rendait, en Italie, toutes les questions insolubles et toutes les révolutions stériles, et non point le principe de la distinction des pouvoirs. Ce principe, bien compris , au lieu d'entretenir l'il-