‹ L'Italie (volume 2)Chapitre 79 sur 184 · LA BOURGEOISIE DANS LA COMMUNE · texte numérisé non relu

LA BOURGEOISIE DANS LA COMMUNE

5 la fois sur tout ce qui est, dans une réunion d'hommes., un principe d'activité, un moyen d'influence, un instrument de richesse, une faculté propre à grandir l'individu et à contribuer au bonheur de la communauté : travail, propriété du sol, capital mobilier, honorabilité traditionnelle du nom dans la famille, autorité des magistratures, etc. ; cette classe essentiellement compréhensive, qui, au lieu de se clore dans des limites jalouses, tend à les reculer indéfiniment, et qui tient par en bas une porte toujours ouverte pour élever jusqu'à elle et s'assimiler les travailleurs, et par eu haut une porte ouverte aux privilégiés des anciens régimes, qui viendront peu à peu déposer leurs préjugés et abdiquer leur vaine suprématie en échange des avantages de toute nature qu'offre Tordre nouveau ; cette classe enfin que nous désignons trèsimproprement par ce mol de bourgeoisie, faute d'un autre plus convenable, et qui est bien plutôt, au moins virtuellement, l'ensemble de toutes les forces vives de la cité, puisqu'elle est destinée, par le développement même du principe sur lequel elle s'appuie, à embrasser l'universalité des membres du corps social.

La formation de la bourgeoisie dans la commune chrétienne fut le premier hommage rendu au principe de l'égalité des hommes devant la souveraineté sociale. Quelque incomplet que fut d'abord le résultat obtenu, la révolution qui le produisit était capitale et décisive, et son action ne devait plus s'arrêter.

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