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LES ITALIENS MAL PRÉPARÉS

se retira, Fâme de Tltalie se retrouva tout entière, et le monde ébloui la reconnut au rayonnement de sa splendide renaissance. Les papes dégénérés du seizième siècle, confondant désormais la chaire apostolique a\ec leur trône temporel, crurent ne pouvoir les sauver Tune et l'autre qu'en les abaissant au niveau des établissements politiques imposés par le vainqueur à ritalie, et en identifiant les intérêts de TÉglise universelle avec les misérables combinaisons des maîtres de UEurope.

Jusqu'à ce moment, la papauté, tout en ayant recours à l'intervention étrangère pour consolider TÉtat pontifical, avait nourri l'espoir de ménager à Tllalie une certaine indépendance, au moyen d'un équilibre habilement maintenu entre le nord et le midi de la Péninsule. Grâce à cet équilibre, les provinces ecclésiastiques auraient pu respirer à l'aise, et ainsi la papauté aurait eu tous les avantages des divisions de ritalie aussi bien que du protectorat des princes voisins, sans en avoir les inconvénients.

De toutes les chimères, celle-là était la plus insensée. Il devait arriver que l'une des puissances protectrices deviendrait prépondérante, et qu'elle pèserait de tout son poids sur l'Italie et sur le saint-siège. La

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