LE CLERGÉ RESPONSABLE
lut éternel, elle était ririsplratrice des gouvernements humains, en même même temps que Toracle des consciences. Mais, se souvenant du moins de Tesprit libérateur de rÉvangile, elle usa souvent de cette toutepuissance pour favoriser le mouvement démocratique chez les peuples soumis à sa haute tutelle.
Peu à peu le prestige qui avait rendu possible cette omnipotence du clergé s'évanouit; les gouvernements refoulèrent ses prétentions temporelles. Alors se produisit un fait étrange : le clergé n'ayant plus à présider directement et en maître aux destinées temporelles des peuples, leur jeta, en les abandonnant à eux-mêmes, une sorte d'anathème, comme si, à partir de ce jour, tout mouvement dût s'arrêter, tout progrès fût devenu impossible.
Ce qu'il y a de certain, c'est que le saint-siége, répudiant désormais ses traditions démocratiques, prit partout le parti des princes contre les peuples.
Oui, il faut le reconnaître, ce ne sont pas les peuples qui ont séparé leur cause de celle de la cour romaine ; c'est la cour romaine qui les a reniés. Partout elle les a sacrifiés à l'intérêt de sa domination temporelle. En Italie, elle a foulé aux pieds le droit national, sous prétexte de garantir son indépendance reli-