‹ L'ItalieChapitre 106 sur 196 · GAKAGTËHE DE LA DEUXIÈME PÉRIODE · texte numérisé non relu

GAKAGTËHE DE LA DEUXIÈME PÉRIODE

de la société civile et de la société religieuse, de résoudre la question suprême des droits du citoyen en face des pouvoirs religieux et des droits de Thomme en face de TÉtat. La vraie solution, comme toutes les vérités se tiennent, aurait dû aboutir à la satisfaction simultanée de toUs les intérêts légitimes; elle eût donné une patrie axix Italiens, en même temps que Tindépendance à l'Église et la liberté aux peuples.

Au lieu de cela, la question ayant été mal posée, tout a été sacrifié à la fois. Au nom de la fausse doctrine qui confond Tordre religieux et l'ordre politique, la nationalité italienne a été immolée, afin que la papauté pût se faire, au cœur de la Péninsule, un petit royaume temporel ; puis, pour prix de cette prétendue conquête, TÉglise a livré aux puissances de la terre Tesprit libéral et civilisateur du christianisme, sans profit pour la véritable indépendance du saintsiége.

Il faut le dire. Terreur n'a pas été le fait d*ùn parti ou d'une déviation accidentelle ; elle a été universelle, persévérante, chronique. Tous, papes, princes et peuples s'y sont trompés. Depuis le pacfte de Charlemagne jusqu'à la paix de Charles-Quihl, TItalie a vécu d'une illusion, Tidée du saint-empire. C'est sur cette base illusoire qu'elle recommençait chaque jour sans relâche et sans résultat possible son œuvre sociale et son œuvre nationale, jusqu'à ce qu'enfin, lasse de ses longues épreuves toujours stériles, elle s'affaissait sur

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