‹ L'ItalieChapitre 12 sur 196 · JEAN XXII · texte numérisé non relu

JEAN XXII

pontifical et saper la puissance des seigneurs. Selon la politique de ses devanciers, il motiva son intervention sur la douleur que lui causaient les troubles de l'Italie, ses luttes fratricides, et la tyrannie que faisaient subir aux peuples les chefs de la noblesse. La lettre mémorable qu'il écrivit à ce sujet serait un glorieux témoignage des bonnes intentions du pontife, si Tensemble de sa politique et de ses actes n'était un flagrant démenti à ses paroles.

Loin du théâtre où allait se jouer au profit du saintsiége un drame sanglant, peu lui importait de jeter dans la malheureuse Italie de nouveaux éléments de discorde, pourvu que la papauté recouvrât ses provinces. Pour atteindre ce but, il mit tout en œuvre : les trésors considérables de la cour d'Avignon, les intrigues de la diplomatie et les expéditions armées de ses légats transformés en hommes de guerre. Son premier soin fut de renouer avec le roi de Naples lalliance qui avait été rompue par son prédécesseur; il le nomma vicaire impérial et excommunia Matte^ Yisconti, qui persistait à garder ce titre. Il seconda le parti guelfe, accouru à la voix de Robert, à la défense de Gènes, que Matteo tint vainement assiégée pendant dix mois. Puis, jugeant les voies suffisamment préparées, il envoya son légat Bertrand du Poïet porter la guerre dans la Lombardie et dans les Romagnes.

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