‹ L'Italie (volume 2)Chapitre 5 sur 184 · OBJET DE CET OUVRAGE · texte numérisé non relu

OBJET DE CET OUVRAGE

qui porte la divine semence va se poser à Rome. C'est de là que resplendira la lumière qui doit dissiper ces ténèbres.

Peu à peu, sous l'influence de l'Évangile, les barbares se civilisent ; en se choquant ils se mêlent, et puis se groupent en vertu d'affinités naturelles. Ce qui semblait devoir anéantir les vieilles races attachées au sol les retrempe et les régénère ; les hordes envahissantes leur ont apporté les éléments qui leur manquaient. Le croisement produit un sang nouveau, et la doctrine du Christ donne à ces sociétés renaissantes une sève vivifiante.

Sur tous les points de l'Europe, une force mystérieuse fait converger autour d'un centre encore mal défini les germes providentiels d'où sortiront de grands peuples. Un travail d'assimilation profond, persévérant, prépare ces formations nationales, à travers toutes les péripéties du drame de l'histoire.

Dans cette admirable unité de la civilisation chrétienne, se réalise cette variété non moins admirable de familles sociales, assises sur un fondement commun, la doctrine évangélique, mais diverses par la langue, les mœurs, les gouvernements et leur mission respective. Les frontières se dessinent; la période des invasions est close ; le droit des gens consacré, au nom de l'équilibre des États, ce nouveau partage de l'Europe.

En même temps, au sein de chaque groupe national, les barrières intérieures s'effacent. Au lieu de

Page 1