L £ LÉGAT BERTRAND DU POÏET
Les chefs gibelins, malgré quelques avantages signalés remportés sur les troupes pontificales, ne purent arrêter les progrès du légal. Bertrand du Poïet s'empara d'une partie de la Lombardie ainsi que de Parme, Plaisance, Alexandrie, Tortone, Reggio. La maison des Viscottti, privée de son chef Matteo, qui avait fini par ployer sous les anathèmes du saint-siége et qui avait abdiqué son pouvoir entre les mains de son fils Galéas, perdait «un peu de sa force et de son prestige. Les autres chefs gibelins. Cane de la Scala, Castruccio Gastracaniy profitaient sans doute en autorité et en influence de Taffaiblissement des seigneurs de Milan ; mais ces rivalités diminuaient considérablement la force du parti gibelin.
Ils comprirent qu'ils ne pourraient lutter longtemps contre la persévérance du légat et les efforts réunis de tout le parti guelfe. Il était urgent de faire inter-^ venir la puissance impériale. Galéas surtout, qui rencontrait des entraves jusque dans la rivalité et le mauvais vouloir de ses propres frères, sentit le besoin de s'appuyer sur une force capable à la fois de mettre des bornes à l'ambition de ses alliés et de vaincre le parti guelfe. Il se hâta donc de faire alliance avec le roi des Romains, Louis de Bavière, qui disputait l'empire à Frédéric d'Autriche, et qui bientôt le partagea avec lui.
Les troupes de Tempereur arrivèrent à temps pour