LES RÉVOLUTIONS ITALIENNES
n'est pas l'intervention du pape ou de l'empereur qui fait la nature du débat; le débat existe, abstraction faite de la part que vient y prendre chacune des puissances. C'est une question essentiellement sociale ou politique qui est à résoudre.
Dans la seconde période, au contraire, c'est la question même de la papauté et de l'empire qui est en cause; elle a surgi du fond même de tous les débats antérieurs On sent que toutes les autres questions sociales ou politiques sont subordonnées à celle-là. L'Italie sera dans une impasse, tant que le rôle légitime de l'autorité religieuse dans les sociétés modernes ne sera pas défini. A ce compte, la question du sacerdoce et de l'empire est devenue la question sociale à sa racine même.